cat-right

Gandole ‘rigole’

Gandole « rigole¬† de la rue » (Manduel). Etymologie : gandole¬† vient de l’italien gondola « bateau plat¬† dont la proue √©lanc√©e se recourbe¬† en¬† dehors, en usage √† Venise » attest√© en fran√ßais depuis¬† 1550. Pour l’abb√© de Sauvages (S2)¬† une gandolo est « une tasse », sens √©galement attest√© en moyen fran√ßais en 1589, mais bien plus t√īt en ancien occitan √† Avignon en 1412¬† gandole m. « pot, cruche ». Ci-dessous l’article correspondant¬† dans le Tr√©sor de Mistral, qui contient tous les emplois au figur√© de ce nom de bateau.

gandolo dans Tresor MistralL’√©tymologie du v√©nitien gondola est tr√®s probablement le grec őļőŅőĹőīŌÖ (k√≥ndy) « vase √† boire ».¬† La forme gandola¬† s’explique selon le FEW par l’influence de la famille de¬† mots comme languedocien s√© gandi¬† « toucher au but, arriver » qui viennent du gotique *wandjan « tourner », mais je pense qu’il s’agit plut√īt d’une simple dissimilation gondolo avec trois -o-¬† > gandolo.

L’√©volution s√©mantique¬† « vase, pot, cruche » > « bateau » se retrouve dans bien d’autres cas.¬† Voir dans la d√©finition de Mistral : « sorte¬† de vaisseau √† boire.. »

Une autre √©volution s√©mantique,¬† « vase, cruche » > « objet de peu de valeur » se trouve dans le sens « mauvais chien »¬† attest√© √† Champsaur par Claudette Germi.¬† Dans la m√™me cat√©gorie Mistral donne « personne qui n√©glige sa mise; paresseux ».

Un visiteur du Qu√©bec¬† m’√©crit

Bonjour, je suis originaire de Thetford Mines √† 100 km au sud de la Ville de Qu√©bec. Dans ma famille, nous utilisons l\’expression ¬ę en gandole ¬Ľ au sens de n√©glig√© (propri√©t√©, appartement, maison en gandole). Mes coll√®gues de travail originaire de Qu√©bec et Victoriaville ne connaissaient pas l\’expression. La recherche internet m\’a conduit √† votre propos. Je comprend que cela origine du grec? Salutations

Je lui ai donn√© le lien vers le FEW qui confirme¬† le sens « objet us√© » pour le poitevin. FEW II/2, 1028

un vaisseau à boire ?

Le sens que j’ai mis dans le titre de cet article √©tait¬† encore vivant √† Manduel (Gard) au XXe si√®cle.¬† Mon¬† informateur pour Manduel m’a √©crit :

…en effet je t’avais parl√© du mot « gandole« , mais il y a longtemps. Il y a encore plus longtemps que √ßa, ma m√®re me racontais qu’une grand-m√®re envoyant sa petite fille faire des courses √† l’√©picerie lui avait fait cette recommandation en fran√ßais (il ne fallait pas parler patois aux enfants qui allaient √† l’√©cole): « Fais bien entention en virant le canton de pas mettre ton pied dans la gandole ».

Je lui ai demand√© si¬† entention¬† √©tait bien la forme utilis√©e √† Manduel. Il m’a r√©pondu:

Non on ne disait pas entencioun √† Manduel mais (normalement) atencioun. C’est la grand-m√®re qui s’√©vertuait √† vouloir parler fran√ßais √† sa petite-fille.

C’est l’histoire de la langue occitane.

Vous trouverez d’autres propositions¬† √©tymologiques dans le Dizionario etimologico.¬†

Je suis un peu √©tonn√© que personne a suppos√© que le mot gondole avec le sens¬† « tasse, pot, cruche »¬†¬† a √©t√© introduit directement en¬† occitan par les Grecs. Cela est probablement d√Ľ au manque d’attestations ant√©rieures √† ¬† 1412.¬†¬† Ce qui veut dire qu’il y a encore du travail √† faire.

