cat-right

grola, groule ‘savate’

Grola groula, groulo « savate, pantoufle, souillon » . L’√©tymologie est une racine *grolla non attest√©e. (Alibert donne comme √©tymologie latin grullus « bateau » que je n’ai pas retrouv√©).

Des Groules détournées:

groules_Tcheques

Le type grola se trouve dans les d√©partements ARDECHE, AVEYRON, GARD, HERAULT, LOZERE. d’apr√®s le Thesoc, et le type grolha, groulha¬† dans les d√©partements AUDE, HERAULT, PYRENEES ORIENTALES. Mais ces donn√©es sont tr√®s incompl√®tes. Le type grolla se trouve dans tous les parlers occitans et franco-proven√ßaux, ainsi que dans les r√©gions voisines, dans les parlers de l’Ouest, en normand et en pi√©montais groula « ciabatta ».¬† Il est¬† vivant dans le fran√ßais r√©gional du Gard groule, attest√© ce matin chez une amie. Lhubac mentionne¬† groulle¬† pour Gignac avec le double -ll- bien prononc√©.

Le verbe d√©riv√© grolassier signifie « trainer des pieds, marcher lentement », ou √† St-Etienne « s’arr√™ter dans les cabarets, se d√©baucher ». Une groulassou¬† est¬† une « traineuse de savates » √† Castres. Le grouli√© le « savetier » en Aveyron et ailleurs.

D’apr√®s Alibert grola est aussi le nom d’une plante le « caucalide √† feuilles menues », mais je n’ai rien trouv√©1

Orlaya-grandiflora-Bridesmaid-agratéou, grapoun, grampoun, goussés, cagnots, laputs

Voici l’article de Mistral, avec les diff√©rentes formes et sens:

groulo MistralL’abb√© de Sauvages conna√ģt aussi le jeu de savates: jhouga a passo gro√Ľlo « jouer √† la savate ». Pour en savoir plus j’ai demand√© √† Google qui me renvoie vers les Oeuvres compl√®tes de Sterne:

jeu_de_savateSi vous voulez lire ce qui arriva à sa fille ainée, cliquez sur le lien ci dessus.

En 2009 il y avait encore quelqu’un qui connaissait cette expression et qui l’utilisait √† propos d’un match:

pêche dit :

  • merki‚Ķ.la seule sertitude c‚Äôest que j‚Äôirai pas niquer des 51 sur leurs terres!!!!!
    on va finir par se facher avec tout le monde!!!! mais pas grave!!!!!!!
    patoche pour jouer à la savate , il faut être souple des adducteurs…

 

Depuis le XIXe siècle existe la Savate (sport de combat); Voir Wikipedia.

FEW IV, 272

Notes
  1. Michel Chauvet me signale: « Il existe un Caucalis tenuifolia, qui est un synonyme de Orlaya grandiflora (voir Tela Botanica). Rolland a une page sur cette esp√®ce, mais pas le nom que tu indiques.  »¬† Dans cette page Rolland donne les noms occitans suivants: grat√©ou en proven√ßal, grapoun √† Aix-en-Provence, grampoun dans la Vaucluse, gouss√©s (= »petits chiens ») √† St-Pons (H√©rault) et dans l’Aude, cagnots (= »petits chiens ») dans la Hte-Garonne et laputs dans le Tarn-et-Garonne.¬† Il y a encore du boulot pour les √©tymologistes

Gronh

Gronh « groin, trogne »,¬† en ancien ocitan « museau du porc »;¬† on le trouve aussi au f√©minin gronha. Ce mot m’intrigue pour trois raisons:

  • 1) le type groin du latin grunium a deux significations « groin » et « sommit√©, partie sup√©rieure d’une colline » comme dans les Hautes Alpes(04) groun « sommet d’un rocher » attest√© en 1606 et dans la toponymie √† Val de Chavagne avec le sens « mont, colline, mamelon, sommet ».
  • 2) Ces deux sens se trouvent √©galement dans le type mor.
  • 3) Le mot anglais groin d√©signe le « mons pubis » de la femme et de nos jours aussi de l’homme. Les √©tymologistes anglais le font venir d’un moyen anglais grynde « d√©pression dans la terre » li√© au mot ground « terre, sol » d’un ancien anglais « ab√ģme ». Mais il y aussi un¬† groyne¬† « digue pour retenir le sable; a rigid structure built out from a shore to protect the shore from erosion, to trap sand, or to direct a current for scouring a channel« .

