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Bouligoulo

Bouligoulo, boligoulo « agaricus eryngii », un genre de pleurote.¬† Je trouve par hasard¬† ce nom¬† dans le tome V du Dictionnaire des sciences naturelles¬† de 1817 :

bouligoulo autre

J’ai d√©j√† √©crit un article sur ce champignon: barigoulo.

Vous verrez qu’il faut se m√©fier des auteurs de dictionnaires. Le mot boligoule n’est pas « proven√ßal et languedocien, mais limit√© √† Aix en Provence, Et¬† l’√©tymologie bonis gulae¬† litt√©ralement a « bonne gueule » mais a aucun fondement.

Par contre il me semble que la recette  À la barigoule. Manière d’apprêter les artichauts en remplaçant le foin par une farce à base de champignons et d’oignons, et en les faisant cuire dans l’huile (TLF)  vaut **

Boulmière-bolmeria

Boulmi√®re « local du bain; cuves des tanneurs ».¬† Depuis plus d’un an mon amie ¬† La dormeuse¬† me poursuit pour conna√ģtre¬† le sens exact et l’√©tymologie de boulmi√®re.¬† Ci dessous un extrait de son blog:

Carte dress√©e en 1766, du ‚Äúmoulon du pont de Raillette jusqu‚Äôau ruisseau de Contirou et √† la rivi√®re de l‚ÄôHers jusqu‚Äôau grand pont sur la dite rivi√®re‚ÄĚ. En haut √† gauche le n¬į 1 en bordure d’un ruisseau¬† (!!), 1. Jacques Rivel, marchand tanneur : maison servant d‚Äôadoubairie √† tanner des cuirs7 avec un patu8 ou boulmi√®res9, jardin et breil √† Countirou

J’ai fait des recherches sans trouver la r√©ponse.¬† C’est elle qui l’a trouv√©e en fin de compte:

La source est l’article de J.-L. Abb√©, Paysage urbain et rural √† Limoux, d’apr√®s une source m√©connue: le terrier royal de 1316. Trouv√© par la Dormeuse¬† dans le Bulletin de la Soci√©t√© Scientifique de l’Aude, CIII (2003), 91-100.

cuve de tanneur

La suite de cette trouvaille est un magnifique article sur les boulmières,  avec de très nombreuses images dans  la Dormeuse blogue 3.

Il y a encore beaucoup de travail à faire pour les philologues et linguistes occitanistes. Voir à ce propos  J.-P. Chambon, Développement et problèmes actuels des études occitanes.

Dans les articles du FEW¬† balneare, balnearia, balneator, balneolum, balneum ,¬† il n’y a aucun mot en rapport avec la tannerie1.

Pourtant il y a une petite phrase dans l’article balnearia¬† du FEW qui va dans la direction¬† que nous cherchons √† savoir le sens « cuve ».¬†¬† En occitan est attest√© bagniero¬† « lieu o√Ļ l’on se baigne; bains d’eau thermale », √©galement dans les toponymes Bagni√®res. L’auteur se demande si le r√©toroman2 bagn√®ra¬†¬† « cuve pour le linge; grande cuve » viennent directement de balnearia¬† ou qu’il s’agit de cr√©ations √† partir du verbe balneare « baigner ».

Le plus int√©ressant est le fait que d’apr√®s les donn√©es de l’ALF, presque partout dans le Sud-Est¬† « mouiller, tremper » est traduit par¬† le verbe banhar ¬† du latin ¬† balneare . Ci-dessous la carte tir√©e du livre¬† Lectures de l’ALF par Guylaine Brun-Trigaud3

L’emploi de balneare¬† > banhar pour¬† « mettre les peaux dans des cuves » par les tanneurs¬† a logiquement entra√ģn√© le sens de balnearia > boulmi√®re > « cuve pour les peaux ».