Cabessaou "coussinet"

Cabessaou « tortillon, bourrelet,¬†coussinet qui sert √† porter un fardeau sur la t√™te ». Une image d’un cabessaou¬† par Ren√© Domergue (Montpezat).¬† L’√©tymologie est¬† capitium¬† qui en latin signifie « ouverture pour la t√™te dans une tunique ». Mistral donne les formes suivantes:

La forme la plus courante est cabessaou  avec un -e-.   

Il y a un autre groupe de mots qui y ressemble beaucoup, dont le verbe cabussar « plonger avec la t√™te¬† en avant ».¬† Ce verbe¬†¬† et ses d√©riv√©s, qui sont tr√®s fr√©quents dans tout le domaine occitan, sont¬† class√©s par le FEW dans l’article caput « t√™te,¬† pour des raisons d’ordre phon√©tique.

Dans le Thesoc je trouve s.v. « tortillon » les formes cabessal, cabessala, cabelhada, capelada et capeluda¬† dans lesquelles il y a manifestement de l’influence du mot caput¬† et de ses nombreux d√©riv√©s.

Un visiteur originaire de la¬† Vaunage m’√©crit:

Bonjour,
Je ne trouve nulle part le mot cabusaou ou cabusau.
Le cabusaou √©tait confectionn√© avec un « sac √† patates  » bourr√© de paille.
Il enserrait la tête et portait sur les épaules du porteur pendant les vendanges.
Il fallait bien s√Ľr quelques coutures pour lui donner la bonne forme.
La comporte √©tait pos√©e dans un rang, le porteur (qui ne portait rien √† ce moment l√†) ou les coupeurs vidaient les seaux dans la comporte. Une fois pleine, un vendangeur aidait le porteur √† poser la comporte sur la t√™te du porteur (d’o√Ļ le nom comporte, porter avec), ou plut√īt sur le cabusaou. Le poids √©tait donc r√©parti sur la t√™te et les √©paules du porteur.
Double avantage par rapport √† la hotte, on ne porte que quand c’est plein ou vide; on porte sur la t√™te et les √©paules.
Ici, en Vaunage, 10 km √† l’ouest de N√ģmes.
J’ai √©t√© porteur en 1969, et le tombereau √©t√© encore tir√© par un cheval.

N’ayant pas trouv√© cabussaou¬† avec¬† ce sens dans l’Alibert, ni dans le Tr√©sor de Mistral1, je me suis adress√© √† G√©rard Jourdan, qui m’avait envoy√© la description de la¬† Culture de la vigne ne Languedoc¬† au d√©but du XXe si√®cle faite par son p√®re. Il m’a donn√© la r√©ponse d√©taill√©e que voici:

Bonjour Robert,
h√© non ! ce terme de cabusaou n’est pas dans le vocabulaire de Montagnac ; chez moi, donc, les ustensiles de la vendange √©taient les suivants :
un seau (d’environ 8 litres) rempli par le coupeur ( lou coupa√Įr√©),
le leveur de seaux r√©cup√©rait le seau plein (lou farrat) et le vidait dans une comporte en bois (environ 100 litres) la semal dans laquelle lou quicha√Įr√©, avec lou quichadou, comprimait cette vendange.
Quand la semal était pleine, elle était soulevée par deux porteurs avec deux gros leviers : les sémaillés et transportés jusque sur la charrette équipée de ridelles en fer (vous avez un schéma de cette charrette dans le document de mon père).
Donc chez nous rien de ce cabusaou.

Mais j’ai quelques souvenirs qui s’apparentent un peu √† cet objet.
Lors de vendanges dans la r√©gion de Lunel ( donc pas tr√®s loin¬† de la Vaunage), dans les ann√©es 1970, je me souviens d’avoir utilis√© le seau comme chez moi mais on le vidait dans une comporte en zinc, plus petite que la n√ītre, emport√©e vers le tombereau par un porteur qui la pla√ßait sur sa t√™te prot√©g√©e par un tortillon de jute et de ficelle.
Je me demande d’ailleurs comment le porteur de la Vaunage portait une comporte m√™me plus petite que la n√ītre, ou alors c’√©tait plut√īt une hotte qu’il portait sur les √©paules.

