cat-right

Carchofa

Carchofa « artichaut » plutĂ´t que « grande joubarbe ». En plusieurs endroits cachofa. Les deux plantes se ressemblent, la confusion est comprĂ©hensible, mais elles n’appartiennent mĂŞme pas Ă  la mĂŞme famille. Voir l’article barbajaou  « joubarbe ».

L’origine de la forme occitane et de la forme française est l’arabe harsĚŚĂ»fa « artichaut »(TLF), mais l’histoire du cheminement des deux formes n’est pas la mĂŞme.

La forme française, dont la première attestation d’artichault « la plante » date de 1538, a Ă©tĂ© empruntĂ©e au piĂ©montais ou au lombard oĂą il est appelĂ© articiocco,articiocch, probablement un emprunt Ă  l’ espagnol alcachofa. Les formes germaniques allemand Artischocke, nĂ©erlandais artisjok (1545), anglais artichocke reposent Ă©galement sur la forme italienne. Ces dates i correspondent Ă  l’histoire de l’importation et diffusion de la plante dans le Nord de la  France. Voir Ă  ce propos, notamment l’influence de la gourmandise de Catherine de Medicis, l’article artichaut de Wikipedia. L’Italie est d’ailleurs restĂ© le plus grand producteur d’artichauts.

Le mot occitan carchofa est venu de l’arabe par le catalan carxofa, escarxofa , espagnol alcarchofo, portugais alcachofra. La première attestation connue en occitan date de 1544, mais  en catalan carxofa  est dĂ©jĂ  attestĂ© en 14901. L’artichaut Ă©tait donc connu dans la cuisine mĂ©ridionale  bien avant que Catherine de Medicis devienne reine de France.

 

La planche de l’EncyclopĂ©die Artichaut

Notes
  1. L’occitan et le catalan Ă©taient considĂ©rĂ©s comme une seule langue Ă  l’Ă©poque

Serp, ser

Serp, ser  « serpent, couleuvre ». Dire: l’Ă©tymologie est latin serpens est trop simplifier les choses. Latin serpens, serpentem aurait dĂ» aboutir Ă  serpan ou sarpent (attestĂ© par Mistral) en languedocien, mais ces formes sont manifestement des emprunts au français ou Ă  l’italien.  La forme indigène est serp ou ser, attestĂ© depuis le XIIe siècle dans tout le domaine occitan. Nous retrouvons la mĂŞme forme en italien: serpe, s. f. « (region. o lett. s. m.) serpente, spec. se non grande e di specie non velenosa | a serpe, a spirale | scaldarsi, nutrire una serpe in seno,… »en roumain sarpe, en rhĂ©to-roman, en catalan serp, espagnol sierpe et portugais serpe.
Ces formes nous obligent à supposer un étymon *serpem.  Au VIe siècle, Venantius Fortunatus utilise le mot serps au nominatif, ensuite la forme serpes est attestée du VIIe au Xe siècle dans des textes en latin .

Le pourquoi de la rĂ©partition gĂ©ographique des deux types serpentem/serpem n’est pas clair, peut-ĂŞtre y a-t-il une distinction entre langue littĂ©raire et langue parlĂ©e, Ă©tant donnĂ© que le serpent joue un rĂ´le important dans la Bible.

 

A l’origine de cet article est une discussion dans le site Lexilogos sur l’Ă©tymologie de cerf-volant:

  • Gros colĂ©optère mâle (Lucanides) dont les mandibules de grande taille et proĂ©minentes rappellent les bois du cerf.
  • Objet constituĂ© par du papier ou de l’Ă©toffe, tendu sur une armature lĂ©gère de bois et une queue servant de contrepoids, que l’on fait voler dans les airs au grĂ© du vent, en le maintenant reliĂ© au sol par une attache.