Nous trouvons le mot groin en ancien anglo-normand,¬† le fran√ßais parl√© en Angleterre entre le 12e et le 15e si√®cle,¬† avec le sens « sommit√©, partie sup√©rieure d’une colline » aux XIIe et XIIIe si√®cles, et il s’est maintenu en normand avec le sens « petit cap mar√©cageux de la c√īte du Bessin et d’Avranches » . Le mot a √©t√© conserv√© dans de nombreux noms de lieu dans les d√©p.¬† des Hautes Alpes, de l’Ile et Vilaine, les C√ītes d’Armor et la Charente en g√©n√©ral avec le sens « cap, pointe, promontoire ». (IGN).

Une √©volution s√©mantique identique « groin » > « colline » se trouve dans d’autres langues romanes, comme en roumain gruiu « colline », catalan gruny  » groin; tas » mais aussi¬† dans la famille de la racine pr√©romane *murr-.

Douglas Harper et d’autres font bien venir groyne « une forte digue dans un port de mer » de l’anglo-normand¬† groin avec le sens « museau du porc », sans comprendre le lien s√©mantique,¬† parce qu’ils ne savent pas que groin signifie √©galement « colline, cap, promontoire ». Plusieurs attestations ici s.v. groin. Une dans le DMF : le groin des rochers
D’apr√®s plusieurs dictionnaires l’anglais groin d√©signe « l’aine » , mais en r√©alit√©¬† groin signifie « mons pubis » ou « mons veneris ». Le pubis est une « saillie triangulaire » (TLF). Il me semble logique que l’√©tymologie du mot anglais groin avec le sens « aine »¬† ou plut√īt  » pubis » est le m√™me que celui de groyne « digue » √† savoir¬† le¬† latin grunium et qu’il a emprunt√© au galloroman, probablement au normand.

    des groins  groin-attaque 

groin-protecteur

Une vo√Ľte « groin » Un champ de groins pour prot√©ger la plage. Une « groin-attaque » et un « groin-protecteur ».

Il faut admettre que ces images sont plus proches de l’id√©e « colline arrondie, cap, promontoire » que de l’id√©e « d√©pression, ab√ģme ». sauf peut-√™tre pour le type qui subit une « groin-attaque »…

grumejar et oc. broumeja

Un visiteur catalan m’a signal√© que Corominas¬† discute l’√©tymologie de broumeja « app√Ęter », broumet « app√Ęt » dans son article grumejar.¬† Comme je ne suis pas en possession de ce¬† grand dictionnaire √©tymologique du catalan, je lui ai demand√© de me le copier. Voici le r√©sultat. gruma

Il d√©couvert que le type d’origine grecque ő≤ŌĀŌČőľőĪ se retrouve sur le c√ītes m√©diterran√©ennes jusqu’√† V√©nise. Je reprends ici ces attestations:

gruma_Coromines

Dans mon article broumeja j’ai d√©j√† mentionn√© l’attestation du nord-catalan ‚ÄėBromeig‚Äė.

Corominas propose de rattacher les deux types broma et gruma non pas au grec mais √† une racine GrŇęm-,¬† avec labialisation de gr- > br- sous l’influence de la voyelle tonique suivante.¬† Le fait que BROMA¬† existe dans le vocabulaire nautique avec le sens « mollusque qui d√©vore le bois » avec le compos√© abrumar est un argument de poids.

broma3¬†[1504; probablement del gr. br√Ķma ‘corcadura’, perqu√® corca per sota el buc de les embarcacions]¬† ZOOL Mol¬∑lusc lamel¬∑libranqui mar√≠ de la subclasse dels eulamel¬∑libranquis (Teredo navalis), de cos molt allargat, vermiforme, i de conquilla petita, atrofiada, emprada com a √≤rgan perforant.

