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Lar

Lar « Ă˘tre, foyer » vient du latin lar « dieu du foyer domestique »: Ă  cĂ´tĂ© des pĂ©nates, se placent dans la demeure des lares, humbles divinitĂ©s qui furent des âmes humaines, et qui, n’ayant point Ă©tĂ© souillĂ©es, ont obtenu la permission d’habiter toujours leur demeure et de veiller sur leur famille.  MICHELET, Hist. romaine, t. 1, 1831, p. 54.

Dans le domaine galloroman, le mot n’a Ă©tĂ© conservĂ© qu’en occitan pour dĂ©signer le foyer et par extension la maison oĂą l’on est ‘chez soi’, sens qu’il avait dĂ©jĂ  en latin : Ad larem suum reverti « revenir Ă  la maison ».  Mon tĂ©moin pour Manduel, me dit que le mot lar dĂ©signe non seulement la maison mais aussi les entours de la masion, donc lĂ  oĂą l’on habite.

En dehors du galloroman le mot vit aussi en Italie et en catalan llar « foyer » et espagnol llares « crochet de la crĂ©maillère ». Le domaine occitan fait, comme c’est souvent le cas, le lien entre l’italien et les langues ibĂ©ro-romanes.  En occitan nous trouvons plusieurs dĂ©rivĂ©s: Val d’Aran larĂ© « foyer »,  Aveyron laras « rocher mise Ă  nu par les eaux », Castres lará « carreler un four ».

Le mot français lares « dieu tutĂ©laire, gĂ©nĂ©ralement du foyer domestique; statuette le reprĂ©sentant » ne s’applique qu’Ă  l’AntiquitĂ© et a Ă©tĂ© empruntĂ© au XVe siècle.

Un visiteur corse m’informe:

En Corse, Ă  laru signifie « qui affleure » ou « Ă  ras bord ». Il s’agit d’une expression que l’on trouve dans l’extrĂŞme sud et qui est ancienne, peu employĂ©e.

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