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	<title>c | Etymologie-occitane</title>
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	<description>Dictionnaire étymologique de l&#039;Occitan</description>
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	<title>c | Etymologie-occitane</title>
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	<item>
		<title>Cabessaou &#8216;coussinet de tête&#8217;</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Robert Geuljans]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Mar 2017 09:36:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[c]]></category>
		<category><![CDATA[étymologie]]></category>
		<category><![CDATA[français régional]]></category>
		<category><![CDATA[géolinguistique]]></category>
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					<description><![CDATA[Cabessaou « tortillon, coussinet qu&#8217;on met sur la tête pour porter un fardeau ». Étymologie : dérivé du latin capitium « ouverture de la tunique par laquelle on passe la tête ». FEW II, 261b en bas de page. La géolocalisation de ce mot avec ce sens  est limité à l&#8217;occitan à l&#8217;Ouest du Rhône. Je ne sais si [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Cabessaou </strong> « tortillon, coussinet qu&rsquo;on met sur la tête pour porter un fardeau ». Étymologie : dérivé du latin <strong><em>capitium</em></strong> « ouverture de la tunique par laquelle on passe la tête ». <a href="http://https://apps.atilf.fr/lecteurFEW/lire/20/261">FEW II, 261b en bas de page.</a></p>
<p>La géolocalisation de ce mot avec ce sens  est limité à l&rsquo;occitan à l&rsquo;Ouest du Rhône. Je ne sais si l&rsquo;objet et son utilisation est également limité?</p>
<div id="attachment_15907" style="width: 282px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.etymologie-occitane.fr/wp-content/uploads/2017/03/cabessaou.jpeg"><img fetchpriority="high" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-15907" class="size-full wp-image-15907" src="https://www.etymologie-occitane.fr/wp-content/uploads/2017/03/cabessaou.jpeg" alt="cabessaou" width="272" height="185" /></a><p id="caption-attachment-15907" class="wp-caption-text">cabessaou du XXIe siècle</p></div>
<p>Le sens le plus proche du mot latin se trouve dans l&rsquo;Aveyron <em>lo</em> <strong>cabesso</strong>,dans l&rsquo;expression<em> otopà pel lo cabesso </em>« saisir par le collet ».</p>
<p>Le sens le plus répandu de <em>cabès   </em>(<em>chevet</em> en français) latin est « traversin ».</p>
<p>Un chef 3*** a appelé <em>cabessàou </em>une crêpe roulée ». Un visiteur me le signale:</p>
<blockquote><p>Je viens de lire l&rsquo;article consacré à cabessaou et je voudrais signaler que ce mot désignait les » crêpes roulées ». L&rsquo;;analogie de la forme de la crêpe roulée avec la forme du traversin explique sans doute cela.<br />
Cette dénomination pour les crêpes était en usage dans la région de Tonneins, Le  Mas d&rsquo;Agenais Damazan et environs.<br />
Amicalement</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Cabessaou &#034;coussinet&#034;</title>
		<link>https://www.etymologie-occitane.fr/2013/05/cabussaou-coussinet/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Robert Geuljans]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 May 2013 14:04:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[c]]></category>
		<category><![CDATA[géolinguistique]]></category>
		<category><![CDATA[métiers anciens]]></category>
		<category><![CDATA[ustensiles]]></category>
		<category><![CDATA[viticulture]]></category>
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					<description><![CDATA[Cabessaou « tortillon, bourrelet, coussinet qui sert à porter un fardeau sur la tête ». Une image d&#8217;un cabessaou  par René Domergue (Montpezat).  L&#8217;étymologie est  capitium  qui en latin signifie « ouverture pour la tête dans une tunique ». Mistral donne les formes suivantes: La forme la plus courante est cabessaou  avec un &#8211;e-.    Il y a un autre [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Cabessaou </strong>« tortillon, bourrelet, coussinet qui sert à porter un fardeau sur la tête ». <a href="http://www.renedomergue.com/35.htm">Une image d&rsquo;un </a><em><a href="http://www.renedomergue.com/35.htm">cabessaou</a>  </em>par René Domergue (Montpezat).  L&rsquo;étymologie est  <em><strong>capitium  </strong></em>qui en latin signifie « ouverture pour la tête dans une tunique »<strong><em>. </em></strong>Mistral donne les formes suivantes:<strong><em></em></strong></p>
<p><a href="https://www.etymologie-occitane.fr/wp-content/uploads/2013/05/Cabessau_Mistral.jpg"><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-11681" title="Cabessau_Mistral" src="https://www.etymologie-occitane.fr/wp-content/uploads/2013/05/Cabessau_Mistral.jpg" alt="" width="297" height="98" /></a><strong><em></em></strong>La forme la plus courante est <em>cabessaou  </em>avec un &#8211;<em>e-.    </em></p>
<p><em></em>Il y a un autre groupe de mots qui y ressemble beaucoup, dont le verbe <strong><em>cabussar </em></strong>« plonger avec la tête  en avant ».  Ce verbe   et ses dérivés, qui sont très fréquents dans tout le domaine occitan, sont  classés par le FEW dans l&rsquo;article <strong><em>caput </em></strong>« tête<strong><em>,  </em></strong>pour des raisons d&rsquo;ordre phonétique.</p>
<p>Dans le Thesoc je trouve s.v. « tortillon » les formes <em>cabessal, cabessala, cabelhada, capelada</em> et <em>capeluda  </em>dans lesquelles il y a manifestement de l&rsquo;influence du mot <em><strong>caput  </strong></em>et de ses nombreux dérivés.</p>