Les attestations de¬† Limoux (Aude) de 1316 ne sont certainement pas les plus anciennes, mais nous n’avons pas mieux pour le moment.

Le nom de lieu¬† Bagni√®res¬† est attest√© pour la premi√®re fois en 1258 :¬† Decimarium Beate Marie de Banheriis. (par l’abb√© Sabarth√®s).

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Notes
  1. Il faut dire que le premier vol. du FEW date de 1922-1928 et la lettre A a √©t√© enti√®rement refaite √† partir des ann√©es ’70 (3 volumes maintenant), mais la lettre B est rest√©e la parent pauvre.¬†¬† A part les mots d’origine germanique ou autre¬† 13 nouvelles r√©dactions ont vu le jour et il y a encore une quarantaine en pr√©paration, dont balneare. Je pense que le d√©riv√© balnearia « bains, salle de bains » y sera inclus
  2. parlé en Suisse
  3. cf. Sources et liens s.v. ALF

Bounitou et sardina

Français bonite est le nom vernaculaire donné à plusieurs espèces de poissons, cousins des thons, et appartenant à la famille des Scombridae.

Les gourmets consid√®rent la bonite comme le meilleur de tous les thonid√©s, sup√©rieur au thon et √† tous les autres, d’ailleurs le terme d√©rive de l’italien bonito qui lui-m√™me d√©riverait du latin bonus qui signifie ¬ę¬†bon¬†¬Ľ. Il est parvenu aux fran√ßais via le sud est de la France, du Languedoc-Roussillon o√Ļ on l’appelle Bounitou, de la Provence, Bounicou, Boussicou ou Palamida. (Wikipedia).

Pour le TLF l‘origine est espagnole, qui l’a pr√™t√© par une lettre √† l’italien, qui l’a fait passer au languedocien pour enfin arriver en fran√ßais.

Pour dire la v√©rit√© ce genre de « recherches » √©tymologiques ne m’int√©resse pas du tout. L’auteur de l’article du TLF non plus; il donne comme √©tymon latin bonnus qui n’existe pas.¬† D’ailleurs, je ne suis pas convaincu. Pour que des Italiens 1¬† ou des Languedociens appellent le meilleur de tous les thonid√©s¬† bounitou, ils n’attendent pas le XVIe si√®cle et la parole des Espagnols.

bounito ou palamys sarda

Sardina du latin sardina « clupea sardina » est un d√©riv√© de sarda un emprunt au grec sarda « sorte de thon p√™ch√© autour de Sardaigne ».

En ancien occitan sarda est le nom d’un « poisson du genre scombre, sardine, clupea pilchardus » (1153-15e s.), pass√© en fran√ßais au XIIIe s.¬† TLF : Poisson de la famille des Scombrid√©s appel√© aussi bonite ou p√©lamide.

 

Notes
  1. D’apr√®s le LEI , Bd.¬†6,¬†Sp.¬†1047, les attestations de bounitou viennent surtout de la Ligurie, qui voisine avec la Provence; l’italien pr√©sente la forme¬† bonita

bourdoulaigo ‘pourpier’

Bourdoulaigo ‘pourpier’ vient du latin pŇŹrtŇ≠lńĀca « pourpier ». L’abb√© de Sauvages le nomme pourtoulaigo¬† et il y a quelques autres attestations de cette forme en languedocien depuis 1549,chez Solerius1 :

portulacaSolerius

mais ailleurs en occitan ce sont des formes avec sonorisation de l’initiale bourtoulaigo, bourdoulaigo qui dominent2. Cette forme se retrouve en catalan berdolaga, espagnol verdolaga et portugais beldroega.
Des formes italiennes et allemandes se trouvent dans le commentaire du FEW IX,226-227

Dans le Nord du domaine galloroman¬† c’est porcelaine et pourpier qui dominent.

bourdoulaigo

bourdoulaigo comestible

Voir RollandFlore vol.VI,p.55-56 pour plus de noms.¬† J’en pr√©l√®ve le pes pulli litt√©ralement « pied de poule » qu’on trouve dans des textes en latin m√©di√©val et qui est conserv√© en ancien fran√ßais poulpied, poullepied devenu pourpier en fran√ßais moderne. Dans des cas pareils on ne peut savoir si le texte latin est une simple traduction du fran√ßais ou l’inverse.

