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dailler ‘tacler’

dailler ‘tacler’, voir¬† l’article¬† dalio, dali√†

Espargoule ‘pari√©taire; asperge’

Espargoule « pari√©taire; asperge » vient d’un latin m√©di√©val des botanistes spergula « plante du genre Galium« (?). Les botanistes du Moyen √āge, qui √©taient en g√©n√©ral m√©decins et pharmaciens, ont latinis√© le mot proven√ßal espargoulo un d√©riv√©¬† du latin asparagus « asperge ».¬† Le nom espargoulo¬† est limit√© au proven√ßal + le d√©partement du Gard, attest√© notamment √† Saint-Andr√© de Valborgne. Voir Le FEW XXV, 464 pour les attestations, colonne √† gauche, √† partir de 2aőĪ. En¬† languedocien espargola, espargou(l) d√©signe « l’asperge » ! Attestations dans la m√™me page, en bas √† partir de 2aő≤.

L’histoire de ce mot proven√ßal se trouve √† la page 466 et est r√©dig√©e en FRAN√áAIS.¬† Il suffit de cliquer sur le lien !

parietaire    pariétaire Parietaria_officinalispariétaire.      asperge-sauvage asperge sauvage

Spergula a √©t√© adopt√© par Linn√© (1753) comme nom d’un genre de plantes herbac√©es de la famille des Caryophyllac√©es. (Wikipedia)

spergula arvensis spergula arvensis

ampouleto ‘m√Ęche’

Ampouleto, ampouleta est le nom de la m√Ęche (Valerianella locusta) dans le Gard, l’H√©rault et la Loz√®re. L’√©tymologie est un croisement du latin pullus + ampula. (FEW IX,537).

Vous pouvez vous demander quel est le rapport entre une salade, une poule et une ampoule ou vase à large ventre ?

Or, dans les parlers franco-proven√ßaux et quelques parlers occitans¬† la m√Ęche s’appelle grasso poulo ou poulay grasse. Ce nom est m√™me mentionn√© dans l’Encyclop√©die de Diderot et le premier Larousse poule grasse.
Mario Rossi donne une r√©ponse dans son Dictionnaire √©tymologique et ethnologique des parlers brionnais : bourgogne du sud. 2 juin 2004., h√©las sans nous fournir¬† sa source. Il √©crit qu’√† l’origine la poule grasse est la lampsane1¬† :

Rossi MacheCette¬† histoire de poult¬† me semble peu convaincante.¬† Un premier probl√®me est pos√© par¬† le fait que pou, pous rarement poul du latin pŇ≠ls « bouillie » est en g√©n√©ral masculin, ce qui aurait donn√© *le pous gras. Secondo, dans les d√©riv√©s c’est un -t- qui apparait et non pas un -l-: par exemple potie « grain de poussi√®re », Barcelonnette poutilhas « bouillie de farine », occitan poutigno « chassie ». Voir pour beaucoup¬† d’exemples le FEW IX, 549 et suivantes. Enfin la lapsana s’appelle Gallina grassa ou¬† Erba delle mammelle en italien; il est donc tr√®s probable que poule grasse est une simple traduction du nom latin ou italien.

D√©j√† le Loz√©rien¬† Guy de Chauliac¬† (1298-1368)¬† parle de gallina grassa qui entre dans la composition de l’ onguent verd des herbes qu’il recommande √† mettre sur de vieilles playes. (Dans la Grande chirurgie de Guy de Chauliac p,677.La recette se trouve √† la p.617-618. )¬† Il est donc possible qu’il ait simplement traduit le nom r√©gional en latin, mais je pense que c’est plut√īt l’inverse.. ( Cf. RollandFlore 6,p.294, que vous pouvez consulter dans le site de Plantnet ). D’apr√®s l’√©diteur du texte de Guy de Chauliac il existe dans la biblioth√®que du Vatican un manuscrit du Moyen √āge avec la traduction en proven√ßal. Il serait int√©ressant de savoir comment¬† le latin gallina grassa a √©t√© traduit.

La lampsana et la m√Ęche ont ceci en commun que les feuilles se mangent en salade, ce qui explique le transfert du nom poule grasse.

ampouleto

ampouleto

poule grasselapsana

¬†Le FEW suppose que¬† la forme ampouletta¬†¬† est n√©e par √©tymologie populaire de¬†la poula > la pouletta > l’ampouletta.
L’étymologie populaire est un procédé analogique par lequel le sujet parlant rattache spontanément et à tort un terme ou une expression dont la forme et le sens sont pour lui opaques à un autre terme ou expression mieux compris par lui, mais sans rapport.
Dans ce cas la forme du bouton de la fleur est associée à une ampoule.

