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Armas

armas « terre inculte » voir Herm

Adermar, azermar, aermar

A(z)ermar, adermar signifie « rendre désert, dévaster, négliger » voir  Herme

Erme

èrme « désert » voir herme

Herm, erm

Herm, erm « friche, lande, désert » vient  du latin tardif eremus emprunté au grec erèmos « friche, désert ».

Le mot (h)erme a existé en français jusqu’au XVIIIe siècle. Il a dû exister dans le Nord, parce qu’il y des noms de lieu comme Ermier, mais les atttestations viennent surtout de l’occitan et du franco-provençal. Ancien occitan comme adjectif erm « solitaire, mélancholique » et comme substantif erm « terre inculte, lande » , languedocien hèrme « désert ». Avec le suffixe dépréciatif : ermas, armas « terre inculte ». D’autres dérivés ermetat, ermetas ermitura toujours avec le sens « terre inculte ». Ancien occitan a(z)ermar, adermar signifie « rendre désert, dévaster, négliger ». Il y a dû y avoir des confusions entre les ermitages où habitaient les ermites et les ermitats « terre incultes » de sorte que des noms de lieu ont changé de sens. Dans le Dictionnaire topographique du Gard j’ai trouvé deux toponymes qui désignent probablement des « terres incultes » . Il mentionne aussi Les Armas et les Hermasonnes à Jonquières-St-Vincent.

et

Un visiteur me donne l’information suivante : « J’ai retrouvé dans plusieurs courriers de mon arrière grand-père le terme de harmas pour designer une terre inculte (avec un H, et non armas). Je suis natif de la commune de Beauvoisin (au sud de Nimes) et mes grands parents y étaient aussi. …Le terme d’Harmas, pour mon grand père , et mon père aussi, était plutôt dans un sens de terre négligée, et non pas inculte.
La graphie avec ou sans H- est au choix. Il n’y a pas d’Académie occitane ni de ministère de la culture occitane. Anglais hermit, Néerlandais hermiet « ermite ».

Il y a à Sérignan-du-Comtat ( Vaucluse) , L’Harmas de Jean-Henri Fabre, un musée avec jardin botanique consacré à l’entomologiste et à ses travaux.. (Wikipedia)

Erm existe aussi en catalan erm, espagnol yermo, italien ermo et basque eremu « désert ».

Hérault

Hérault « Hérault », nom de rivière. Le nom de l’Hérault se rattacherait à la grande famille des rivières en Ar comme l’Ariège, l’Aar suisse ou encore l’ancien nom de la Saône, Arar.

La première attestation de Arauris vient de Strabon d’Amasée (Géographie, IV, 1, 6 source p.40), au début du Ier siècle.  Quelqu’un, (j’ai oublié qui ?) propose comme étymologie que  « Arauris, dérive vraisemblablement de Ar-Av-Aris , ce qui est presque trois fois le même radical.  »

Comme toutes les rivières des Cévennes sont aurifères , je ne serai pas étonné si l’élément -auris vient du latin aurum « or ».  La signification du nom Hérault serait alors « La rivière d’or ». L’orpaillage est pratiqué dans beaucoup d’endroits;  c’est une très intéressante occupation d’été pour de nombreux touristes  et leurs enfants.

 

Eh bordure du Gardon

Nonante

Nonante cf. huitante

Huitante

Huitante « quatre-vingts ». Que c’est simple de dire huitante et nonante au lieu de faire des calculs : 4 x 20 + 10 = 90.
Dans le domaine galloroman, ce ne sont que les régions restées plus ou moins longtemps hors de l’influence du français, c’est-à-dire du patois de l’Ile de France, qui ont pu garder le latin octoginta, comme la Suisse,  la vallée d’Aoste, le Québec et dans le domaine occitan les Cévennes et l’Ardèche.  Dans  Séguier2, qui date du  début 18e s.!, j’ai trouvé à la p.5 au recto: huitante , nonante et même milant pour « 1 million ». L’abbé de Sauvages écrit : « iuétanta : quatre vingt & non huitante ».  Il nous reste milanta « un grand nombre » dans Alibert s.v. mil .
Le dictionnaire Panoccitan propose uech 8, ochanta 80 et nonanta 90.

Acampada

Acampada s.f. « ce qu’on ramasse en une seule fois, recueil ». Acampado « réunion » . (En Camargue par extension, ‘rassemblement des taureaux.’) est un dérivé d’acampar.

Acampar, v.tr.  « ramasser, cueillir », acamper en français régional (Lhubac), est un dérivé limité au provençal et au languedocien du latin ad+campus  « champ ». Provençal (s)acampa   « (se) réunir ».

Dans la Camargue c’est le « rassemblement de la manade dans les marais » et l’occasion d’une fête bien sûr.  Les gardians doivent cerner les taureaux qui sont éparpillés dans le marais et qui essaient d’échapper à leurs poursuivants. Conduite de la manade pour le tri. » (Lexique camarguais).

A Toulouse ce verbe a pris le sens contraire  « mettre en fuite »  à partir du sens  « mettre le bétail dans les champs ».

Le préfixe ad- rend les verbes transitifs ou ajoute au sens du radical, la notion d’approche ou de direction (Alibert, p.39).