Notes
  1. Cf. mon article barigoulo à propose de cet auteur provençal
  2. L’abb√© ajoute que le pourpier sauvage est astringeant & raffraichissant; on le met infuser dans les bouillons pour les pertes & pour les inflammations d’entrailles

Bourre

Bourre « brun, couleur fauve », en languedocien bour√©, bour√©lo « brun » et l’adjectif de l’Aveyron bourr√®l « qui a des taches sur le museau » viennent du latin burrus « roux ». (Il y a peut-√™tre un lien avec burra « laine » > boura « laine » en occitan.) A partir de cet adjectif on a form√© des d√©riv√©s :

¬†¬†¬†¬†Borret, bouret « (jeune) taureau » , languedocien bour√©ta « g√©nisse », bourretaillo « troupe de taureaux », etc. Ensuite le mot a √©t√© utlis√© pour d’autres animaux, qui avaient des poils roux ou bruns, comme le

¬†¬†¬†¬†Borrec, borrega « agneau, brebis », prononc√© bourek (voir Thesoc agneau) dans l’Ari√®ge; les ¬®Pyr.Atl. et les HtesPyr. et dans quelques endroits de l’Ard√®che m√™me √† des « fourmis » bourola; je pense qu’il s’agit de fourmis rousses. D’apr√®s Mistral on appelle une « petite b√©cassine » une bouriolo, un mot que Littr√© a repris dans son dictionnaire bouriole.

              

Bouscarlo ‘fauvette’

Bouscarlo ‘fauvette’ . Etymologie : d√©riv√© de *bosc « bois ».¬† Mot form√© dans le domaine franco-proven√ßal et occitan. Nombreuses formes dans¬† FEW XV/1, 200 ¬† Dans¬† le¬† commentaire p.208 l’auteur explique :¬† Le point de d√©part est manifestement un type *boscarula. Le suffixe a ensuite √©t√© remplac√© par -arde.¬† En occitan quelqques autres suffixes.¬† Egalement en catalan ¬†boscarla, boscaler, bosquata.¬†¬† Bolleti de dialectologia catalana 1922, p.62

Bouscarla FEW15_1_208

Bout

Bout « tonneau; outre » est occitan et vient du latin populaire buttis ¬ę sorte de vase (contenant des √©l√©ments liquides ou¬† solides ¬Ľ, (lui-m√™me sans doute emprunt√©. au grec bouttis ¬ę r√©cipient en forme de c√īne tronqu√© ¬Ľ), largement attest√© en latin m√©di√©val au sens de ¬ę tonneau ¬Ľ ou de ¬ę outre ¬Ľ. (TLF s.v. bouteille).¬† Alibert a m√©lang√© les deux familles buttis et butticula dans son article bota.

La langue d’o√Įl ne conna√ģt que le d√©riv√© butticula « bouteille ».

Sur l’image de l’outre ci-dessus vous voyez qu’elle se termine par un gros tuyau. Cette partie de l’outre est dominante dans le sens du mot botte « tuyau de cuir » du parler de l’Aunis (Charente) et dans botiero « grosse corde qui entoure la charge d’un mulet ». A partir de la forme de l’outre on est arriv√© au sens bouto « vessie » dans le Lauragais et le Tarn et √† boutiola « ampoule sur la peau » dans l’Aude et l’Aveyron.¬† Bot, boute,bouto « outre » est conserv√© dans de nombreux parlers occitans. Il y a m√™me le verbe bouta « √©corcher un bouc pour faire une outre ».