<p>Un visiteur originaire de la  Vaunage m&rsquo;écrit:</p>
<blockquote><p>Bonjour,<br />
Je ne trouve nulle part le mot <strong><em>cabusaou</em></strong> ou <strong><em>cabusau</em></strong>.<br />
Le <em>cabusaou</em> était confectionné avec un « sac à patates  » bourré de paille.<br />
Il enserrait la tête et portait sur les épaules du porteur pendant les vendanges.<br />
Il fallait bien sûr quelques coutures pour lui donner la bonne forme.<br />
La comporte était posée dans un rang, le porteur (qui ne portait rien à ce moment là) ou les coupeurs vidaient les seaux dans la comporte. Une fois pleine, un vendangeur aidait le porteur à poser la comporte sur la tête du porteur (d&rsquo;où le nom comporte, porter avec), ou plutôt sur le <em>cabusaou</em>. Le poids était donc réparti sur la tête et les épaules du porteur.<br />
Double avantage par rapport à la hotte, on ne porte que quand c&rsquo;est plein ou vide; on porte sur la tête et les épaules.<br />
Ici, en Vaunage, 10 km à l&rsquo;ouest de Nîmes.<br />
J&rsquo;ai été porteur en 1969, et le tombereau été encore tiré par un cheval.</p></blockquote>
<p>N&rsquo;ayant pas trouvé <em>cabussaou  </em>avec  ce sens dans l&rsquo;Alibert, ni dans le Trésor de Mistral<sup class='footnote'><a href='#fn-11670-1' id='fnref-11670-1' onclick='return fdfootnote_show(11670)'>1</a></sup>, je me suis adressé à Gérard Jourdan, qui m&rsquo;avait envoyé la description de la  <em>Culture de la vigne ne Languedoc  au début du XXe siècle </em>faite par son père. Il m&rsquo;a donné la réponse détaillée que voici:</p>
<blockquote><p>Bonjour Robert,<br />
hé non ! ce terme de <em>cabusaou</em> n&rsquo;est pas dans le vocabulaire de Montagnac ; chez moi, donc, les ustensiles de la vendange étaient les suivants :<br />
un seau (d&rsquo;environ 8 litres) rempli par le coupeur ( <em>lou coupaïré</em>),<br />
le leveur de seaux récupérait le seau plein (<em>lou farrat</em>) et le vidait dans une comporte en bois (environ 100 litres) la<em> semal</em> dans laquelle <em>lou quichaïré</em>, avec l<em>ou quichadou</em>, comprimait cette vendange.<br />
Quand la<em> semal</em> était pleine, elle était soulevée par deux porteurs avec deux gros leviers : les <em>sémaillés</em> et transportés jusque sur la charrette équipée de ridelles en fer (vous avez un schéma de cette charrette dans le document de mon père).<br />
Donc chez nous rien de ce <em>cabusaou</em>.</p>
<p>Mais j&rsquo;ai quelques souvenirs qui s&rsquo;apparentent un peu à cet objet.<br />
Lors de vendanges dans la région de Lunel ( donc pas très loin  de la Vaunage), dans les années 1970, je me souviens d&rsquo;avoir utilisé le seau comme chez moi mais on le vidait dans une comporte en zinc, plus petite que la nôtre, emportée vers le tombereau par un porteur qui la plaçait sur sa tête protégée par un <span style="text-decoration: underline;">tortillon</span> de jute et de ficelle.<br />
Je me demande d&rsquo;ailleurs comment le porteur de la Vaunage portait une comporte même plus petite que la nôtre, ou alors c&rsquo;était plutôt une hotte qu&rsquo;il portait sur les épaules.</p>
<p>De la même façon, je me souviens d&rsquo;avoir vu ma grand-mère espagnole ( native de la région de Murcie) transporter un cuvier plein de linge de sa maison au lavoir du village ( à Montagnac) sur la tête qu&rsquo;elle protégeait avec <span style="text-decoration: underline;">le même tortillon</span> que pour les vendanges.<br />
Enfin, toujours à Montagnac, je me souviens d&rsquo;avoir « badé » (regardé curieusement) l&rsquo;ouvrier du fournisseur de charbons, François Carminati ( qui était un copain à mon père) en train de transporter des sacs de boulets de charbon (qui devaient faire au moins 50 kg) sur la tête et les épaules qu&rsquo;il protégeait avec un <span style="text-decoration: underline;">sac de jute qui lui couvrait la tête et les épaules</span>, mais je ne me souviens pas s&rsquo;il était rempli de paille.</p></blockquote>
<p>Grâce à la coopération de mes visiteurs, nous apprrenons que non seulement les formes variaient beaucoup, mais aussi l&rsquo;utilisation du tortillon. La description de la vendange à <a href="https://www.etymologie-occitane.fr/abreviations/">Montagnac </a>par Raymond Jourdan  est très instructive.</p>
<div class='footnotes' id='footnotes-11670'>
<div class='footnotedivider'></div>
<ol>
<li id='fn-11670-1'> J&rsquo;avoue avoir mal cherché <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-11670-1'>&#8617;</a></span></li>
</ol>
</div>
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		<title>cabudeou, candel &#8216;peloton&#8217;</title>
		<link>https://www.etymologie-occitane.fr/2015/02/cabudeou-candel-peloton/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Robert Geuljans]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Feb 2015 18:09:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[c]]></category>
		<category><![CDATA[étymologie]]></category>
		<category><![CDATA[plantes]]></category>