De la m√™me fa√ßon, je me souviens d’avoir vu ma grand-m√®re espagnole ( native de la r√©gion de Murcie) transporter un cuvier plein de linge de sa maison au lavoir du village ( √† Montagnac) sur la t√™te qu’elle prot√©geait avec le m√™me tortillon que pour les vendanges.
Enfin, toujours √† Montagnac, je me souviens d’avoir « bad√© » (regard√© curieusement) l’ouvrier du fournisseur de charbons, Fran√ßois Carminati ( qui √©tait un copain √† mon p√®re) en train de transporter des sacs de boulets de charbon (qui devaient faire au moins 50 kg) sur la t√™te et les √©paules qu’il prot√©geait avec un sac de jute qui lui couvrait la t√™te et les √©paules, mais je ne me souviens pas s’il √©tait rempli de paille.

Gr√Ęce √† la coop√©ration de mes visiteurs, nous apprrenons que non seulement les formes variaient beaucoup, mais aussi l’utilisation du tortillon. La description de la vendange √† Montagnac par Raymond Jourdan¬† est tr√®s instructive.

Notes
  1. J’avoue avoir mal cherch√©

bru et picho bru

Share
Bru¬†¬† « erica scoparia »¬† et¬† picho bru¬†« callune vulgaris » (Pouzolz II,19-20). L’abb√© de Sauvages (S1) l’√©crit brus, bruss√ęs¬†¬† au pluriel : « dont on fait des balais ou qui servent comme rameaux pour les vers-√†-soie »¬† bruss√ęs de magnas.

Actualit√©s: « terre de bruy√®re dans le tabac »:

E.Rolland,  Flore populaire VII, 251
No comment!

 

    

De nombreuses formes dans Rolland Flore Populaire, VII, p.248-250; toponymes, onomastique, proverbes et dictons p. 250 ss.

L’√©tymologie est probablement un gaulois brŇęcus « bruy√®re », qui vient d’un ancien celtique *vroicos. (FEW suivi par TLF).¬† La racine simple n’a √©t√© conserv√©e que dans le Midi, o√Ļ¬† le d√©riv√© brugiera¬† d√©signe un « champ couvert de bruy√®res », comme¬† en ancien fran√ßais, mais tr√®s t√īt ce¬† d√©riv√© y d√©signe la plante seule.

D√©riv√©s:¬† languedocien brugui√®¬† « taillis de bruy√®re √† balai qu’on met en coupe r√©gl√©e »; brugas¬† « lande couverte de bruy√®re » , brugassi√® « habitant des bruy√®res » ou en Rouergue « pie-gri√®che ».

Une utilisation sp√©ciale a donn√© le verbe brugar dans le Var « flamber l’ext√©rieur d’un bateau avec de la bruy√®re »

Le nom vulgaire br√©male donn√© par Pouzolz ci-dessus est mentionn√© dans le TLF s.v. brumaille¬≤: √Čtymol. et Hist. 1548 brumalles (Chatelleraud, Arch. Vienne dans Gdf.); 1858, 23 mai bremaille (Article sur la terre de Chambord dans le Journal L’Union, cit√© par Jaub.); 1874 brumaille (Les Primes d’honneur, p. 365, Paris dans Littr√©); 1925 breumaille, supra. Mot dial. du Centre (Jaub. : brum√Ęle, brumaille, brem√Ęle, bremaille) et de la r√©gion de Blois (A. Thibault, Gloss. du pays blaisois : brumaille, brema√ģlle) issu du croisement de bruy√®re* avec m√Ęle*, lat. masculus (FEW t. 1, p. 558b), cette bruy√®re (bruy√®re √† balais) √©tant celle qui prend les plus fortes dimensions (Jaub.).

Stephane Gendron, Les noms de lieux de l’Indre. Acad√©mie du Centre, 2004, p.160-161 signale ce nom comme toponyme:

Une  Villa Brugariae  est attestée dans le Gard  depuis 870.

D’apr√®s E.Rolland, Flore VII, p.215 et l’ALF Suppl√©ment le « rhododendron ferrugineum » s’appelle bruirasso, bruassa, brou√†sa¬† dans le d√©p. des Hautes-Alpes.