Le sens « tonneau » se retrouve en italien botta, anglais butt « un grand tonneau ».

Je pense que le sens¬† « outre en peau  » est le plus ancien, parce que tout en faisant des vases en terre cuite, les Grecs par exemple ont gard√© la forme de l’outre. La bota de vino espagnole¬† ressemble beaucoup √† l’ askos¬† grec.

askos bota de vino

L’askos est un vase √† verser √† fond plat d’une taille de 8 √† 20 centim√®tres de hauteur. Sa forme, qui comporte plusieurs variantes, rappelle g√©n√©ralement celle d’une outre en peau. La plus courante pr√©sente un corps gonfl√©, l√©g√®rement √©cras√© sur les c√īt√©s, et une embouchure d√©centr√©e. Une autre vari√©t√© a un corps annulaire sur lequel est implant√© un col, parfois figuratif et souvent zoomorphe. . Je pense que le sens « outre en peau  » est le plus ancien, parce que tout en faisant des vases en terre cuite, les Grecs ont gard√© la forme de l’outre

Bouto « outre en peau √† porter du vin¬† √† dos de mulet » L’abb√© de Sauvages note que ce mot est limit√© √† quelques cantons (lesquels?? contactez-moi s.v.p. si vous le savez)¬† et qu’il s’agit d’une « outre en peau de bouc« .

Compos√©s avec les repr√©sentants de inflare « gonfler » : botenfla(t) « vessie, pustules, bulle » etc.

Une recette espagnole La butifarra con judias y el vino de la bota, o√Ļ les deux mots butifarra « sorte de boudin » et bota « outre » ont la m√™me origine. Catalan bot. On ne sait si boutifarro est une simple variante phon√©tique de boutiflau ou si -farro a une autre origine.

butifarra

Mistral.

Voir aussi l’article¬† boudego¬† « cornemuse ».

Boutels

Boutels :
Grappillons : À la glorieuse époque de la vigne, hélas révolue, après les vendanges
c‟était le Maire du village qui fixait la date d‟autorisation du grappillage. Pouvait aussi
désigner des mollets .(La chanson en patois de Marion disait (méi boutels fasien tiba méi guêtra)s Marsillargues .

Bouteiller :
Grappiller : Les familles se transformaient en ‚ÄúBouteilla√Įres‚Äú pour faire leur provision
de vin ou leur cartagène en allant ramasser ces boutels. (Grappillons )

Bouteillier est aussi un nom de famille.

Etymologie : du latin buttń≠cula « sorte de vase ». Les grapillons ont la forme d’une bouteille. Voir FEW I, 661 et commentaire

bouye, boier ‘escargot’

bouy√© « escargot » . Raymond Jour utilise ce mot dans¬† Culture de la Vigne en Languedoc. Voir le lexique1, Je le retrouv√© chez Mistral :
bouieMistral

et avec plus de peine chez Alibert qui l’√©crit boier comme en occitan m√©di√©val.

Le premier sens du mot est « bouvier » ce qui nous fournit en m√™me temps l’√©tymologie , latin bos, bovis + -arius.

Il y a pas mal de Boyer:

Boyer_Famille

J’avais seulement un petit probl√®me avec l’√©volution s√©mantique : bouvier > escargot, mais Mistral l’explique « parce qu’il trace un sillon de bave ».

Qui dit mieux ?

Notes
  1. Montagnac dans la page Sources, liens

braietos ‘primev√®re; narcisse’

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Braietos, bra√Įettes en fran√ßais r√©g.¬† ‘primev√®re », √† Valleraugue (Gard) « narcisse des pr√©s ». L’√©tymologie est le celte braca  » pantalon ».¬† Cette formulation est¬† un bon exemple d’une √©tymologie de dictionnaire qui nous apprend rien.¬† Par contre¬† lhistoire de ce mot qui nous vient de loin, nous renseigne entre autres sur l’√©volution de l’habillement, bref¬† de la Mode. (FEW I,482)

Les Romains n’ont jamais eu l’id√©e de couvrir les jambes avec du tissu, √† Rome il faisait trop chaud pour cela. En conqu√©rant la Gaule, o√Ļ r√©gnait un autre climat, les centurions, jambes nues, voyaient les Ast√©rix et Ob√©lix avec des bracae¬† qui couvraient les jambes jusqu’aux chevilles. Malins,¬† ces Gaulois!