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					<description><![CDATA[Cabudeou en provençal,  candel en languedocien  &#8216;peloton&#8217; ont la même étymologie que le mot capitelle, le latin capitellum avec cette différence que ce dernier est un emprunt au latin du XIIe siècle, tandis que les formes cabudeou  et candel viennent directement du latin parlé en Gaule. Dans les Landes un cabedét est la « luzule des [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Cabudeou</strong> en provençal,  <strong>candel</strong> en languedocien  &lsquo;peloton&rsquo; ont la même étymologie que le mot <em><a title="Capitelle" href="https://www.etymologie-occitane.fr/2011/07/capitelle/">capitelle</a>, </em>le latin <strong><em>capitellum </em></strong>avec cette différence que ce dernier est un emprunt au latin du XIIe siècle, tandis que les formes <em>cabudeou </em> et <em>candel </em>viennent directement du latin parlé en Gaule. Dans les Landes un <em>cabedét</em> est la « luzule des champs ».  Pourquoi? Peut-être parce que les feuilles ont, lorsqu&rsquo;elles sont jeunes, de longs poils blancs sur les bords. (<a href="http://kanlaipoulorondaidan.fr/flore_bonnier/pages/322-luzula_campestris.htm">Source</a>).  <em>Peloton </em> signifie ici « petite boule de laine » et non pas « petit groupe de soldats ou de personnes ».</p>
<p><a href="https://www.etymologie-occitane.fr/wp-content/uploads/2015/02/luzula_campestris.jpg"><img decoding="async" class="aligncenter  wp-image-14435" src="https://www.etymologie-occitane.fr/wp-content/uploads/2015/02/luzula_campestris-273x300.jpg" alt="luzula_campestris" width="245" height="269" srcset="https://www.etymologie-occitane.fr/wp-content/uploads/2015/02/luzula_campestris-273x300.jpg 273w, https://www.etymologie-occitane.fr/wp-content/uploads/2015/02/luzula_campestris.jpg 300w" sizes="(max-width: 245px) 100vw, 245px" /></a><em>Cabedelá, candelá </em>« mettre en peloton », <em>deskadelá </em> « dévider ».</p>
<p><a href="https://apps.atilf.fr/lecteurFEW/lire/20/259">FEW II, 259</a></p>
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		<item>
		<title>Cacalaouse, cagarol &#034;escargot&#034;</title>
		<link>https://www.etymologie-occitane.fr/2012/02/cacalaouso-cagarol/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Robert Geuljans]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Feb 2012 18:12:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[c]]></category>
		<category><![CDATA[animaux]]></category>
		<category><![CDATA[cuisine]]></category>
		<category><![CDATA[français régional]]></category>
		<category><![CDATA[gastronomie]]></category>
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					<description><![CDATA[Cacalaouso « escargot de Bourgogne (helix pomiata); escargot » = . Le Thesoc a rangé le type cacalaouso avec le type cagarol.  L&#8217;étymologie est en effet presque la même mais  la répartition géographique montre une fois de plus qu&#8217;il n&#8217;y a pas une  « frontière » entre le provençal et le languedocien. Par exemple dans le Gard:  Gaujac, La [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p align="left">C<em><strong>acalaouso </strong></em>« escargot de Bourgogne <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Escargot_de_Bourgogne">(helix pomiata</a>); escargot » = . Le <a href="http://thesaurus.unice.fr/recMot/indexMot.html">Thesoc</a> a rangé le type <em>cacalaouso </em>avec le type <em>cagarol.  </em>L&rsquo;étymologie est en effet presque la même mais  la répartition géographique montre une fois de plus qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas une  « frontière » entre le provençal et le languedocien. Par exemple dans le Gard:  Gaujac, La Roque sur Cèze, Sernhac et Villeneuve-les-Avignon ont le type provençal  <em>cacalaouso</em> qui d&rsquo;ailleurs est limité d&rsquo;après les données du<a href="https:://apps.atilf.fr/lecteurFEW/lire/20/1002"> FEW II,1002 </a> (et les pages suivantes )à la Drôme provençale au sud de Monbtélimar, la Vaucluse  et le Gard provençal. Un cas intéressant de géolinguistique.  Les autres villages du Gard et le languedocien jusqu&rsquo;à Carcassonne ont le type  <em>cagarol. </em></p>
<p align="left">Plusieurs personnes de Manduel m’ont confirmé qu’ils chantaient la comptine suivante quand ils étaient jeunes:</p>
<p style="text-align: center;" align="left"><em>Cacalàusette,<br />
Sors les banettes</em><a href="https://www.etymologie-occitane.fr/wp-content/uploads/2011/12/cacalause.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter" title="cacalause" src="https://www.etymologie-occitane.fr/wp-content/uploads/2011/12/cacalause.jpg" alt="" width="132" height="78" /></a><br />
<em>Si les sors pas<br />
Deman pleuvra</em></p>
<p>L’abbé Brunel l&rsquo;a publié dans la <em>Revue des patois galloromans</em>, vol. 1(<strong>1887</strong>).(voir <a href="http://gallica.bnf.fr/">Gallica</a>). Pour d’autres rimes sur les<em><strong> <a href="http://www.mesexercices.com/exercices/exercice-culture-2/exercice-culture-28054.php"><em>cacalause</em>. </a></strong></em>suivez le lien.</p>
<p style="text-align: left;"><a title="Abréviations" href="https://www.etymologie-occitane.fr/abreviations/">Boucoiran </a>(1898) connaît une recette d&rsquo;une préparation très estimée en Languedoc d&rsquo;escargots en sauce, la <em>cacalausado </em>:</p>
<p style="text-align: center;"><em><br />
<img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-7206" title="cacalausado" src="https://www.etymologie-occitane.fr/wp-content/uploads/2012/02/cacalausado.jpg" alt="Boucoiran cacalausado" width="334" height="180" /></em></p>
<p style="text-align: left;">Une recette de la <em>cacalausado </em> d&rsquo;Elisabeth Augier dans le site de <a href="http://maisondelhistoirelocale.asso-web.com/galerie-39-recette-les-saveurs-du-village-de-la-roque-escargots-aux-herbes.html?m=3&amp;a=2011">La Roque sur Pernes</a> (84) se trouve ici <a href="https://www.etymologie-occitane.fr/wp-content/uploads/2012/02/Recette-cacalausado3.pdf">Recette cacalausado</a></p>
