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Rachalan

InspirĂ© par une visite de la Combe des Bourguignons Ă  Marguerites, j’ai cherchĂ©, l’Ă©tymologie de rachalan.
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Wikipedia ;

La « combe des Bourguignons » : Le 2 aoĂ»t 1989, un violent incendie ravageait les collines dominant Marguerittes au nord, mettant au jour d’anciens enclos agricoles, avec leur cabane et murs en pierre sèche, Ă©difiĂ©s par les petites gens de Marguerittes (ou rachalans) au lieu-dit « la combe des Bourguignons ». Les ouvrages, bâtis Ă  l’aide du matĂ©riau calcaire extrait du sol, ont Ă©tĂ© restaurĂ©s tandis que certaines parcelles Ă©taient replantĂ©es de vignes et d’oliviers comme autrefois. Depuis 2002, un parcours d’interprĂ©tation, long de 1,9 kilomètre, fait dĂ©couvrir ce qu’Ă©tait la vie dans la garrigue. Un conservatoire variĂ©tal permet Ă©galement de mieux connaĂ®tre l’olivier3,4.

Ectrait du site http://www.nemausensis.com/

Le Rachalan  (lien vers la page)
A l’Ă©poque oĂą, sous l’impulsion particulière des tisserands, la Garrigue se transforma, de nombreux terrains, incultes jusqu’alors se couvrirent de vignes, d’olivettes, d’amandiers et d’une flore toute nouvelle. Pour mettre ces terrains en culture et les entretenir, terrains dont beaucoup aujourd’hui sont retournĂ©s Ă  l’Ă©tat d’inculte, NĂ®mes eut alors un type local, devenu introuvable de nos jours : le Rachalan.
Le Rachalan, en langage vulgaire lou racho ou travaiadou, Ă©tait l’ouvrier agricole travaillant dans la Garrigue, cultivant un bout de champ Ă  lui, soignant particulièrement ceux des autres et faisant les travaux de culture et d’entretien que ne pouvait faire le masetier lui-mĂŞme, taffetassier, artisan ou bourgeois, occupĂ© ailleurs.
A-dessus dou rache proprement dit, il y avait lou baile rachalan ou chef de colle, qui Ă©tait un petit entrepreneur de travaux agricoles, ayant sous ses ordres trois ou quatre ouvriers, qu’il employait, concurremment avec lui, aux divers travaux de la Garrigue. La plupart des rachalans possĂ©daient un âne, leur insĂ©parable compagnon de travail : .. lou bechar sus l’espalo, la biasso au col, l’ase davan, lou rachalan camino ver la vigno ; … a Ă©crit Bigot.

Cet âne constituait un véritable capital pour le travaiadou ; il portait un bât auquel on suspendait de chaque côté une banaste, servant à transporter dans les champs les outils du rachalan, le fumier et tout ce qui était nécessaire aux cultures, et à descendre en ville les récoltes diverses de la Garrigue : olives, raisins amandes, etc.
Quelquefois, en plus de son âne, le rachalan avait un chien loubet, ce qui était un luxe et lui valait le surnom de rachalan di double.
ait rachalan dĂ© dĂ©lai viviĂ© dĂ© soun traval et dĂ© quaouqui soou, embĂ© si fiyo, un ase et soun chin gardo-biasso-loubĂ© qu’Ă  l’oucasioun èro un paou chin de casso (Bigot : l’Ase et lou Chin).

Etymologie.

D’aorès E.Serran, Les masets nimois.  (Revue du Midi. Tome XXII, 1898, pp314-334) p.322 citĂ© par Claude Achard :

Le rachalan est le cultivateur nĂ®mois se rendant Ă  son travail montĂ© sur son âne. Dans l’idiome local rache signifie « Ă˘ne »

Dans le Trésor de Mistral, les mots racho et racahalan sont bien présents, mais pas avec le sens âne:

RachalanMistralIl suggère une racine romane rascalau  et le sens serait alors « racler » , mais normalement le -s- est conservĂ© dans cette famille de mots qui viennent d’une racine rasicare. Voir par exemple l’article rascar.  Voir aussi le verbe racher dans le CNRTL

 D’autres sobriquets pour les NĂ®mois dans l’article reboussier. 

 

 

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  1. Reboussier | Etymologie-occitane - […] rachalan qualifiait les paysans de NĂ®mes. ( Peut-ĂŞtre une dĂ©formation de bachalan? voir aussi bajana). cf […]

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