En Gascon un¬† bruc¬† est un « c√®pe, boletus edulis » , √† Toulouse le bruguet¬† « sorte de champignon », mais je ne sais lequel??, languedocien brugassou¬† « agaric marbr√© »

En Italien 1. brugo ,¬† 2 brughiera. En piemontais br√Ļv√©ra.

Aza√Įs, Bulletin 1871, p.17¬† sur bremale

 

Seden "lasso camarguais"

Seden « lasso camarguais », est d√©riv√© du latin s√¶ta, seta¬† « soie de porc, de sanglier; poils¬† du bouc, crini√®re de cheval ». (Gaffiot) Chez Valerius Martialis¬† (Martial), un auteur espagnol, on trouve¬† seta avec le sens « ligne de p√™cheur » un sens tr√®s proche de « lasso ».

    lasso camarguais 

¬†« Sont accroch√©s √† l’entr√©e du Mas, le Seden tress√© avec la crini√®re du cheval et le Bucrane d’un ¬†taureau de la manade qui de ses cornes lev√©es, √©loignera le malheur et devenu f√©tiche ,¬†enseignera fiert√© et bonheur ». (Source).

Le¬† d√©riv√© seden¬† est d’apr√®s les donn√©es du¬† FEW limit√© √† la Camargue. Mistral √©galement √©crit qu’il s’agit d’un lacs camarguais:

seden chez Mistral

Ailleurs dans le domaine occitan nous trouvons principalement le d√©riv√©¬† sedou avec le sens « lacet, collet, pi√®ge, etc. »¬† Dans le Gers un cedoun ou sedoun¬† est une « noeud coulant pour prendre les oiseaux », en b√©arnais on parle d’une¬† sedade . Dans l’Aude un seduna√Įre¬† est un « braconnier ».

L'(ortho?) graphe¬† sedenc¬† (Alibert, Panoccitan) est fantaisiste.¬† L’article¬† seda d’Alibert pr√©sente un m√©lange de mots dont une partie vient du latin s√¶ta, seta¬† « soie de porc, de sanglier; poils¬† du bouc, crini√®re de cheval » et une autre parie de s√¶tacium « tamis fait de crin » qui a abouti √† si√°, se√°s « tamis » √† l »est du Rh√īne, sed√°s √† l’Ouest. Voir l’article¬† sedas.

J’ai trouv√© le mot seden¬† dans une exposition √† la Chapelle des J√©suites √† N√ģmes le weekend du 20 oct. 2012 consacr√©e √† Folco de Baroncelli-Javon.

Mastra 'pétrin'

Mastra « p√©trin »en proven√ßal et est-languedocien,¬†¬†¬† l’√©tymologie¬† est¬† comme pour¬† mats, m√®it¬†¬† et fran√ßais¬† maie¬† un mot d’origine¬† grecque : őľőĪőļŌĄŌĀőĪ « p√©trin ».

pétrin provençal.

La premi√®re attestation date de 1351¬† √† Maguelone dans l’H√©rault. Le FEW donne sa source « ARom3, 371 ¬Ľ.¬† J’ai voulu v√©rifier, ce que je ne fais pas toujours parce que cela m’occuperait des journ√©es enti√®res.¬† J’ai « googl√© « Archivum romanicum 3″¬† et en effet en 3e position je le trouve.¬† Un certain Gulio Bertoni a d√©pouill√© le livre de A. Germain,¬† Maguelone sous ses √©v√™ques et ses chanoines.¬† Montpellier, 1869. Aux¬† pp.219-288 se trouvent les¬† Statuts de l’Eglise de Maguelone.¬†¬† Dans ces statuts il y a de nombreux mots occitans m√©lang√©s au latin.¬† Si cela vous int√©resse,¬† suivez ce lien .¬†¬† A la page 271 du livre de Germain est not√© notre mastra:¬† Extrahere pastam de mastras

Quand je vois cela, je me rends compte du travail de moine que von Wartburg a d√Ľ faire¬† pour le FEW et la chance que nous avons de disposer d’Internet.