<p style="text-align: left;">Il y a différentes propositions en ce qui concerne l&rsquo;origine. Le FEW en fait le résumé et vient  à la conclusion qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un représentant du grec <strong>καχλαξ</strong>  « caillou comme on en voit au fond de l&rsquo;eau » <sup class='footnote'><a href='#fn-6545-1' id='fnref-6545-1' onclick='return fdfootnote_show(6545)'>1</a></sup> croisé avec latin <strong><em style="text-align: left;"> conchylium </em></strong>« coquillage, huître ».La forme <em>cacalaou  </em>serait alors la plus proche de l&rsquo;étymon. La forme cagarol   fait l&rsquo;intermédiaire avec le type <em>caragóu, calag</em><em>óu  </em>« escargot » et  <em>escarag</em><em>óu</em> qu&rsquo;on trouve dispersé dans le dép. des Bouches-du-Rhône jusqu&rsquo;en les Landes et en béarnais.</p>
<p style="text-align: left;">Le type <em>escarag</em><em>óu  </em>a voyagé vers le domaine d&rsquo;oïl. Le succès du mot occitan  <em>escargot </em>est indubitablement lié au succès de l&#8217;emploi culinaire de l&rsquo;animal.  La plus ancienne attestation en français vient du <em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9nagier_de_Paris">Ménagier</a>  </em>qui écrit  <em>« limassons que l&rsquo;en dit escargols ».  </em></p>
<p style="text-align: left;">Nous retrouvons le type <em>cagarol </em> avec une metathèse en Catalan <em>caragol,  </em>comme en espagnol et portugais <em>caracol. </em>  Il a même atteint les Pays Bas méridionaux (= la Belgique) aidé par l&rsquo;armée espagnole (XVIe siècle), qui  a introduit les <em>caracoles  </em>dans la cuisine,  pour y devenir  des  <em>karkol, karakol  </em>ou  <em>kerrekool.  </em></p>
<p style="text-align: left;">Dans un restaurant  de Maastricht vous pouvez toujours commander des <em>karkolle.</em></p>
<table border="0" width="316" cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
<td height="11"></td>
<td width="11" height="11"></td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="11"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://www.kroegenweb.nl/blokken/transparent.gif" alt="" width="1" height="1" /></td>
<td valign="top" width="294">
<table border="0" align="center">
<tbody>
<tr>
<td><center><a href="https://www.etymologie-occitane.fr/2012/02/cacalaouso-cagarol/index/" rel="attachment wp-att-17248"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-17248" src="https://www.etymologie-occitane.fr/wp-content/uploads/2012/02/index.jpeg" alt="adresse karakol" width="225" height="225" srcset="https://www.etymologie-occitane.fr/wp-content/uploads/2012/02/index.jpeg 225w, https://www.etymologie-occitane.fr/wp-content/uploads/2012/02/index-150x150.jpeg 150w, https://www.etymologie-occitane.fr/wp-content/uploads/2012/02/index-144x144.jpeg 144w, https://www.etymologie-occitane.fr/wp-content/uploads/2012/02/index-84x84.jpeg 84w, https://www.etymologie-occitane.fr/wp-content/uploads/2012/02/index-200x200.jpeg 200w, https://www.etymologie-occitane.fr/wp-content/uploads/2012/02/index-184x184.jpeg 184w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a></center><br />
<strong>Uitgaan in Maastricht doe je bij:</strong><br />
<a title="In de Karkol" href="http://www.kroegenweb.nl/cafe/10757/In_de_Karkol">I<strong>n de Karkol</strong></a><br />
Stokstraat 5<br />
6211GB <a title="uitgaan en stappen in Maastricht" href="http://www.kroegenweb.nl/uitgaan-en-stappen-in-maastricht">Maastricht</a></td>
</tr>
</tbody>
</table>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Voir aussi l&rsquo;article <a title="Banédja" href="https://www.etymologie-occitane.fr/2011/07/banedja/"><em>banédja</em></a></p>
<div class='footnotes' id='footnotes-6545'>
<div class='footnotedivider'></div>
<ol>
<li id='fn-6545-1'> Je n&rsquo;ai trouvé qu&rsquo;une  forme <strong>καχληξ</strong>  <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-6545-1'>&#8617;</a></span></li>
</ol>
</div>
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			</item>
		<item>
		<title>Cachar</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Robert Geuljans]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Jul 2011 08:16:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[c]]></category>
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					<description><![CDATA[Cachar, cachá « serrer ; casser en serrant, broyer ». Du latin coactare « presser », en passant par la même évolution sémantique que tous les mots provenant d’une base *coact-.  Cachá signifie « meurtrir » (Pézenas), de là languedocien cachaduro « meurtrissure ». Autres dérivés: Pézenas recachar « attraper au vol un objet lancé », languedocien escachoun « petite partie non vendue d’une marchandise », ancien lang. [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #000000;">Cachar, </span><em>cachá</em> </strong><span style="color: #000000;">« serrer ; casser en serrant, broyer ». Du latin <em><strong><tt>coactare</tt></strong></em> « presser », en passant par la même évolution sémantique que tous les mots provenant d’une base<em> <tt><strong>*coact-</strong></tt></em>. <strong> <em>Cachá </em></strong>signifie « meurtrir » (Pézenas), de là languedocien <em>cachaduro</em> « meurtrissure ».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Autres dérivés: Pézenas <em>recachar</em> « attraper au vol un objet lancé », languedocien <em>escachoun</em> « petite partie non vendue d’une marchandise », ancien lang. <em>escach </em>« morceau de terre » et Alès <em>escat</em> «petit reste de tissu » (<a href="https://www.etymologie-occitane.fr/abreviations/"><span style="color: #000000;">S</span></a>). En galloroman ces mots sont limités au provençal et au languedocien., mais ils se retrouvent en Italie et en Espagne, esp. <em>cacho </em>« morceau, bout »</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Un visiteur, traducteur de profession, m&rsquo;écrit: « <em>cachos »</em> pour dire « morceaux » est assez fréquent. Les « <em>Cachas</em> » sont les côtés du manche d&rsquo;un couteau (donc ce que l&rsquo;on serre, et qui serre la lame), un « <em>cachete</em> » est, disons, une chiquenaude ou une quichenotte (pas loin de <em>cachaduro</em>), et « <em>cachear</em> » signifie fouiller au corps (genre gendarme ou flic méfiant). Et une « <em>recacha »</em> est un petit recoin, un endroit abrité ou protégé.</span><br />
