Etymologie-occitane https://www.etymologie-occitane.fr Dictionnaire étymologique de l'Occitan Thu, 16 Sep 2021 14:57:32 +0000 fr-FR hourly 1 Truffoles ‘pommes de terre’ https://www.etymologie-occitane.fr/2021/09/truffoles-pommes-de-terre/ https://www.etymologie-occitane.fr/2021/09/truffoles-pommes-de-terre/#respond Thu, 16 Sep 2021 14:57:32 +0000 https://www.etymologie-occitane.fr/?p=17084 Un ami d’origine ardéchoise m’a écrit une petite histoire à propos des:

Truffoles, c’est comme ça que l’on appelait les pommes de terre surtout du côté de chez ma Maman en haute Ardèche (St Agrève…1040 mètres d’altitude où je suis né ! et où la burle souffle l’hiver). Dans la Vallée de l’Eyrieux, donc plus bas (la ferme de mes parents est à 450 mètres d’altitude) on faisait plutôt des rates dans les échamps situés à l’adret , abrités de la bise (vent du Nord froid que l’on appelle mistral ici !) pour les expédier (via un « groupeur-grossiste » qui les transportait vers les grands villes (Paris, Lyon) mais aussi des pommes de terre de conservation.


Truffoles« pomme de terre » n’est pas une AOC ou APC, mais  presque. Voicet r l’article

L’étymologie est le latin tuber « genre de rave » attesté en ancien provençal depuis le XIIe siècle  dans la forme trufa « espèce de champignon souterrain » (tuber cubarium).  Plus tard , du  XIIIe au  XVe siècle  trufa signifie aussi « moquerie, plaisanterie ». Voir FEW XIII,2 p.384

Olivier de Serres introduit la cartoufle en France en 1619 après un voyage en Suisse.   Vous trouverez la suite de cette grande révolution alimentaire dans l’article cité ci-dessus.

L’histoir de ratifle et cartoufle, allemand  Kartofflme  se trouve dans l’article Tartifles.

Etn’oublions pas la truffade du Cantal!

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gringo ‘Américain, étranger’ (esp.) et Panson https://www.etymologie-occitane.fr/2021/08/gringo-americain-etranger-esp-et-panson/ https://www.etymologie-occitane.fr/2021/08/gringo-americain-etranger-esp-et-panson/#comments Wed, 11 Aug 2021 17:25:31 +0000 https://www.etymologie-occitane.fr/?p=17079 Gringo « Américain, étranger qui parle mal l’espagnol »  est un mot espagnol, dont létymologie n’est pas sûr, mais j’ai trouvé une piste qui pourrait etre ex)loitée par quelqu’un qui qui aime chercher dans de vieux livres.

Voir la deuxième partie de mon article Panta intitutée Un petit chemin de travers.

L’idée m’est venue de l’article Pantaleon du FEW VII, p.565.

Une visiteuse bienveillante m’ a incité à  relire mon article:

Salut, Robert–
Il me semble que c’est Saint Jean Baptiste le patron de Genoa.
En tout cas, comment fais-tu le saut de Saint Grégoire au mot « gringo »? Je n’ai pas compris. Ça me hante!
Et bravo pour to web site sur l’étymologie occitane! J’apprends quelque chose à chaque fois que je l’explore!

et après ma réponse explicative, elle m’a donnée les informations suivantes;

Ceci pourrait t’aider: un livre écrit par Arturo Ortega Moran, Cápsulas de lengua: las palabras y sus historias, dans lequel il dit: greguería, que significa griteríaconfusa. Il y mentionne aussi le Universal Vocabulario en Latín y Romance, par Alonso (Alfonso) (de) Palencia, 1490.

 

Et peut-être via « archive.org » — Antroponimie ed omonimie nel campo della zoologia  popolare PDF, trouver le tome que tu cherches? 

Re PANTA-: dans le film du même nom, la jeune Frida crie « PANSÓN! » envers Diego Rivera… Aha!

Voici de qui elle parle:

 

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Bourrido https://www.etymologie-occitane.fr/2021/04/bourrido/ https://www.etymologie-occitane.fr/2021/04/bourrido/#respond Mon, 19 Apr 2021 17:53:22 +0000 https://www.etymologie-occitane.fr/?p=17049 Bourrido, -a un plat d’origine provençale tellement bon que Wikipedia y consacre un article.