Le FEW met les deux sens sous cervus « cerf », mais dans un article paru dans Romania, t. 93(1972) 563-567, H.Polge suppose un Ă©tymon du type *serpe volante « serpent volant ». En effet quand je vois un cerf-volant :

 

je pense plutĂ´t Ă  un serpent ou un dragon qu’Ă  un cerf.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le cerf-volant a Ă©tĂ© introduit en Europe par Marco Polo Ă  son retour de la Chine. La première image d’un cerf-volant en Europe date de 1326 et comme toute invention il est rapidement utilisĂ© comme arme! Dans le site http://www.carnetdevol.org/siteCVang/navang.htm vous en trouverez quelques-unes.
Si vous lisez l’espagnol, il y a une belle histoire d’un gĂ©nĂ©ral corĂ©en qui avait envoyĂ© une grande quantitĂ© de cerfs-volants avec des lumières au dessus du campement des Japonais.

Une des premières descriptions vient du manuel machines de guerre Bellefortis (1405) de Conrad Kyeser. qui contient l’illustration suivante. Vous voyez bien qu’un cerf-volant prend la forme d’un dragon.

ll faudrait mieux connaĂ®tre l’histoire de la propagation du cerf-volant en Europe.  Il a dĂ» arriver en France Ă  partir de l’Italie (Marco Polo). En passant par la Provence, il a pris le nom  ser volant, et  je ne serai pas Ă©tonnĂ© si quelqu’un dĂ©couvre qu’un Marseillais  est arrivĂ© Ă  Paris avec ce  nouveau jouet et que le Parisien lui a demandĂ© kesako? et le Marseillais lui a rĂ©pondu « ung ser-volang » . Et le Parisien rĂ©pète: Ah,bon un cerf-volant! Je vais le noter!

Dans le Nord, wallon, picard, flamand, la Moselle et jusqu’ Ă  MontbĂ©liard le cerf-volant est appelĂ© dragon!

Petas ou pedas. Une histoire de Grecs et de Romain...

Πιττακιον (pittakion) «petit morceau de cuir ou d’étoffe»


 

En languedocien le petas (subst. masculin!) est un « morceau d’étoffe pour raccommoder ». Voilà un mot dont les formes et la répartition géographique nous racontent l’histoire de l’influence grecque et romaine dans le Midi.

La limite nord de l’extension du mot est une ligne qui suit la Loire et passe par la Bourgogne. L’occitan s’Ă©tendait autrefois jusqu’Ă  cette ligne; le Poitou et la Saintonge faisaient partie du domaine occitan. Voir Ă  ce propos l’extrait de Evolution-et-structure-p-64

Nous trouvons en Occitanie deux formes:

1) pedas « vieux linge » ou « langes » avec des dérivés comme en marseillais repedassagi « rapiécer ». Cette forme se trouve d’une part en provençal, à l’est du Rhône dans une région qui va de Marseille jusqu’à la Franche-Comté (dans le nord de cette zone le -d– entre voyelles a disparu au cours des temps et en franc-comtois *peás est devenu pas « langes »), et d’autre part dans le Nord de l’Espagne dans le Roussillon (une amie catalane vient de me le confirmer quand elle était petite elle avait des « culs pedassés » c’est –à-dire des raccommodages sur les coudes de sa veste ) et dans une bande étroite qui va du département de l’Aude jusqu’au sud de la Gascogne et à Bayonne. En catalan pedas, en espagnol pedazo, enportugais pedaço et même en basque pedašou. signifient« morceau de cuir ou de tissu »,Alibert donne les deux formes pedaçet petaç également pour les dérivés sans localisation.

2)A l’ouest du RhĂ´ne nous trouvons la forme petas dĂ©jĂ  attestĂ©e dans des textes du 14e siècle provenant de Toulouse, Albi et Montauban. Dans les patois modernes, on la trouve en Poitou, Anjou, et dans le Languedoc, notamment Ă  Alès, Lasalle, Valleraugue, BĂ©ziers, PĂ©zenas, dans le Tarn etc. etc. toujours avec le mĂŞme sens de « morceau de cuir ou de tissu pour raccommoder ». Et bien sĂ»r, il existe de nombreux dĂ©rivĂ©s comme en languedocien petassáou « grand morceau ( p.ex. pan d’un mur )» et le petassou « un boutis que les mamans mettaient sur le bras pour le cas oĂą le bĂ©bĂ© ferait pipi » (Manduel) ou petassar « rapiĂ©cer ». En français rĂ©gional cela donne petasser « raccommoder » et au sens figurĂ© « faire la paix » (Andolfi ), aussi repĂ©tasser, rapetasser (ML) Ă  Sète

Depuis les inondations les rues de Nîmes sont toujours petassées.

