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Voyage

Voyage « Quantité de marchandise transportée en une seule fois » vient du latin viaticum.

L’exemple donné par le TLF : J’ai rapporté un voyage de pierres ( pour le domaine franco-provençal et tiré de Tuaillon Région. 1978; mentionné aussi pour le Champsaur), me rappelle le temps où je participais aux Bourses de Minéraux et Fossiles dans toute la France. Le mot voyage était fréquemment utilisé par tous les exposants avec ce sens, lors de l’installation et le démontage des stands. Maintenant mes fils s’en chargent. Atelier La Trouvaille. Vous y trouverez même une video sur mes débuts comme lapidaire « tailleur de pierres précieuses et semi-précieuses ».

Le sens régional donné ci-dessus est aussi courant dans le Midi, et je viens de lire un livre en anglais ou journey a le sens  » déplacement  de sable sur une courte distance ».

Vueg, void, vog

Vueg, vueja « vide », void, voida, vog, voja;  vuejar « vider ». Etymologie: *vocitus « vide ». Pourquoi cette étoile * ? Parce que vocitus n’est attesté qu’au IIIe ou IVe siècle dans l’Itala, une traduction de la Bible en latin, antérieure à la Vulgate. Vocitus se trouve aussi dans des graffiti de la même époque. Ces graffiti sont très intéressants pour les historiens de la langue. Jetez un coup d’oeil sur les Graffiti de Pompeï dans ce site.

admiror o paries te non cecidisse ruinis qui tot scriptorum taedia sustineas (CIL 4, 1904, 2461 et 2487)

(Mur, je suis surpris que tu ne te sois pas effondré sous le poids des bêtises de tous ceux qui ont écrit sur toi.)

Cela montre une fois de plus que les langues romanes viennent du latin parlé. Le latin littéraire avait les mots vacuus, vacare « vider », mais dans des dérivés avec l’accent sur l’avant-derrière syllabe comme vacivus, le -a- était déjà passé à -o- au temps de Plaute (254 avant J.-C.) : vociva. 

En ancien occitan vocitus était devenu vuech, vuechia (XIIe s.), et la majorité des parlers occitans ont gardé la diphtongue; tandis que l’ancien français vuit, vuide a été simplifié en vide et le verbe en vider, le v- ayant absorbé le -u- suivant. (Bourciez).

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