L’origine du mot est d’après le FEW I, 619b  le verbe latin bullire « bouillir » influencé par le mot burra « laine », mais ce lien ne m’est pas clair.

(Extrait du FEW).

Cet article du FEW fait partie des articles à refaire.

Voir à ce propos le site le l’ATILF.   Le TLF  confirme l’étymologie de von Wartburg, tout en relevant le problème de phonétique historique du passage de -ll- à -rr-:

GASTR. Soupe provençale de poissons de mer, liée avec des jaunes d’œufs et de l’aïoli. La bourride de sardines fraîches (L. DAUDET, La Mésentente, 1911, p. 194); la bourride, lactescente et crémeuse (L. DAUDET, La Recherche du beau, 1932, p. 122).
Étymol. et Hist. 1735 (Le Cuisinier moderne, La Haye, t. 3, p. 29). Empr. au prov. bourride, bourrido, attesté au même sens fin XVIe s. dans PANSIER; issu de boulido « ce qu’on fait bouillir », part. passé substantivé de bouli (bouillir*), avec pour -rr- peut-être infl. des représentants du b. lat. (bourre*) (cf. bourri « grumeau qui se forme dans la bouillie », MISTRAL), le changement spontané de -ll- en -r- étant seulement caractéristique du gasc. et non de la région méditerranéenne (gasc. bourit, ide « bouilli, -e, cuit totalement »; bourit, -ide « bouillon, bouillonnement », PALAY).

En plus le forme bouligo   est très courante en occitan, dans la recette de l’ aigo boulido.

Première attestation de 1735 d’après Alain Rey, Dictionnaire historique de la langue frtançaise. Paris, 1993, qui s’est donné la peine de cherche la date de la citation de Mistral du poète  J.D.Gaut.

C’est Daudet qui l’utilise en premier dans un texte en français.

Bourride à la sétoise, avec la lotte.

Comme il n’y a pas beaucoup d’attestations anciennes de ce mot, je vous présente l’article de Mistral dans son Trésor:

bourrido et courre bourido chez Mistral.

 

 

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argelas et paliure https://www.etymologie-occitane.fr/2021/03/argelas-et-paliure/ https://www.etymologie-occitane.fr/2021/03/argelas-et-paliure/#comments Fri, 12 Mar 2021 13:19:11 +0000 http://www.etymologie-occitane.fr/?p=16044 Un de mes tout premiers articles pour  ce site date de 2005  et concerne le mot argelas  « genêt épineux ».

C’est grâce Michel Prodel, qui publie une série d’articles très intéressants et bien documentés sur les toponymes de la Corrèze, que je peux corriger mon erreur.

épine du ChristMichel Prodel, Les plantes épineuses dans la toponymie de la Corrèze écrit à la page 4 paragraphe 1.6 ars, arn « paliure ».  Les noms de la famille  ars, arn d’origine inconnue,  désignent des plantes épineuses …

En effet, le volume XXI du FEW qui contient les mots d’origine inconnue  l’article paliure comprend tous les mots  du type arn. (FEW XXI, 114)
Il y a une seule attestation de ars avec un -s, un -s final d’ailleurs, qui est défini comme un pluriel.

Par contre le FEW distingue bien le type arn de tous les autres qui peuvent provenir de la racine *arg- dont le type argelas (les attestations du type argelas sont à biffer dans laréunies dans le volume XXI,105b). Ils sont repris dans l’article *arg-  du volume XXV, voir l’extrait ci-dessous.

Description de paliure (Wikipedia):

Ce sont des arbustes ou petits arbres de 3 à 15 m de hauteur. Les tiges poussent en zig-zag, avec une feuille et deux stipules épineux à l’extérieur de chaque coude. Les feuilles sont caduques ou persistantes, ovales, de 2 à 10 cm de long et de 1 à 7 cm de large, d’un vert brillant, avec trois nervures visibles à la base, et un bord dentelé ou lisse. Le fruit est une noisette ligneuse au centre d’une aile circulaire de 1 à 3,5 cm diamètre.