Eugène Rolland connaissait une devinette qui date bien d’avant l’utilisation du goudron pour petasser les rues et les routes.

rue petassée

 

L’histoire de ce mot a longtemps été un casse-tête chinois pour les étymologistes. Le mot grec a deux -tt- Suivant l’évolution phonétique normale la forme petas est régulière. Comment expliquer la forme provençale pedas ? C’est Walther von Wartburg qui nous a donné l’hypothèse la plus satisfaisante:

Nous savons qu’ en grec ancien par l’évolution phonĂ©tique rĂ©gulière la prononciation des consonnes doubles s’est affaiblie au 3e siècle avant JC, et les deux –tt– sont devenus –t- , donc pittakion est devenu *pitakion. Le parler de Marseille a suivi l’Ă©volution du grec ancien. A partir de Marseille, le mot avec un seul –t– qui plus tard est devenu –d- ou a mĂŞme disparu, s’est rĂ©pandu dans tout le sud de la Gaule et dans le nord de l’Espagne.

Mais dans d’autres colonies grecques, et spĂ©cialement celles de la Grande Grèce (Magna Graecia), c’est-Ă -dire la Sicile et le sud de l’Italie (dans quelques villages comme Calimera dans les Pouilles on parle encore grec de nos jours) cette Ă©volution n’a pas Ă©tĂ© suivie, on continuait de prononcer les deux –tt-.

Au premier siècle avant J.-C. les Romains ont emprunté le mot pittacium avec deux –tt–, à la langue grecque telle qu’elle était parlée dans le sud de l’Italie. Nous trouvons pittacium dans différents textes latins à partir de 50 avant J.-C. Au temps des Césars le mot était très à la mode et servait à désigner entre autres « des compresses, des morceaux de cuir pour réparer les sandales, des billets de loterie, des étiquettes » etc. et la forme avec un –t- existe toujours en italien : petaccia « chiffon », pettacciare « rapetasser », à Milan petaš « tripes ».

Les Romains ont occupé la Septimanie correspondant aux départements des Pyrénées-Orientales, de l’Aude, de l’Hérault et du Gard) à partir de 118 avant J.-C. 1.

Politically, Narbonne gained importance as a competitor to Marseille. Julius Cesar settled veterans from his 10th legion there and attempted to develop its port while Marseille was revolting against Roman control.

ils ont introduit leur forme pittacium devenue petas, et le mot a suivi les armĂ©es romaines en supplantant la forme pedas au moins jusqu’à la Loire. La forme marseillaise avec un –d- n’a pu se maintenir que dans l’arrière pays marseillais et dans la pĂ©ninsule ibĂ©rique.

En français nous trouvons le verbe rapetasser à partir du XVIe siècle notamment chez Rabelais. Il est probable qu’il a été introduit dans la langue officielle à partir de Lyon et qu’il s’est propagé ensuite dans les patois du nord de la France, à partir de la capitale et il est resté dans le français régional:

« Quand BretomiĂ© danse,
Danse Bretomié,
AnvĂ© ta chemiz’ blanche
Toute petassĂ©e! »
(Extrait de « Contes populaires du Bourbonnais » de Paul Duchon)

Avec l’histoire de ces deux formes d’un mot, petas et pedas, l’étymologie et la géographie linguistique nous font comprendre le pourquoi de ces formes dans les patois actuels. C’est l’évolution phonétique des mots qui contraint l’étymologiste à expliquer la disparition ou le changement d’un son ou d’un groupe de sons qui n’entrent pas dans le cadre des changements réguliers.