<span style="color: #000000;"> Voir encore <em><a title="acatar, acaptar" href="https://www.etymologie-occitane.fr/2011/06/acatar-acaptar/"><span style="color: #000000;">acata</span></a></em> qui vient aussi d&rsquo;un base <em><tt><strong>*coact-</strong></tt>.</em></span></p>
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		<title>Cada</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Robert Geuljans]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Jul 2011 08:30:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[c]]></category>
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					<description><![CDATA[Cada « chaque ». En ancien occitan existaient les expressions us cada us  » un à la fois » et an cad&#8217;an « annuellement ». D&#8217;un grec kata « chaque » qui a été emprunté par le latin au IIIe-IVe s. Comme les mots cata et unus / una sont souvent ensemble, on les prend pour un seul: occitan cadun, -o « chaque » [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Cada</strong></span> « chaque ». En ancien occitan existaient les expressions <em>us cada us </em> » un à la fois » et <em>an cad&rsquo;an </em>« annuellement ». D&rsquo;un grec <em><tt><strong>kata</strong></tt></em> « chaque » qui a été emprunté par le latin au IIIe-IVe s. Comme les mots <em>cata </em>et <em>unus / una </em> sont souvent ensemble, on les prend pour un seul: occitan <em>cadun, -o </em>« chaque » ou ils restent séparés comme en espagnol <em> cada uno   </em>et en raccourci, puisque la signification est claire tout simplement <em> cada.</em></p>
]]></content:encoded>
					
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		<title>Cade</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Robert Geuljans]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Jul 2011 08:43:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[c]]></category>
		<category><![CDATA[arbres]]></category>
		<category><![CDATA[français régional]]></category>
		<category><![CDATA[fruits]]></category>
		<category><![CDATA[gastronomie]]></category>
		<category><![CDATA[métiers anciens]]></category>
		<category><![CDATA[toponyme]]></category>
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					<description><![CDATA[Cade  « genevrier, juniperus oxycedrus ». Dans l&#8217;Aveyron, l&#8217;Ardèche et la Haute Loire (et ailleurs?) on trouve aussi la forme cadre. cade ou cadre et cadenelo Le fruit s&#8217;appelle cadenelo &#62; français cadenelle (empruntée depuis 1815). L&#8217;huile de cade était principalement produit dans le Midi et en Hongrie. C&#8217;est à Claret, en plein coeur du vignoble du [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Cade</strong>  </span>« genevrier, juniperus oxycedrus ». Dans l&rsquo;Aveyron, l&rsquo;Ardèche et la Haute Loire (<a href="mailto:racamg@gmail.com">et ailleurs?</a>) on trouve aussi la forme <strong><span style="color: #000000;"><em>cadre. </em></span></strong></p>
<p align="center"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://www.etymologie-occitane.fr/Imageslanguedoc/cade.jpg" alt="" width="181" height="133" /><img loading="lazy" decoding="async" src="https://www.etymologie-occitane.fr/Imageslanguedoc/cade%20fruit.jpg" alt="" width="156" height="147" /><br />
<em></em></p>
<p align="center"><em>cade</em> ou <em>cadre</em> et <em>cadenelo</em></p>
<p align="left">Le fruit s&rsquo;appelle <em>cadenelo &gt; </em>français <em>cadenelle </em>(empruntée depuis 1815). L&rsquo;huile de cade était principalement produit dans le Midi et en Hongrie. C&rsquo;est à Claret, en plein coeur du vignoble du Pic Saint-Loup que fonctionne encore la dernière usine fabricant l&rsquo;huile de cade. Dans son site  j&rsquo;ai trouvé:</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;" align="left">« Le cade: le genevrier de nos garrigues méditerranéennes.<br />
L&rsquo;huile: il s&rsquo;agit d&rsquo;un « goudron » extrait du bois de cette plante par pyrolisation. C&rsquo;est un liquide sombre, à l&rsquo;odeur âcre, riche en molécules aromatiques, et aux vertus connues depuis la nuit des temps (ou presque). Cette « huile » jadis utilisée par les bergers pour ses vertus cicatrisantes, trouve aujourd&rsquo;hui ses débouchés au sein des laboratoires pharmaceutiques qui l&rsquo;introduisent, en quantités infimes dans des shampooings, pommades, savons, etc.</p>
</blockquote>
<p align="left">Dans le département du Tarn-et-Garonne,   une sorte d&rsquo; <em><a href="http://lavieillechouette.com/001%20LEXIQUES.htm#leissic%20occitan%20fran%EF%BF%BDois">aigarden</a> </em> s&rsquo;appelle la <em>cadenelà </em><em> </em>le « genièvre » local.  Je ne sais si ce boisson est produit de la même manière que le <em>jenever </em>néerlandais ou le <em>gin  </em>anglais. Par conséquent la traduction est peut-être mauvaise.</p>