Paliure=Detail_fruitpaliure détail fruit

 Dans l’article *arg- du FEW XXV se trouve la remarque (p.182b) : « Le matériel correspondant est à biffer ici 21,105b ».  Il s’agit des mots que voici:argelasXXI 105 vers XXVTraduction du texte : Les traces les plus anciennes de cette famille se trouvent dans les documents en latin médiéval; : Argilargueira toponyme de la région  nîmoise, datant d’environ 1180.

 Le catalan argelac « ajonc » et  aregelaga s.f. appartiennent à la même famille. Le fameux étymologiste Corominas a démontré que l’arabe al-gaulac a été emprunté aux langues romanes et non pas l’inverse.

Le petit Louis Argilas, un des personnages du dernier « Vargas » que je suis entrain de lire porte un nom de famille bien gardois. D’après Geneanet les Arjalas sont concentrés dans la région nîmoise.(https://geneafrance.com/?n=ARGELAS) 

L’étymologie de ce nom Arjalas n’est pas 100%  claire et son origine remonte à une époque très lointaine, mais son sens est évident.

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Tourdre ‘grive’ https://www.etymologie-occitane.fr/2021/03/tourdre-grive/ https://www.etymologie-occitane.fr/2021/03/tourdre-grive/#respond Thu, 04 Mar 2021 16:52:19 +0000 https://www.etymologie-occitane.fr/?p=16995 Tourdre (des vignes) « grive » vient du latin turdus « grive »ou pour être plus précis d’un dérivé diminutif *turdulus, turdula » qu’on retrouve en Ligurie et les Abruzzes italiennes.

Voici une image de l’académie du goût. C’est la tradition ! On les chasse et les mange. et s’il n’y en a plus , on tire sur les merles.

:

La première attestation en occitan tortre date du XVe siècle et vient de Montagnac. En occitan tourdre  est vivant spécialement dans le milieu des chasseurs.

Tourdre a été emprunté par quelques savants au XVIe siècle et des auteurs  français comme par exemple Stendhal. Ensuite il apparaît dans des dictionnaires de Trévoux, mais a disparu depuis.Curieusement il réapparaît dans le Trésor de la langue française TLF du XXe siècle.

L’abbé de Sauvages explique que certains Français l’utilisent par pédanterie, croyant parler latin.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

FEW XIII/2, 429 et commentauire p.430

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Baisse, beso ‘hotte’ https://www.etymologie-occitane.fr/2020/07/baisse-beso-hotte/ https://www.etymologie-occitane.fr/2020/07/baisse-beso-hotte/#respond Tue, 28 Jul 2020 16:41:58 +0000 https://www.etymologie-occitane.fr/?p=16915 Jean-Pierre, manduellois venu d’Ardèche, a continué ses recherches sur lo beso et lou coulassou  et il a trouvé un article sur la  beso qui est  utilisée en Saône-et-Loire. Un article très intéressant, avec une description et la manière de s’en servir. Le petit établi est typique pour cette région de plaine. En Ardèche on n’en a pas besoin. Voici une  copie:

appeléé « bachoule« 

La description et l’utilisation détaillée:

description et utilisation

Le mot baissa existe en provençal  et signifie « terrain basse » . Il est dérivé du verbe *bassiare « abaisser ». La petite étoile signifie que le mot n’est pas vraime,t attesté en latin classique mais le fait qu’on le trouve dans toutes les langues romanes, rend son origine latine, du latin parlé,très probable.

*bassiare « baisser, abaisser »  FEW I, 272

Le nom de la beso dans le dép. Saône et Loire bachoule vient du latin bascauda. Cliquez sur FEW 1,267

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Taoulié ‘banc en pierre’ https://www.etymologie-occitane.fr/2020/05/taoulie-banc-en-pierre/ https://www.etymologie-occitane.fr/2020/05/taoulie-banc-en-pierre/#respond Thu, 21 May 2020 15:04:58 +0000 https://www.etymologie-occitane.fr/?p=16872 Tâoulié « Banc en pierre coquillière en un seul bloc ou en trois parties que l’on pouvait voir sous les fenêtres des maisons du centre du village dont il en reste seulement quelques vestiges. Les soirs d‟été, on sortait une ou deux chaises et son propriétaire et les voisins échangeaient les nouvelles. Dans la journée, on y voyait aussi des gamattes avec du linge qui trempait, (La bugade). Avec la nouvelle urbanisation, ses villas, ses clôtures et la Télé, ce petit édifice de convivialité n‟est plus à la mode.