Voir  FEW IX,537

 

Notes
  1. poule grasse¬†« lampsana communis » ou lapsane¬† est attest√© en fran√ßais depuis 1784, signification r√©pandue surtout dans la langue d’o√Įl

trenaire ‘tresseur’

Trenaire « tresseur » un mot occitan et franco-proven√ßal, est d√©riv√© de l’ancien occitan trena « tresse, cha√ģne tress√©e ». Les formes occitanes, arpitanes, catalanes et autres ib√©ro-romanes1 avec -e-¬† obligent √† supposer une √©tymologie *trń≠nus avec un -ń≠- court, inexpliqu√©, tandis que l’italien trina vient du latin trńęnus ‘triple, trois fois » avec un -ńę- long.

Henri Bel √©crit « Lou poulit trenayre de deskos »

 

 

 

Notes
  1. Voir FEW XIII/2, 286-287.

Desco ‘panier’

ShareHenry Bel, dont j’ai d√©terr√© l’√©tude de phon√©tique historique sur le patois de Valleraugue,¬† s’est lanc√© aussi dans la traduction de Mireio de Fr√©d√©ric Mistral. Je n’en ai retrouv√© que trois groupes du Chant 5.¬† Voici les premiers vers:

Mistral:
Un vèspre dounc, en la Crau vasto,
Lou bèu trenaire de banasto
A l’endavans d’Ourrias veni√© dins lou droi√≤u.

Henri Bel
Un vèspre doun, din lo Kràw basto
Lou poulit trenayre de deskos
Ol doban d’Ourrias beny√≤ din lou koroyrou.

Traduction
Un soir donc, dans la vaste Crau,
le beau tresseur de bannes,
√† la rencontre d’Ourrias, venait dans le sentier.

Henri Bel a  adopté non seulement  une graphie qui lui permettait de bien rendre la prononciation locale, mais aussi un vocabulaire différent de celui de Mistral, dont

Desko(s)

« grande corbeille ronde; panier rond; personne √† la d√©marche lourde et gauche »(desca Alibert).

Etymologie: latin discus emprunt√© au grec őīőĮŌÉőļőŅŌā « disque √† lancer ». Le mot avait d√©j√† pris le sens « assiette, plat » chez les Grecs au premier si√®cle. Discus chez les Romains est un palet en pierre ou en fer, un plat ou un plateau ou un cadran solaire. Dans la langue latine √©crite un palet ou un disque s’appelle orbis, mais dans la langue parl√©e, l’origine des langues romanes, c’est plut√īt discu.

Le sens « disque √† lancer » s’est perdu avec la pratique de ce sport √† la fin de l’empire romain.

Les langues germaniques et celtiques ont adopt√© tr√®s t√īt discus avec le sens « grand plat rond ».

Nous le retrouvons en breton disk, en anglais dish « plat, vaisselle », en danois disk « assiette », mais curieusement pas dans les langues romanes √† quelques exceptions pr√®s. Ensuite discu prend le sens « table » comme en allemand Tisch et n√©erlandais dis « table », opdissen « mettre sur la table » 1, ce qui s’explique par le fait que les Germains mangeaient souvent avec des petites tables individuelles. Tacite 2 √©crit « separatae singulis sedes et sui cuique mensa« (pour tous une chaise s√©par√©e et sa propre table) .

desc2

Les premi√®res attestations de¬† discu devenu¬† deis¬† en ancien fran√ßais et¬† des(c)¬†en ancien occitan d√©signent une « (grande) table« , mais elles sont plut√īt rares.

Le mot deis d√©signe par la suite aussi le « pavillon qui surmonte une table seigneuriale, puis aussi un lit un tr√īne, un autel, ou qui est port√© au-dessus du Saint Sacr√©ment dans les processions. L’ancien occitan d√®i est un « dais d’√©glise ».

dei

Comme le sens « disque » de des(c)¬† avait disparu depuis longtemps, il faut supposer que le sens « grande corbeille » s’est d√©velopp√© en occitan √† partir du sens « table ». Il a du s’agir d’abord de grands paniers ronds et peu profonds.

desco

L’ancien occitan disc« panier » est encore utilis√© √† L√©zignan, B√©ziers, et quelques autres endroits. Le d√©riv√© desca, desco est plus r√©pandu.