 

                                             centurions   guerrier celte

Les centurions¬† les ont certainement vite adopt√©es, en dehors des combats bien s√Ľr, et parfois ils¬† les portaient quand ils revenaient de la Gaule passer leur permission. ¬† A Rome c’√©tait consid√©r√©¬† barbare et ridicule. Au¬† premier si√®cle on les montrait encore du doigt, mais on n’osait¬† quand-m√™me pas trop se moquer de ces soldats. Deux si√®cles plus tard tout le monde portait des bracae.

C’est comparable √† l’histoire du jean en denim.

La Mode¬† s’en est occup√©e et le pantalon gaulois, tr√®s long, a √©t√© de plus en plus raccourci.¬†¬†¬† Au temps des M√©rovingiens on portait un genre de « short’ qui couvrait les cuisses qu’on appelait chausses:

v√™tements m√©rovingiensEnsuite au cours du Moyen √āge les chausses ‘s’allongent et couvrent les braies, qui changent de « classe sociale » et deviennent¬† « cale√ßon, culotte, pantalon de travail, langes », bref,¬† un v√™tement qu’on ne montre pas ou peu.

Avant que les braies disparaissent de la vue et de la rue, on a compar√© la fleur de la primev√®re¬† √† la jambe d’une braie :

Primula_veris0_clean     chausses longues

D√©j√† au Xe si√®cle nom coculobraca se trouve dans une liste de plantes en latin, une combinaison de cŇ≠cŇęlus + bracae, litt√©ralement « braies de coucou » ou « braies de niais ». S’agit-il d’un souvenir que la braie n’√©tait pas « classe »? En occitan braguet signifie aussi « canon de culotte.

Par abr√©viation braies de coucou ou coucu devient braies, braiettes, ou bien¬† couc√ľt, coouguioulo etc1 un peu partout en France.¬† D’apr√®s le Thesoc le type coucu est le plus r√©pandu.

La primev√®re et la narcisse des pr√©s ont deux traits en commun : elles fleurissent au printemps et elles sont jaunes. Cela suffit pour un transfert¬† du nom.¬† Par exemple √†¬† Saint-Andr√© de Valborgne, comme dans l’Aveyron et ailleurs (voir FEW II, 1454b) couc√ľt d√©signe aussi la « narcisse des pr√©s ». A Valleraugue c’est l’inverse¬† ce sont des¬† braiettes.¬†

Dans plusieurs parlers du Nord et dans les Ardennes le coucou/cocu a √©t√© remplac√© par le chat : braille de chat √† Maubeuge Ailleurs braies a √©t√© remplac√© par chausses; toujours dans l’Aveyron la primev√®re est aussi appel√©e calsos de couc√ľt. 2

PS. Le Thesoc  fournit  4 autres noms pour la narcisse des prés: coutèlo , courbadona, barbeluda et aneda.

bra√Įettes

Notes
  1. Latin cŇ≠cŇęlus¬†« coucou » devient r√©guli√®rement cocu,¬† forme qui en fran√ßais s’est maintenue jusqu’au XVIe si√®cle et de nos jours¬† dans l’occitan de l’Aveyron o√Ļ¬† la primev√®re s’appelle couc√ľt¬† ou bragos de couc√ľt (FEW II,1454).¬† En languedocien existe aussi le d√©riv√© coouguioulo « primev√®re »(FEW II, 1453).
  2. Dénomination qui est passé au flamand voisin kattekous.