Mais¬† dit-il √† la fin de son article qu’on ne peut prendre une d√©cision d√©finitive.

 Coromines,  Diccionari etimològic i complementari de la llengua catalana

Guèine "renard"

Gu√®ine « renard ». L’√©tymologie est certainement un nom propre d’origine germanique.¬† Le FEW suit Meyer-L√ľbke et propose¬† le nom Winald. La premi√®re attestation date de 1190 et vient de l’ancien occitan guiner 1

 

Raynouard_guiner     renard

En occitan moderne¬† gu√®ine¬† « renard » est attest√©¬† dans l’Aude, l’Aveyron, l’H√©rault et¬† le Tarn (Thesoc).¬†¬†¬†¬† A St-Andr√© de Najac (Aveyron) guino d√©signe une « vache au pelage rouge » et un¬† guinet¬† un « boeuf aupelage rouge ».¬† Guineu « renard » est aussi attest√© en catalan depuis le XIIIe si√®cle. D’apr√®s Alibert gu√®ine¬† signifie « m√©chant, tra√ģtre, perfide, felon »¬† √† Aurillac et en Quercy, ce qui est tout proche s√©mantiquement parlant.

A Toulouse existe une expression¬† fa la guin√®u¬† « ch√īmer, ne rien faire; d√©fier » qui d’apr√®s le FEW¬† est un emploi au figur√©, inspir√© par le fait qu’un renard semble observer de longues heures son environnement sans bouger. A Belmont-sur -Rance fa guin√®lo¬† est « se cacher pour √©pier; faire le guet ».¬† En limousin un gueinard¬† est un « indolent ».

Au XIXe si√®cle¬† appara√ģt en argot parisien¬† le mot¬† guinal¬† « juif »¬† et √† la fin du si√®cle avec les sens « usurier; marchand de chiffons en gros »; le¬† grand guinal¬† est le « mont de pi√©t√© » et le verbe guinaliser, guignaliser¬†¬†¬† « circonscrire; faire de l’usure; acheter √† vil prix ».¬† Il n’est pas impossible que l’origine de ces mots d’argot est √† chercher dans le domaine occitan. 2

L’adj.¬† gu√®ine¬† existe dans l’Aude avec le sens « mal b√Ęti, mal fagot√© »¬† en limousin il signifie  » maladroit, fain√©ant » et en B√©arn gayne¬† est « louche ».¬† Jusqu’ici on n’a pas r√©ussi √† √©tablir un lien s√©mantique avec le renard.

_________________________

Notes
  1. Avec un changement de suffixe; dans Raynouard
  2. Il y a une attestation en ancien fran√ßais de guinal¬†¬† « sot » ou « homme rus√© » ou « juif » mais l’interpr√©tation semble √™tre difficile. FEW XIV, 587b

Guinchar

Guinchar « gauchir, pencher », ancien occitan far ganchia  » recourir √† des subterfuges, refuser » (environ 1190). Voir l’article espinchar

Guindre

Guindre « d√©vidoir pour les cocons » (C√©vennes, Alibert), guinde « d√©vidoir tr√®s l√©ger sur lequel on op√®re le d√©vidage des cocons » (Mistral, qui donne en plus les formes vindo, vindoul (Nice), vindour). Les formes avec un v- initial, qui se trouvent dans les parlers proven√ßaux en Italie, mais aussi dans le Queyras et √† Barcelonnette vindou(r), continuent la zone g√©olinguistique du Nord de l’Italie, par exemple pi√©montais vindou.