Un lecteur italien m’informe : « En Italien, on trouve le mot masculin « desco » ( = « table »). On l’ultilise que dans la po√©sie.« . Merci !

Notes
  1. Actuellement uniquement au figur√© « raconter des balivernes« .
  2. La Germanie 22

Acuchar « mettre en tas, charger &...

Acuchar « charger (le foin) » vient probablement du gaulois *kŇękka que nous retrouvons dans les parlers du sud-est, en franco-proven√ßal avec le sens « cime » et en proven√ßal avec le sens « tas ». Voir FEW II, 1491. Il n’est pas clair si les deux significations existaient d√©j√† en gaulois?

En ancien proven√ßal est attest√© cucho « tas de paille », en proven√ßal moderne au Queyras cucho « tas, tas de bois qu’on met dans le four ».

Le verbe acuchar « entasser, amonceler » se trouve dans les parlers de l’Est, du francontois jusque dans le Var.

A Die on dit acucha lo ben! en offrant du vin (Han Schook). Claudette Germi, Les mots de Gap √©crit « entasser; charger au maximum (un v√©hicule) ». Le verbe acucher est encore tr√®s vivant √† la campagne.

acuchar

Couladou, chemin du -. Manduel

Le chemin du¬†Couladou¬† √† Manduel.¬† (Plan A4). Etymologie : Couladou¬† est d√©riv√© du latin cŇćlare¬† « filtrer, √©purer ». Le verbe ancien occitan ¬† colar signifie « faire passer un liquide (surtout le lait) √† travers un filtre »; de nos jours c’est devenu « filtrer » tout court. Voir¬† FEW II, 877 ss

Dans l’article de Chantal Lombard, LES TARAIETTES, JOUETS POPULAIRES DE PROVENCE MUS√ČE D’HISTOIRE DE MARSEILLE. Chantai LOMBARD Charg√©e d ‘√©tude j’ai¬† trouv√©¬† dans le paragraphe 9¬† une¬†taraiette¬† : «  Pour filtrer – filtre √† eau, couladou. ».

Il est s√Ľr que le chemin du Couladou¬† √† Manduel¬† ne doit pas son nom √† un jouet, mais je pense qu’il y a (eu) une station d’√©puration d’eau ou de ruisseau.

D’apr√®s google ce chemin se trouve √† la sortie du village direction Bouillargues.

CouladouManduel

Je dois encore aller faire une photo. Il n’y a pas de ruisseau, ni de station.¬† Peut-√™tre un filtre pour le lait? ou le vin?

Mistral nous donne les sens suivants

1. Ce qui coule en une seule fois; éboulis, avalanche.
2. Bout de linge qu’on met dans le trou du cuvier pour conduire l’√©coulement de la lessive.
3. Panier qui sert à filtrer le vin.
4. Ustensile qui soutient l’√©tamine pour couler le lait.
5. Couloir, filtre, crible.
6. Cordon ombilical.

Mon informant pour Manduel m’√©crit¬† qu’il y avait un tout petit ruisseau √† cet endroit qui a pu servir pour la lessive. . Il y a en effet un trait bleu sur la carte Google.

 

braietos ‘primev√®re; narcisse’

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Braietos, bra√Įettes en fran√ßais r√©g.¬† ‘primev√®re », √† Valleraugue (Gard) « narcisse des pr√©s ». L’√©tymologie est le celte braca  » pantalon ».¬† Cette formulation est¬† un bon exemple d’une √©tymologie de dictionnaire qui nous apprend rien.¬† Par contre¬† lhistoire de ce mot qui nous vient de loin, nous renseigne entre autres sur l’√©volution de l’habillement, bref¬† de la Mode. (FEW I,482)

Les Romains n’ont jamais eu l’id√©e de couvrir les jambes avec du tissu, √† Rome il faisait trop chaud pour cela. En conqu√©rant la Gaule, o√Ļ r√©gnait un autre climat, les centurions, jambes nues, voyaient les Ast√©rix et Ob√©lix avec des bracae¬† qui couvraient les jambes jusqu’aux chevilles. Malins,¬† ces Gaulois!