Pratiquement toutes les attestations actuelles de mastra viennent du domaine proven√ßal, plus une de St-Andr√© de Valborgne (Gard), mais l’attestation de Maguelone prouve qu’autrefois cette zone √©tait plus √©tendue.

Les signifcations secondaires restent proches du sens « p√©trin ».¬† Dans la Dr√īme mastro¬† « huche de cuisine, armoire, auge √† porcs », √† Allos (pr√®s de Barcelonnette) « caisse dans laquelle on √©chaude les cochons » 1. A Nice une¬† mastra¬† est aussi un « gros derri√®re ». La mastro ou¬† la grande mastro est un terme du jeu de la pierrette, qui consiste √† lancer des cailloux en l’air pour les recevoir dans le creux ou sur le dos de la main ». 2

L’√©tymologie őľőĪőļŌĄŌĀőĪ >¬† mastra pose un probl√®me phon√©tique.¬† La suite -őļŌĄ- n’aboutit pas r√©guli√®rement √† -st-. Dans le sud de lItalie, la Magna Graecia,¬† o√Ļ le grec √©tait la langue courante, la suite -őļŌĄ-¬† a abouti r√©guli√®rement √† -tt-.¬†¬† Cette forme mattra¬† « p√©trin » est toujours vivante dans le sud de l’Italie et a conquis du terrain jusqu’en Toscane. Dans le nord de l’Italie¬† par contre , de Venise jusqu’au Piemont, est attest√©e la forme mastra,¬† qui doit venir d’une forme grecque r√©gionale *őľőĪőļőĺŌĄŌĀőĪ¬† avec un -xsi-.¬† Ce changement n’est pas un cas isol√©.¬† L’explication de la diff√©rence entre la forme du sud mattra¬† et celle du nord¬† mastra¬†¬† se trouve dans l’histoire politique.¬† Beaucoup de dialectalismes grecs ont √©t√© adopt√©s dans le nord de l’Italie pendant la p√©riode de l’Exarchat. Dans Wikipedia je trouve ceci

L‚Äôexarchat est une organisation de certains territoires p√©riph√©riques de l‚Äôempire byzantin, mise en place au VIe¬†si√®cle pour faire face √† la menace d‚Äôenvahisseurs. L‚Äôexarchat est dirig√© par un ¬ę¬†exarque¬†¬Ľ qui concentre les pouvoirs civils et militaires. Cette organisation visait √† r√©agir de fa√ßon optimale aux dangers mena√ßant l‚Äôempire dans ses r√©gions p√©riph√©riques, sans avoir √† attendre les ordres venus de Constantinople. Ils b√©n√©ficiaient d‚Äôun plus grand degr√© d‚Äôind√©pendance que les autres gouverneurs provinciaux….Seuls deux exarchats furent constitu√©s, √† Ravenne contre l’invasion des Lombards

C’est l’Exarchat de Ravenne qui nous int√©resse.

La forme proven√ßale mastra s’explique donc par¬† l’influence des parlers du nord de l’Italie, le pi√©montais et le ligure.

Ce n’est pas uniquement dans la langue que le grec byzantin¬† a eu une influence √† Ravenna.¬† Voir ci-dessous une mosa√Įque du Palais.

D√©tail d’une mosa√Įque faite dans un¬† atelier italo-byzantin¬† √† Ravenna, achev√©e en¬† 526 apr√®s JC par le ¬ęMa√ģtre de Saint-Apollinaire¬Ľ. Apr√®s la d√©faite de Th√©odoric, les mosa√Įques murales dans le Palais et la cath√©drale ont √©t√© refaits par les Byzantins pour enlever des √©l√©ments gothiques. Les chiffres dans cette mosa√Įque ont √©t√© remplac√©s par des rideaux, probablement en raison du manque de temps. Plusieurs vestiges des premiers travaux sont visibles, comme une partie d’un bras sur le troisi√®me pilier de la gauche.

L’√©tymologie peut mener tr√®s, tr√®s loin! De Maguelone √† Istambul par exemple.

________________________________

 

Notes
  1. voir la decription et le dessin dans l’article mats, meit
  2. Impossible de trouver une description sur le web.
Page 3 sur 712345‚ĶDerni√®re page »