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Vibre, vibro,

La nouvelle rĂ©daction de l’article BEBER (ancien français bièvre) est disponible sur le site de ATILF tĂ©lĂ©chargeable en format PDF

Vibre, vibro, vibrĂ« (S) « castor ». Une ballade dans la Lozère  e.a.  Ă  VĂ©bron, canton de Florac, un petit village qui se situe entre Causses et CĂ©vennes, au pied du Mont Aigoual, aux portes des Gorges du Tarn et de la Jonte, et la ville magnifique de Ste Enimie. C’est  un des rares endroits de France oĂą l’on peut dĂ©couvrir le vibrĂ«.

Comme le vibrĂ« s’appelle bever en nĂ©erlandais, beaver en anglais, Biber en allemand, je me suis dit qu’il devait y avoir des liens entre ces mots. Les voilĂ  Ă  partir du proto-indo-europĂ©en, trouvĂ© dans le site suĂ©dois de Wikipedia :

Les Romains ne connaissaient pas très bien cet animal. Ils l’appelaient fiber ou biber, son Ă©quivalent d’origine celtique, ou castor empruntĂ© au grec. Le mot gaulois *bebros a Ă©tĂ© conservĂ© dans de nombreux toponymes qui datent de l’Ă©poque prĂ©-romaine. La forme germanique de la mĂŞme racine Ă©tait *bebru. On suppose Ă  ce mot une racine indo-europĂ©enne signifiant sans doute « brun », qu’on retrouve dans le sanskrit babhrĂşh, qui a Ă  la fois le sens de « brun » et celui de « mangouste ». Il semble que le castor a disparu assez tĂ´t de la pĂ©ninsule italique, mais la fourrure du castor et le castorĂ©um, utilisĂ© dans la parfumerie et en mĂ©decine, Ă©taient très apprĂ©ciĂ©s et importĂ©s des pays germaniques.

L’ancien occitan connaissait surtout le mot befre comme l’ancien français le mot bievre, qui est Ă  l’origine du nom de très nombreuses rivières de France et de Belgique oĂą l’animal aurait Ă©tĂ© prĂ©sent : la Bièvre, le Beuvron, la Vèbre, le VĂ©bron, la Beuvronne, etc.

Mais au cours du moyen âge, l’animal a disparu de nos rivières, Ă  tel point qu’on ne le connaissait plus que par ouĂŻ-dire. La preuve: en corse bĂ©felu signifie « un animal imaginĂ© »!

Ce n’est qu’Ă  partir du XVIe siècle que l’on redĂ©couvre le vibro/castor suite Ă  la dĂ©couverte du nouveau monde et grâce Ă  la vogue des chapeaux en fourrure de castor. Pour tout savoir sur cette mode et son Ă©volution, voir Allaire Bernard « Pelleteries, manchons et chapeaux de castor. Les fourrures nord-amĂ©ricaines Ă  Paris, 1500-1632. Paris, 1999.  C’est bien sĂ»r avec cette mode et Ă  partir de Paris, que le mot castor s’est rĂ©pandu dans toute la France.

Pendant un voyage dans le Nord des USA, Chicago (Illinois) et le Montana, j’ai appris beaucoup plus sur le rĂ´le important qu’a jouĂ© la chasse aux fourrures et les trappeurs dans l’histoire de cette rĂ©gion. J’essaierai de me documenter et je vous tiendrai au courant.

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