 

                                             centurions   guerrier celte

Les centurions¬† les ont certainement vite adopt√©es, en dehors des combats bien s√Ľr, et parfois ils¬† les portaient quand ils revenaient de la Gaule passer leur permission. ¬† A Rome c’√©tait consid√©r√©¬† barbare et ridicule. Au¬† premier si√®cle on les montrait encore du doigt, mais on n’osait¬† quand-m√™me pas trop se moquer de ces soldats. Deux si√®cles plus tard tout le monde portait des bracae.

C’est comparable √† l’histoire du jean en denim.

La Mode¬† s’en est occup√©e et le pantalon gaulois, tr√®s long, a √©t√© de plus en plus raccourci.¬†¬†¬† Au temps des M√©rovingiens on portait un genre de « short’ qui couvrait les cuisses qu’on appelait chausses:

v√™tements m√©rovingiensEnsuite au cours du Moyen √āge les chausses ‘s’allongent et couvrent les braies, qui changent de « classe sociale » et deviennent¬† « cale√ßon, culotte, pantalon de travail, langes », bref,¬† un v√™tement qu’on ne montre pas ou peu.

Avant que les braies disparaissent de la vue et de la rue, on a compar√© la fleur de la primev√®re¬† √† la jambe d’une braie :

Primula_veris0_clean     chausses longues

D√©j√† au Xe si√®cle nom coculobraca se trouve dans une liste de plantes en latin, une combinaison de cŇ≠cŇęlus + bracae, litt√©ralement « braies de coucou » ou « braies de niais ». S’agit-il d’un souvenir que la braie n’√©tait pas « classe »? En occitan braguet signifie aussi « canon de culotte.

Par abr√©viation braies de coucou ou coucu devient braies, braiettes, ou bien¬† couc√ľt, coouguioulo etc1 un peu partout en France.¬† D’apr√®s le Thesoc le type coucu est le plus r√©pandu.

La primev√®re et la narcisse des pr√©s ont deux traits en commun : elles fleurissent au printemps et elles sont jaunes. Cela suffit pour un transfert¬† du nom.¬† Par exemple √†¬† Saint-Andr√© de Valborgne, comme dans l’Aveyron et ailleurs (voir FEW II, 1454b) couc√ľt d√©signe aussi la « narcisse des pr√©s ». A Valleraugue c’est l’inverse¬† ce sont des¬† braiettes.¬†

Dans plusieurs parlers du Nord et dans les Ardennes le coucou/cocu a √©t√© remplac√© par le chat : braille de chat √† Maubeuge Ailleurs braies a √©t√© remplac√© par chausses; toujours dans l’Aveyron la primev√®re est aussi appel√©e calsos de couc√ľt. 2

PS. Le Thesoc  fournit  4 autres noms pour la narcisse des prés: coutèlo , courbadona, barbeluda et aneda.

bra√Įettes

Notes
  1. Latin cŇ≠cŇęlus¬†« coucou » devient r√©guli√®rement cocu,¬† forme qui en fran√ßais s’est maintenue jusqu’au XVIe si√®cle et de nos jours¬† dans l’occitan de l’Aveyron o√Ļ¬† la primev√®re s’appelle couc√ľt¬† ou bragos de couc√ľt (FEW II,1454).¬† En languedocien existe aussi le d√©riv√© coouguioulo « primev√®re »(FEW II, 1453).
  2. Dénomination qui est passé au flamand voisin kattekous.

repounchou ?

Repounchou est un nom de plante, mais laquelle?¬† J’ai re√ßu le message suivant:

Comme tu le sais, c’est un important point de d√©saccord entre Languedociens (pour qui c’est la raiponce) et Toulousains (pour qui c’est le tamier).

Wikipedia: Le Tamier commun ou Herbe aux femmes battues (Dioscorea communis), est une espèce de plantes grimpantes monocotylédones de la famille des ignames (Dioscoreaceae).

Elle est parfois appel√©e haut liseron, racine-vierge, raisin du Diable, sceau de Notre-Dame ou vigne noire. Dans le sud de la France, elle est couramment d√©sign√©e par son nom occitan ¬ę¬†reponchon¬†¬Ľ2 (qui se prononce r√©pountsou) ou ¬ę¬†r√©(s)pountchou¬†¬Ľ.( Attention, ne pas faire de confusion avec la Bryone dio√Įque d’aspect approchant mais enti√®rement toxique.)

repounchon1dioscorea

Raiponce¬† par contre¬† n’est pas une esp√®ce mais un genre Phyteuma (Linn√© 1753) avec de nombreuses esp√®ces, dont la raiponce en √©pi ou raiponce salade ou raiponce des bois.¬†¬†(Phyteuma spicatum):

raiponce en épi

Par Csame ‚ÄĒ Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=4731535

Le CNRTL s.v. raiponce¬† d√©finit  » plante de la famille des Campanulac√©es … »¬† dont 3 genres Campanula, Phyteuma et Legousia vivent en France.