Bien sûr, l’histoire des formes pedas et petas ce n’est pas le Pont du Gard, mais les vestiges des Romains et des Grecs se rencontrent aussi dans la langue de tous les jours.

 

_________________________________________

Notes
  1. Modern-day Narbonne was the first Roman colony outside of Italy. It was established in Gaul in 118 BC, as Colonia Narbo Martius. It was located on the Via Domitia, the first Roman road in Gaul, built at the time of the foundation of the colony, and connecting Italy to Spain. Geographically, Narbonne was therefore located at a very important crossroads because it was situated where the Via Domitia connected to the Via Aquitania, which lead toward the Atlantic across Toulouse and Bordeaux. In addition, it was crossed by the Aude River. Voir ma Source

Cartagène

Cartagène «mélange de moût de raisin et d’alcool ». Etymologie: du nom de la ville Cartgena dans la province Murcia en Espagne. Il remplace le mot calabre, qui n’existe plus, mais qui d’après Mistral avait exactement ce sens. Un vigneron du coin  m’a appris que la cartagène est faite  comme on faisait le calabre.

Comme il y a des controverses sur l’orthographe du mot : cartagène ou carthagène, l’origine  du  nom  du  produit peut nous Ă©clairer.

Mistral

Entre 1860 et 1870 il y a eu beaucoup de contacts entre le Félibrige et la  Catalogne. En 1867 Victor Balaguer trouve refuge politique en Provence. Pour remercier les félibres provençaux, les
fĂ©libres Catalans leur offrent la Coupo Santo qui reprĂ©sente deux sĹ“urs,  la Catalogne et la Provence.  FrĂ©dĂ©ric Mistral chantera en leur honneur la Cansoun de la Coupo (= ) lors d’un banquet en Avignon le 30 juillet 1867. La Coupo Santo est  devenu l’hymne rĂ©gional du pays d’oc,.

Prouvençau, veici la Coupo
Que nous vèn di Catalan
…

En catalan existe le verbe calabriar « couper le vin ». Calabriar a dĂ» ĂŞtre un mot pĂ©joratif car dĂ©jĂ  au 17e siècle, il y avait en Espagne  la croyance populaire que Judas, le traĂ®tre, Ă©tait un  Calabrese. Un calabrese Ă©tait un traĂ®tre ou un bandit.  Le mot calabre avait le sens «vin coupĂ© ».   DĂ©jĂ  Ă  l’Ă©poque les lois du marketing s’imposaient.  Vin coupĂ© n’est pas très vendeur. Le nom du produit a Ă©tĂ© changĂ© Ă  la fin du 19e siècle en  cartagène d’après le nom de la ville de Cartagena dans la province Murcia. Le mot cartagène s’écrit donc sans –h- parce que son origine est Cartagena.

Aigardent

Aigardent, aigarden s.m. »eau-de-vie ». Etymologie:  latin aqua + ardente « eau + brulante, enflammĂ©e « . Le type occitan aigarden se retrouve en italien aquardente (1431), catalan aigardent, espagnol aguardiente.

Alambic de Tepe Gawra (Irak) d'après Roget J. et Garreau Ch. 1990

L’histoire de la distillation nous ramène très loin en arrière; il semble que les archĂ©ologues ont trouvĂ© en MĂ©sopotamie des alambics qui ont plus de 3500 ans.  La technique Ă©tait connue en Inde au 3e millĂ©naire avant J.-C.  Comme c’est le cas de beaucoup de connaissances et de savoir, ce sont les Arabes qui, arrivant Alexandrie en 640, dĂ©couvrent ces techniques et les font circuler dans tout le bassin mĂ©diterranĂ©en. Marcus Grachus, dit Marco Graco, un italien du VIIIe sicle, dĂ©crit la distillation du vin pour obtenir des eaux de vie, comme Geber (alchimiste arabe qui vĂ©cut de 730- 804) Ă  la mĂŞme Ă©poque. L’alambic et l’eau de vie arrivent en Andalousie, puis se diffusent en Europe.