Il y en avait un dans ma rue à Manduel, mais il a été enlevé  parce qu’il gênait les automobiles à la sortie de l’école.

tâoulier

Étymologie  est le latin tabula « planche »FEW XIII,1 p.18

Pour L’abbé de Sauvages tâoulié est aussi un terme  de magnaguier « table » ou « tablette »  d’un atelier de vers-à-soie qu’on dresse avec des planches ou des claies. (Sauvages 1)

 

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Échamp ‘gradin cultivé’ https://www.etymologie-occitane.fr/2020/05/echamp-gradin-cultive/ https://www.etymologie-occitane.fr/2020/05/echamp-gradin-cultive/#respond Thu, 21 May 2020 13:59:41 +0000 https://www.etymologie-occitane.fr/?p=16855 Mon ami manduellois d’origine ardéchoise, utilisait le mot échamp pour désigner les gradins , appelés traversiers ou bancel dans le Gard et la Lozère. D’après le dictionnaire un  échamp   est une « bande de terrain comprise entre deux allées d’arbres ou de vignes ». Curieusement   n’est attesté qu’en dauphinois et  dans les dictionnaires français depuis le début de XXe siècle. En Ardèche  un échamp est un »gradin cultivé ».   Autrefois on y cultivait la vigne, mais de nos jours ces gradins sont repris par la nature.  Il m’a envoyé une photo d’un échamp actuel :

 

 

Ci-dessous Une vue d’ensemble impressionnant:

Mais ce n’est pas partout le cas. Il y a un toponyme  Échamp dans la vallée d’Eyrieux . De nos jours les paysans   produisent une espèce de pomme de terre; appelée les Échamps, ou le Belles d’Échamps,  appellation contrôlée je pense.

Ici pas de coulassou

L’étymologie  est la même que celle du  verbe escampar « verser, épancher » composé du latin ex-, campus, et -āre, attesté  en ancien occitan avec les sens « répandre, faire couler le vin, distribuer;  jaillir ». Le verbe est attesté avec des significations proches dans de nombreux parlers occitans. Voir le FEW II, 159.

 

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Coulassou ‘coussin d’épaules’ https://www.etymologie-occitane.fr/2020/05/coulassou-coussin-depaules/ https://www.etymologie-occitane.fr/2020/05/coulassou-coussin-depaules/#comments Tue, 12 May 2020 17:05:58 +0000 https://www.etymologie-occitane.fr/?p=16831 Coulassou « coussin que l’on met sur les épaules quand on porte quelque chose de lourd ». ( l’accent tonique est sur le -ou-: Voir la  graphie phonétique pour Ucel en Ardèche dans l’e xtrait FEW II,893 ci-dessous.

deux coulassous

conservés jusqu’à nos jours.

Jean-Pierre, un manduellois d’origine ardéchoise, m’a envoyé des photos d’outilsagricoles encore utilisés par son père et qui sont oubliés de nos jours. Il s’agit de lo beso  « la baisse »  en français régional sorte de « hotte  » pour transporter le fumier,  et du lou coulassou , qui était utilisés pour le transport du fumier à dos d’homme dans deux régions ardéchoises dont la vallée de l’Eyrieux.1

  

Lo beso portée avec lo coulassou

 

 

Jean-Pierre me donne en plus le mode d’emploi de la besse .Hélas on n’a pas de video.

Quand on remplissait la besse (de fumier par exemple) on la calait contre un mur (ce qui ne manquait pas dans ce pays où les échamps sont omniprésents). Une fois pleine,on se baissait pour passer la tête entre les deux bras et on se redressait pour la soulever. Et pour le déchargement, on se baissait pour poser la pointe de la flèche au sol et on basculait le haut vers l’avant. Le tout était ainsi projeté au sol.