Campanule raiponce (Campanula rapunculus) encore appel√©e Raiponce cultiv√©e est une plante herbac√©e bisannuelle de la famille des Campanulac√©es. La « Campanule raiponce » est aussi appel√©e en France b√Ęton de Saint Jacques, Rave sauvage et Rampouchou dans le Sud-Est (mais ce mot, reponchon en occitan, d√©signe le Tamier commun en Aveyron), en Angleterre Rampion et Rampion Bellflower d’apr√®s l’auteur de cet article de Wikipedia.

repounchon-Campanula_rapunculus_L_ag1Alibert d√©finit¬† reponchon ¬†avec¬† « raiponce; houblon; pissenlit; chondrille ».

repounchou = houblon houblon;reoiunchou = chondrilla ?chondrilla

Français pissenlit est un nom vernaculaire ambigu. La chondrilla est un autre genre de plantes de la famille des Asteracées.

Pour y comprendre quelque chose, j’ai eu recours au FEW X, 72-73 qui a class√© raiponce dans l’article rapum « racine » . Le nom raponce apparait au XIVe si√®cle en Italie raperonzolo, raponzo .¬† Si j’ai bien compris ces noms d√©signent deux plantes √† savoir la Raiponce en √©pi (Phyteuma¬† spicatum) et la Campanula rapunculus ¬† campanule , dont les racines (rapum¬† en latin) sont consomm√©es en salade au printemps.¬† Beaucoup plus tard, au XIXe si√®cle la m√Ęche (Valerianella locusta) est √©galement appel√©e raiponce, parce qu’elle est aussi consomm√©e, mais cette fois on consomme les feuilles. C’est √ßa l’explication ! . Voir mon article Botanique et occitan ou l’int√©r√™t des noms vernaculaires.

L’allemand Rapunzel d√©signe 1.¬† la mache (Gew√∂hnlicher Feldsalat ) et 2.¬† la campanule (Rapunzel-Glockenblume).

Suite √† l’ article repounchou G√©rard Jourdan qui me suit fid√®lement, me raconte ses souvenirs¬† de jeunesse:

Je lisais avec int√©r√™t ton article sur rapounchou. Un peu de nostalgie aussi car quand j’√©tais gosse, mes parents, ouvriers agricoles, ramenaient souvent de leurs travaux de la salade sauvage. Je me souviens de quelques noms donn√©s par mon p√®re : ampouleta, douceta, pench√© et la star des salades¬† le respountchou. Cette petite racine avec une rosette de feuilles √©tait un vrai r√©gal pour nous. J’ai d√©couvert plus tard qu’il s’agissait de la campanule raiponce reconnaissable √† ses clochettes bleues. Les autres salades √©taient donc la val√©riane (ampouleta), la m√Ęche sauvage (douceta) et le pissenlit (pench√©) au go√Ľt tr√®s prononc√© !!
Pour ce qui est du tamier, je pense qu’il ne pousse pas chez nous dans les basses-plaines de l’H√©rault, mais je me souviens d’avoir consomm√© les jeunes pousses de cette plante (comme des asperges sauvages) lors d’un stage au-dessus de Lod√®ve, au col du Perthus (voisin du causse du Larzac).

 

 

 

 

taraiette ‘d√ģnette’

Tarraillette « petits ustensiles, cruches, pots, qui servent aux jeux des enfants ». Un mot marseillais. √Čtymologie est le latin terra (FEW XIII/1, 257), logique parce qu’√† l’√©poque de la cr√©ation des d√ģnettes jouets, probablement au XIXe si√®cle, elles √©taient en terre cuite1. Auguste Brun , le fran√ßais e Marseille: √©tude de parler r√©gional. Marseille, 1931

tarraillettePhoto du blog La malle aux trésors

Si vous voulez savoir plus sur¬† LES TARAIETTES, JOUETS POPULAIRES DE PROVENCE MUS√ČE D’HISTOIRE DE MARSEILLE. Chantai LOMBARD Charg√©e d ‘√©tude, cliquez sur le lien.

 

Notes
  1. Première attestation du mot dinette date de 1853 dans un catalogue de jouets. CNRTL
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