Le TLF fait la remarque suivante: « Mot du Sud de la France prob. empr. √† l’ital. guindola ¬ę d√©vidoir ¬Ľ, attest√© dep. le XIVe s. (doc. lucquois ds BATT.), prob. d√©r., √† l’aide du suff. -ola, du m. h. all. winde ¬ę id. ¬Ľ (cf. pi√©montais v√≠ndu, v√©ndu, vindo; v. FEW t. 17, p. 588b); la finale du mot fr. fait cependant difficult√©. »

Pourtant je ne vois pas de probl√®me¬† accentu√© comme gondola [g√≥n-do-la] : g√Ļindola >*guindla > guindre. Cette derni√®re forme est bien attest√©e √† Al√®s, La Salle et Marseille et renforce l’hypoth√®se d’un emprunt √† l’Italien. L’italien l’a emprunt√© √† l’allemand winde « trueil » du verbe winden « se tortiller, serpenter ».

Voir mon article sarga sur le développement de la sériciculture, et les dessins ci-dessous tiré du site de Georges Mathonpour savoir de quoi nous parlons.

            

Guinsal, guissal

Guinsal, guissal « hart, corde, lien; corde de pendu »¬† a un lien √©tymologique avec guindre. Dans le site Panoccitan, sont mentionn√©s : guinsa nom f. » m√®che de cheveux » loc ; guinsal nom m. « hart » nom f. et guinsalh nom m. guinsal. Il s’agit d’un groupe de mots dont les attestations sont tr√®s rares. La premi√®re vient de Giraut de Bornelh (c. 1138 ‚Äď 1215) ginsaill « laisse pour conduire les animaux ». Louis Rouquier de Puisserguier (d√©but XXe s.) utilise le mot guissal avec le sens « hart ou corde de pendu »; √† Toulouse c’est le guinsal. D’autres attestations viennent du B√©arn guissalh « hart, corde, guenille; petit serpent ».

D’apr√®s le FEW c’est un repr√©sentant du gotique *windseil « laisse ». Le verbe winden « se tortiller, serpenter; envelopper en tournant une corde, une bande de tissu  » est tr√®s r√©pandu dans les langues germaniques. Je ne crois pas qu’il est n√©cessaire de supposer le compos√© windan « tortiller » + seil « corde », puisqu’un un d√©riv√© windsel « bande de tissu pour envelopper ou lier » est un d√©riv√© courant en n√©erlandais en tout cas. En moyen fran√ßais existaient des emprunts au n√©erlandais comme windelingue avec une significations tr√®s proche. (Voir DMF). N√©erlandais windeling a le m√™me sens et est attest√© depuis le Moyen Age.

Je suis √©tonn√© d’autre part que personne n’a sugg√©r√© √† ce que je sache, qu’il y a peut-√™tre un lien avec les mots issus de vinculum et *vinciculum qui existent dans la m√™me r√©gion avec la m√™me signification « lien ». Voir vencilh.

Je ne sais si guinsa « m√®che de cheveux » appartient √† la m√™me famille de mots.

Guit, guita 'canard, canne'

Guit s.m. »canard, canard gras », guita s. f. »cane » ; guiteta « petite cane » , guiton « caneton ».¬† Pour la r√©partition g√©ographique voir le ¬† Thesoc : guit ¬† ¬†HAUTE-GARONNE¬† GERS, GIRONDE, LANDES, LOT-ET-GARONNE, PYRENEES-ATLANTIQUES, HAUTES-PYRENEES, TARN, TARN-ET-GARONNE. En cliquant sur ces liens vous verrez imm√©diatement les formes locales de chaque d√©partement.

D’apr√®s le FEW (IV,138b) il s’agit d’une onomatop√©e utilis√©e en Gascogne pour appeler les canards, les ch√®vres (geta dans le Val di Ledro, et giding en Ligurie Italie), ou les poules ( quite quite √† Provins (Seine-et-Marne). Pour les attestations cliquez ici.. La zone gasconne guit continue dans le Nord de la p√©ninsule ib√©rique, aragones gita, gito (Hecho, Aragues) (source Z). En dehors des langues romanes, par exemple en Souabe (Allemagne) gitz est aussi¬† utilis√© pour appeler les canards.