<p align="left"><strong>Etymologie</strong>: Il semble que le mot <em>cade </em>est autochtone dans l&rsquo;est du domaine occitan où nous le trouvons aussi comme nom de lieu : <em>Cadenet</em> (Vaucluse), <em>Cadenet-Perriers</em>, lieu-dit à Sernhac (Gard), <em>Cadenet</em> lieux dits à Lussan, Le Cailar, Castries etc. (Cf. le site de l&rsquo;IGN), dont l&rsquo;origine <tt><em><strong>Catanetum </strong></em></tt>est bien attestée. Pour le Gard (<a title="Abréviations" href="https://www.etymologie-occitane.fr/abreviations/">M.E.Germer-Durand</a>) il y a plusieurs toponymes:</p>
<p align="left"><a href="https://www.etymologie-occitane.fr/wp-content/uploads/2011/07/Cadenet_Toponyme.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-12390" title="Cadenet_Toponyme" src="https://www.etymologie-occitane.fr/wp-content/uploads/2011/07/Cadenet_Toponyme.jpg" alt="" width="403" height="179" /></a><br />
Le mot <tt><em><strong>catanus</strong></em></tt> « cade » n&rsquo;est attesté qu&rsquo;une seule fois dans un glossaire du VIIe siècle et la première attestation en occitan date du XIIIe s. (Deudes de Prades, cf. le <a title="Abréviations" href="https://www.etymologie-occitane.fr/abreviations/">TLF</a>). Il pourrait être d&rsquo;origine celtique mais jusqu&rsquo;ici on ne l&rsquo;a retrouvé dans aucune langue celte, de sorte qu&rsquo;une origine pré-celtique est probable.<br />
L&rsquo;espagnol <em>cada </em>et le catalan <em>cadec </em>ont été empruntés à l&rsquo;occitan. Le mot <em>cade</em> a été introduit tel quel en français au début du XVIe siècle.</p>
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		<title>Cadel,cadèou &#034;petit chien&#034;</title>
		<link>https://www.etymologie-occitane.fr/2012/01/cadel-cadeou-petit-chien/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Robert Geuljans]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Jan 2012 17:20:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[c]]></category>
		<category><![CDATA[animaux]]></category>
		<category><![CDATA[français régional]]></category>
		<category><![CDATA[insectes]]></category>
		<category><![CDATA[métiers anciens]]></category>
		<category><![CDATA[plantes]]></category>
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					<description><![CDATA[Cadel, cadèou en provençal « petit chien » vient directement du latin catellus « petit chien ».   Cadèla « jeune chienne » de catella. Attesté dans tout le domaine occitan.  Français chiot et chialer ont  la même étymologie. Cadel  prend quelques significations secondaires : cadèlo  « charançon »  en provençal et languedocien; cadel « rejeton qui pousse sur les racines » dans l&#8217;Aveyron; cadel « chaton, [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Cadel, cadèou </strong><em>e</em>n provençal « petit chien » vient directement du latin <em><strong>catellus </strong></em>« petit chien ».   <em>Cadèla </em>« jeune chienne » de <em><strong>catella. </strong></em>Attesté dans tout le domaine occitan.  Français <em><a href="http://http://www.cnrtl.fr/lexicographie/chiot">chiot</a> </em>et <em>chialer </em>ont  la même étymologie.</p>
<p><em>Cadel  </em>prend quelques significations secondaires : <em>cadèlo  </em>« charançon »  en provençal et languedocien; <em>cadel </em>« rejeton qui pousse sur les racines » dans l&rsquo;Aveyron; <em>cadel </em>« chaton, fleur du saule » (<a title="Abréviations" href="https://www.etymologie-occitane.fr/abreviations/">Sauvages</a>) ou du noisetier. En provençal  un  <em>cadèou</em> est un « jeune gars qui a les manières enfantines » ou comme terme  de métier très spécialisé « écume qui s&rsquo;élève au-dessus de l&rsquo;huile récente, pendant qu&rsquo;elle est encore dans les tonneaux du moulin ».  A Aix en Provence  <em>far de cadèous  </em>est « vomir ». Dans la Vallée d&rsquo;Azun (Hte-Pyr.) les <em>cadéts  </em>sont les « chevilles qui maintiennent les bords latéraux du moule à fromage ».</p>
<p>Les mêmes transferts se trouvent dans les langues voisines, comme par exemple en catalan  <em>cadell  </em>« fleur du peuplier ».</p>
<p style="text-align: center;"><a href="https://www.etymologie-occitane.fr/wp-content/uploads/2012/01/cadel.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-6821" title="cadel" src="https://www.etymologie-occitane.fr/wp-content/uploads/2012/01/cadel.jpg" alt="" width="259" height="194" /></a>   <a href="https://www.etymologie-occitane.fr/wp-content/uploads/2012/01/cadel2.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-6822" title="cadel2" src="https://www.etymologie-occitane.fr/wp-content/uploads/2012/01/cadel2.jpg" alt="" width="262" height="192" /></a>   <a href="https://www.etymologie-occitane.fr/wp-content/uploads/2012/01/cadeou.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-6823" title="cadeou" src="https://www.etymologie-occitane.fr/wp-content/uploads/2012/01/cadeou.jpg" alt="" width="225" height="225" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="https://www.etymologie-occitane.fr/wp-content/uploads/2012/01/chaton-saule-marsault.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-6824" title="KONICA MINOLTA DIGITAL CAMERA" src="https://www.etymologie-occitane.fr/wp-content/uploads/2012/01/chaton-saule-marsault-300x208.jpg" alt="" width="240" height="166" /></a></p>
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		<title>Cadereau, cadaraucus</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Robert Geuljans]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Nov 2016 14:06:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[c]]></category>
		<category><![CDATA[étymologie]]></category>
		<category><![CDATA[français régional]]></category>
		<category><![CDATA[toponyme]]></category>