Dans un article de Jean-François Blanc,Deux paysages en terrasses de l’Ardèche pages 405-406 dans : Revue de Géographie de Lyon. 1981/4 se trouve une description de la besso et du coulasso, symbole du tranzport par l’homme dans cette région;

En ce qui concerne les transports, ils se faisaient soit à dos d’homme, soit à dos de mulet. Pour les transports à dos d’homme on se servait de la hotte (lo besso) . C’est un panier qui a la forme d’un prisme triangulaire reposant sur l’arête longitudinale. Il est maintenu en avant sur les épaules par deux longs bâtons inclinés qui convergent vers le sol 26. Dans ce dispositif, une sorte de capuchon rembourré protège la nuque du porteur et ses épaules ; il s’agit du coulassou, tellement connu des gens des Boutières qu’il avait donné son nom à une publication locale. Ce coussin rembourré, maintenu sur les épaules par une courroie de cuir qui passe sur le front, avait de multiples usages. Utilisé seul,il protégeait le porteur pendant le transport des tonneaux de vin ou des sacs de pommes de terre. La besse et le coulassou symbolisent réellement le transport humain dans les Boutières et sur le Gras de Chomérac. Sur certains versants toutefois, on faisait appel aux équidés pour porter ces lourdes charges.

Dans le site www.atelierpatrimoine.parc-monts-ardecrdeche. j’ai trouvé une autre photo de coulassou avec la bande sur le froont du porteuhe. j’ai trouvé une autre photo de coulassou avec la bande sur le froont du porteur:

coulassou avec bande cuir

De nos jours les paysans d’Eyrieux  produisent une espèce de pomme de terre; appelée les Échamps, appellation contrôlée je pense.

Coulasou est un dérivé du latin collare « collier de chien » qui a abouti à colà en provençal et colar, coulard en languedocien. Extrait du FEW II,893

 

  1. Sur l’agriculture dans ces paysages en terrasses voir l’article Deux paysages en terrasses de l’Ardèche de Jean-François Blanc.
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ratabyou ‘bugrane’ https://www.etymologie-occitane.fr/2020/04/ratabyou-bugrane/ https://www.etymologie-occitane.fr/2020/04/ratabyou-bugrane/#respond Thu, 16 Apr 2020 16:04:12 +0000 http://www.etymologie-occitane.fr/?p=16756 Un visiteur m’a posé la question que voici:

Bonjour,

À Camaret-sur-Aigues j\'ai grandi dans un quartier appelé RATAVOUX. On retrouve ce nom à Volx et à Cucuron.
Auriez-vous une idée de l\'étymologie de ce nom ?
Merci par avance de votre réponse.
Cordialement

J’ai pu lui répondre qu’il s’agit probablement d’un essai de francisation de  tanca-buou  « arrête-bœufs » ou bugrane. Il n’y a pas d’attestations en ancien occitan. Il faudrait savoir de quelle époqie datent ces toponymes.

Ratabyóu  « bugrane » s’appelle tanca-buou dans beaucoup de parlers occitans, mais d’après les données du FEW XXV,313  le type français arrête-bœufs  y est également très répandu. Les deux formes  ratabyou et aratabyou  se retrouvent dans tout le domaine occitan.

Tanca-buou « arrête-bœuf ». Bugrane. Voir Wikipedia

s’appelle ainsi parce que leurs racines traçantes font obstacle à la charrue, d’après Wiktionnaire. D’après Wikipedia allemand, les épines peuvent blesser le bétail aux pieds . Qui a raison?? Wikipedia italien donne: I nomi comuni tipo Arrestabue o Stancabue è inteso in quanto le spine di questa pianta non sono gradite da questi animali. Un altra versione ci dice invece che a causa del suo voluminoso ceppo radicale i buoi sotto l’aratro non poco faticavano quando il campo ne era infestato.

Autres langues

Catalan estancar « étancher », espagnol estancar « retenir, étancher; monopoliser un commerce (estanca « bureau de tabac) et portugais estancar « arrêter, fermer ». Le catalan connaît aussi les formes sans es- : tancar « fermer », tanca, tancada « se dit d’une personne inaccessible » etc. En italien stanco signifie « fatigué », un développement sémantique de effet > cause. Le même sens a existé en ancien occitan estanc (XIIIe) et en ancien français estanchier « tomber de fatigue ». Anglais to staunch « arrêter l’écoulement du sang » (1300) et breton stancguaff idem, ont été empruntés au français.
Pour les toponymes qui font partie de cette famille de mots voir Pegorier, s.v. Estan- (Oc), et Stang, Stankell (Breton)

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