Un visiteur me signale les mots celtiques suivants ; Bret. gwaz, oie; corn. goth (vx guit), gall. gwydd (moyen gall. guit); irl. g√©adh (vx g√©d); < celt. *gegda. (Dict. √©tym. du bret.). La r√©partition g√©ographique, notamment la zone aragonaise que les Celtes n’ont jamais habit√©e exclut une √©tymologie celtique, mais les formes celtes donn√©es par mon visiteur montrent que le m√™me proc√©d√© peut se produire partout.

D’apr√®s le DEAF G 1672¬† les mots b√©arnais guito√Ļ¬† « fain√©ant »,¬†¬† guit¬† « cheval qui rue », enguitoun√≠-s¬† « devenir fain√©ant, tomber dans le vice (d’une femme) » et guit√®ro « paresse » (Foix), comme le catalan guit,¬† guit√≥¬† et l’espagnol¬† guit√≥n appartiennent √† la m√™me famille et sont √† s√©parer de l’ancien fran√ßais guiton « jeune gar√ßon, valet » qui appartient √† une famille de mots d’origine germanique *wiht « fain√©ant ». (FEW 17, 582b).

Dans le site de La vieille chouette » vous trouverez toutes les informations et bien plus sur la cuisine locale et r√©gionale de Montauban. Pour elle le Guit n’est pas une marchandise:

guit : la canard gras … le vrai, celui qui a couru tout seul rejoindre la fermi√®re assise sur sa caisse de bois . C’est qu’il aimait se faire c√Ęliner le « col » ( le cou) cet animal lorsqu’elle lui « entonnait » la « gavette » ! Et comme il √©tait d√©√ßu , si n’ayant pas assez bien dig√©r√© aux yeux de sa gaveuse, elle le renvoyait jusqu’au lendemain

 

Guito√Ļ 'fain√©ant'

Guito√Ļ¬† « fain√©ant » b√©arnais. Voir l’article guit, guita

gusard ‘vaurien’

Dans la description de la R√©volution fran√ßaise telle qu’elle s’est produite √† Mirepoix En 1791, en Ari√®ge, on se traitait commun√©ment de cacarac√†, Christine Belcicowski¬† √©crit:

A Pamiers, on faisait alternativement la chasse aux pr√™tres r√©fractaires et aux pr√™tres constitutionnels, on commettait des abominations √† l‚Äô√©glise du Camp, on portait des charognes dans l‚Äô√©glise des Carmes, on se traitait commun√©ment ¬ę¬†de gusard 6 et de jean foutre, de pouf 7 et de cacarac√†¬†¬Ľ 89.

Note 6 : Gusard « fripon » en occitan.

L’√©tymologie est selon le FEW XVI,98 le moyen n√©erlandais guit¬† prononc√© [gŇď√ľt] « vaurien ». Gueux a¬† fait l’aller – retour entre la R√©publique des Pays Bas et le Royaume France, gueux, gueuse m. et f. « vil mendiant, vil personnage » attest√© depuis 1452, gus « gueux » √† Marseille,¬† en languedocien et en Bigorre. Le d√©riv√© gusard, guzard « gueux, sc√©l√©rat, canaille » est attest√© dans plusieurs parlers, dont le normand, le dauphinois et le gascon.

Le¬†6 avril 1566 les nobles hollandais ont adopt√© le nom geus¬† ¬† comme nom d’honneur¬† pour exprimer leur indignation d’√™tre abaiss√©s √† l’√©tat de mendiants par le r√©gime espagnol, en criant Vive les gueus.¬† Une √©bauche concernant la R√©volte des gueux en Hollande se trouve dans Wikipedia.

les Gueux

les Gueux en 1572

 

Page 7 sur 7« Premi√®re page‚Ķ34567