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					<description><![CDATA[Cadereau « fossé d&#8217;écoulement des eaux de pluie et immondices d&#8217;une ville ». Il s&#8217;agit d&#8217;un mot typique  de Nîmes et Alès et qui est inconnu ailleurs. La graphie avec &#8211;eau  est francisante. L&#8217;étymologie est inconnue. JohannesHubschmid propose dans la revue Romance Philology 8, pp.12-261  une racine préromane *katarouko-. cadereau à sec Dans le Dictionnaire de Germer-Durand sont [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Cadereau </strong>« fossé d&rsquo;écoulement des eaux de pluie et immondices d&rsquo;une ville ». Il s&rsquo;agit d&rsquo;un mot typique  de Nîmes et Alès et qui est inconnu ailleurs. La graphie avec &#8211;<em>eau</em>  est francisante. L&rsquo;étymologie est inconnue. JohannesHubschmid propose dans la revue <em>Romance Philology </em>8, pp.12-26<sup class='footnote'><a href='#fn-2736-1' id='fnref-2736-1' onclick='return fdfootnote_show(2736)'>1</a></sup>  une racine préromane <strong><em>*katarouko-.</em></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="https://www.etymologie-occitane.fr/wp-content/uploads/2011/07/cadereau_a_sec.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-2746" title="cadereau_a_sec" src="https://www.etymologie-occitane.fr/wp-content/uploads/2011/07/cadereau_a_sec.jpg" alt="" width="448" height="252" srcset="https://www.etymologie-occitane.fr/wp-content/uploads/2011/07/cadereau_a_sec.jpg 448w, https://www.etymologie-occitane.fr/wp-content/uploads/2011/07/cadereau_a_sec-300x168.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 448px) 100vw, 448px" /></a>cadereau à sec</p>
<p style="text-align: left;">Dans le <em>Dictionnaire </em> de Germer-Durand sont mentionnés cinq <em>cadereaux,  </em>dont quatre apparaissent pour la première fois dans le compoix de Nîmes de 1380, à savoir le <strong><em>Cadaraucus de Payrello, le Cadaraucus de Mirabellis, le Cadaraucus Sancti-Cezarii et le Cadaraucus itineris Bellicadri. </em></strong> Le cinquième est déjà mentionné dans un document de 1233 le <strong><em>Cadaraucus de Carceribus </em></strong>, maintenant le <em>Cadereau de Montaury. </em></p>
<p><em> Cadarau </em>est attesté pour la première fois en 1627 dans l&rsquo;<em>Inventaire des proverbes du Languedoc </em>par Anne<strong> Rulman</strong> .</p>
<pre><a href="https://www.etymologie-occitane.fr/wp-content/uploads/2011/07/cadereau-proverbe.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-2737" title="cadereau-proverbe" src="https://www.etymologie-occitane.fr/wp-content/uploads/2011/07/cadereau-proverbe.jpg" alt="" width="567" height="49" srcset="https://www.etymologie-occitane.fr/wp-content/uploads/2011/07/cadereau-proverbe.jpg 567w, https://www.etymologie-occitane.fr/wp-content/uploads/2011/07/cadereau-proverbe-300x25.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 567px) 100vw, 567px" /></a>Dans la note 1) Mazel écrit: "Lisez <em>lous bouton</em>"</pre>
<p align="left">Cette  attestation qui se trouve dans un manuscrit conservé à Nîmes</p>
<p align="left"><a href="https://www.etymologie-occitane.fr/wp-content/uploads/2011/07/cadereau-manuscrit.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-2740" title="cadereau-manuscrit" src="https://www.etymologie-occitane.fr/wp-content/uploads/2011/07/cadereau-manuscrit.jpg" alt="" width="454" height="75" srcset="https://www.etymologie-occitane.fr/wp-content/uploads/2011/07/cadereau-manuscrit.jpg 454w, https://www.etymologie-occitane.fr/wp-content/uploads/2011/07/cadereau-manuscrit-300x49.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 454px) 100vw, 454px" /></a>et un autre à la BNF.  Dans un article intitulé <em>Les proverbes du Languedoc de Rulman, </em> publiée dans la <a title="Abréviations" href="https://www.etymologie-occitane.fr/abreviations-2/">RLR</a> 17 (1880 )42 ss. , Mazel  écrit:</p>
<blockquote>
<p align="left">« Anne Rulman est né à Nimes en 1583. Son père, d&rsquo;origine allemande, avait été recteur du collège de Montpellier. Sous la direction d&rsquo;un tel maître, Rulman prit de bonne heure le bonnet de docteur, plaida comme avocat, et, en 1612, se rendit a Toulouse où il se fit recevoir au Parlement en la charge d&rsquo;<em>assesseur criminel à la prévoté générale du Languedoc. </em>De retour à Nimes, Rulman se livra à son goût pour la littérature et l&rsquo;étude des antiquités. Ses oeuvres, restées manuscrites, formant plusieurs volumes, dont six in-folio, après avoir passé de main en main, furent donnés, en 1747, à la Bibliothèque du Roi par l&rsquo;archidiacre de la ville de Nîmes, neveu du célèbre évêque Fléchier. Le volume à la fin duquel se trouve l&rsquo;<em>Inventaire des proverbes </em> porte la date de 1627, pendant laquelle l&rsquo;auteur y mit la dernière main. Rulman mourut à Montfrin dans la charge de juge de cette petite localité, vers la fin de 1639, au moment même où il venait d&rsquo;entreprendre la publication de ses ouvrages »</p>
</blockquote>
<p align="left">Dans le site de l&rsquo;Association Sauve Garrigue vous trouviez l&rsquo;historique des inondations de Nîmes avec un film de 15 minutes en mémoire de l&rsquo;inondation de 1988; dommage que cela a été supprimé.</p>
<p align="left">L&rsquo;étymologie proposée par JohannesHubschmid dans la revue <em>Romance Philology </em>8, pp.12-26 est une racine préromane <strong><em>*katarouko-. </em></strong></p>
<div class='footnotes' id='footnotes-2736'>
<div class='footnotedivider'></div>
<ol>
<li id='fn-2736-1'>  Pour le moment je n&rsquo;ai pas encore réussi à me procurer l&rsquo;article de Hubschmid. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-2736-1'>&#8617;</a></span></li>
</ol>
</div>