Pour l’histoire rĂ©gionale:

Arnau de Vilanova, dit Arnaud de Villeneuve (mĂ©decin catalan de l’universitĂ© de Montpellier, mort en 1311) dĂ©crit la fabrication de l’aqua ardens (eau ardente : macĂ©ration de plantes et d’alcool) dans son Tractatum de vinis. Il est le premier Ă  pratiquer le mutage Ă  l’alcool (procĂ©dĂ© arabe semble -t-il) pour amĂ©liorer la conservation du vin. Les templiers du Mas Deu de Perpignan gĂ©nĂ©ralisent ensuite le procĂ©dĂ©. D’oĂą le dĂ©veloppement de vins doux naturels dans la rĂ©gion. Pour une description approfondie voir le site Viticulture-Oenologie-formation. Voir aussi l’article Cartagène.

Arnau de Villanova (Espagne)(Photo A.Guerrero)

On remarquera que la statue a Ă©tĂ© amputĂ©e des deux mains. (Par qui? pour quoi?) A l’origine, Arnaud tenait un livre dans une main et un alambic dans l’autre. Et pouquoi eau-de-vie en français mais aussi dans une partie du domaine  occitan, notamment en gascon : aygo de bito? Ces parlers ont adoptĂ© le calque (= traduction littĂ©rale) du latin aqua vitae, sous l’influence de la langue des alchimistes qui  croyaient avoir trouvĂ© l’Ă©lixir de longue vie.

MaĂ®tre Vital Dufour Ă©tait  vers 1310  prieur franciscain d’Eauze et de St Mont dans le Gers, puis cardinal. Il  a fait des Ă©tudes de mĂ©decine Ă  Montpellier. Dans son  ouvrage de mĂ©decine, retrouvĂ© la bibliothèque du Vatican, il parle des 40 (quarante !) vertus de l’aygo ardento ou l’aygo de bito, sans oublier de dire que l’abus d’alcool est dangereux.   Je cite: « Elle aiguise l’esprit si on en prend avec modĂ©ration, rappelle Ă  la mĂ©moire le passĂ©, rend l’homme joyeux au dessus de tout, conserve la jeunesse et retarde la sĂ©nilitĂ©...  IntĂ©ressant Ă  savoir Ă  mon âge!

M.Evin l’a-t-il lu? D’ailleurs, les mĂ©ridionaux ont l’ aigo boulido Ă  leur disposition. Et « L’aigo-boulido sauvo la vido ». Voir l’article suivant.

Le Bureau National Interprofessionnel de l’Armagnac, installĂ© justement Ă  Eauze, a eu la gentillesse de me faire parvenir des photocopies aussi bien de l’Ă©dition du texte latin , de la transcription avec une police moderne et de la traduction en français. Il y a les quarante (40 !) vertus de l’Armagnac, du cognac, du marc de Bourgogne, bref de l’aigardent. MaĂ®tre Vital doit s’y connaĂ®tre, il avertit rĂ©gulièrement que « l’abus d’alcool est dangereux ».
Si vous voulez en savoir plus, n’hĂ©sitez pas de suivre ces liens : Pages de titre du livre imprimĂ© en 1531. Traduction du texte latin 1 , suite de la traduction. Si vous voulez le texte en latin, n’hĂ©sitez pas Ă  me contacter. Un rĂ©sumĂ© se trouve ici.
Avec mes remerciements au Bureau National Interprofessionnel Armagnac, Ă  Eauze (32).
L’abbĂ© de Sauvages dans son article aigarden, Ă©crit : « en termes des Halles du coco, du paf , du tagaume etc. Le tafia ou rhum est de l’eau-de-vie du sucre. » Dans les dictionnaires d’argot je ai retrouvĂ© le mot paf « eau-de-vie », mais cette attestation dans le dictionnaire de l’abbĂ© de Sauvages est la première! et dans le TrĂ©sor de la Langue Française paf est seulement mentionnĂ© comme adjectif « ivre ».
Page 24 sur 25« Première page…10…2122232425