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		<item>
		<title>cadis &#8217;tissu, grossier&#8217;</title>
		<link>https://www.etymologie-occitane.fr/2019/02/cadis-tissu-toile-grossier/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Robert Geuljans]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 02 Feb 2019 16:04:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[c]]></category>
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					<description><![CDATA[Cadis « tissu de laine du genre de la bure ou de la flanelle ». Un visiteur qui fait de la généalogie, me signale ce mot cadis, qui est aussi un nom de lieu, Cadix en Espagne et dans le Tarn et un nom de famille dans l&#8217;ouest du domaine occitan. Dans  le Trésor de Mistral nous [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Cadis </strong>« tissu de laine du genre de la bure ou de la flanelle ».</p>
<p>Un visiteur qui fait de la généalogie, me signale ce mot <em>cadis, </em> qui est aussi un nom de lieu, Cadix en Espagne et dans le Tarn et un nom de famille dans l&rsquo;ouest du domaine occitan. Dans  le Trésor de Mistral nous trouvons  en effet 3 articles « cadis »:</p>
<p>!</p>
<p><a href="https://www.etymologie-occitane.fr/wp-content/uploads/2019/02/cadis1-Mistral.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-16489 " src="https://www.etymologie-occitane.fr/wp-content/uploads/2019/02/cadis1-Mistral-300x98.jpg" alt="cadis1 Mistral" width="282" height="92" srcset="https://www.etymologie-occitane.fr/wp-content/uploads/2019/02/cadis1-Mistral-300x98.jpg 300w, https://www.etymologie-occitane.fr/wp-content/uploads/2019/02/cadis1-Mistral.jpg 358w" sizes="auto, (max-width: 282px) 100vw, 282px" /></a></p>
<p><a href="https://www.etymologie-occitane.fr/wp-content/uploads/2019/02/Cadis2-Mistral.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter  wp-image-16490" src="https://www.etymologie-occitane.fr/wp-content/uploads/2019/02/Cadis2-Mistral-257x300.jpg" alt="Cadis2 Mistral" width="294" height="344" srcset="https://www.etymologie-occitane.fr/wp-content/uploads/2019/02/Cadis2-Mistral-257x300.jpg 257w, https://www.etymologie-occitane.fr/wp-content/uploads/2019/02/Cadis2-Mistral.jpg 367w" sizes="auto, (max-width: 294px) 100vw, 294px" /></a> Il y a donc <strong>Cadix </strong> en Espagne; ensuite  <strong>Cadix</strong>  une commune française située dans le département du Tarn, en région Occitanie. Ses habitants sont appelés les <em>Cadixois</em>. (230 habitants). <strong>Cadis</strong> « textile », <strong>cadis</strong> « fèves en cosse »  que Mistral a mis avec  <em>cadis </em>« étoffe », mais ce n&rsquo;est pas le même mot.</p>
<p dir="ltr">Le mot <em>cadis </em>« toile  » appartient à l&rsquo;histoire. Comme tant d&rsquo;autres produits, le cadis n&rsquo;est plus utilisé. Wikipedia a trouvé quelques images:</p>
<p dir="ltr"><a href="https://www.etymologie-occitane.fr/wp-content/uploads/2019/02/cadis-Wikipedia_.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-medium wp-image-16493" src="https://www.etymologie-occitane.fr/wp-content/uploads/2019/02/cadis-Wikipedia_-216x300.jpg" alt="cadis Wikipedia_" width="216" height="300" srcset="https://www.etymologie-occitane.fr/wp-content/uploads/2019/02/cadis-Wikipedia_-216x300.jpg 216w, https://www.etymologie-occitane.fr/wp-content/uploads/2019/02/cadis-Wikipedia_.jpg 330w" sizes="auto, (max-width: 216px) 100vw, 216px" /></a>Pâtres_du_village_de_Grip_(i.e._Gripp),_Vallée_de_Campan_-_Fonds_Ancely_-_B315556101_A_PINGRET_016</p>
<p dir="ltr">Étymologie. Pour une raison mystérieuse <em>cadis </em> ne se trouve pas dans le FEW, en tout cas je ne l&rsquo;ai pas trouvé. Par contre K. Georges a fait des recherches qui sont reprises par le TLF:</p>
<blockquote>
<div>
<div><span style="font-family: Arial; font-size: small;"><span style="font-size: medium;">Tissu de laine du genre de la bure ou de la flanelle. <i>Deux grands coquins de bergers drapés dans des manteaux de cadis roux</i> (A. Daudet, <i>Lettres de mon moulin,</i>1869, p. 10). </span></span></p>
<div><b>Prononc. :</b> [kadi]. <b>Étymol. et Hist.</b> 1352 (<i>Comptes roy.,</i> f<sup>o</sup>79 dans Gay). Empr. à l&rsquo;a. prov.<i> cadis</i> « étoffe de laine grossière » 1330-32 [Basses-Alpes] (ds Quem. Fichier); lui-même empr. au catalan <i>cadirs</i> (var. <i>cadissos</i> ou <i>cadins</i>) « <i>id.</i> » 1308 [Perpignan] (ds <i>R. Lang. rom.,</i> t. 7, p. 55) d&rsquo;orig. inc.; à l&rsquo;appui de l&rsquo;orig. catalane de l&rsquo;a. prov. v. attest. dans Höfler, p. 85, note 9 et Gay. L&rsquo;hyp. d&rsquo;une dérivation du nom de la ville de Cadix en Espagne (<i>DEI</i>; Dauzat 1968) n&rsquo;est confirmée par aucune source hist. (Höfler, <i>loc. cit.</i>); d&rsquo;autre part, l&rsquo;esp. <i>cadiz </i>« serge grossière » n&rsquo;est attesté qu&rsquo;en 1726 dans Al. Mot du prov mod. chez A. Daudet, <i>supra</i>; v. aussi Mistral.</div>
<div><b>BBG. −</b> George (K.E.M.). L&rsquo;Emploi anal. de qq. n. d&rsquo;étoffes dans le domaine gallo-rom. <i>In</i> : [<i>Mél. Boutière (J.)</i>]. Liège, 1971, t. 1, p. 267. − Quem. 2<sup>e</sup>s. t. 3 1972, p. 28.</div>
</div>
</div>
</blockquote>
<div>
<div>
<div>L&rsquo;origine du mot français est l&rsquo;ancien provençal, qui l&rsquo;a probablement emprunté au catalan, et la trace s&rsquo;arrête là. Aucune preuve de Cadix, ville espagnole, comme ville originaire de ce tissu.</div>
<div>Alphonse Daudet a contribué à l&rsquo;introduction de beaucoup de mots occitans dans la langue française.</div>
</div>
</div>
<div></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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