cat-right

Nieira

Nie(i)ra « puce » vient de l’adjectif latin nigra « noire » feminin de niger.

La plus ancienne attestation vient d’un manuscrit conserv√© √† la biblioth√®que de Trinity College (GB), dans lequel le grand philologue Paul Meyer a trouv√© un recueil de Recettes M√©dicales en Proven√ßal, qu’il a partiellement publi√© dans le revue Romania, 32. Le texte date du XIIIe si√®cle et l’auteur vient probablement de la r√©gion des Saintes-Maries-de-la-Mer (13). Voici la recette en question:

Pour tuer des puces, faites cuire de la semence de concombre sauvauge dans de l’eau et jetez l’eau dans la maison.

Nous trouvons en occitan¬† deux formes : nie(i)ra et negra. La premi√®re se trouve en proven√ßal et languedocien, la seconde dans les d√©p. de la Corr√®ze et du Lot ainsi que dans quelques villages des d√©partements voisins. Voir le Thesoc les cartes puce. Nous constatons une grande diff√©rence de la r√©partition g√©ographique du type negra quand nous le comparons avec les cartes du mot noir, dans lesquelles le type negro est presque omnipr√©sent. Le FEW explique que la forme nie(i)ro est celle qui est issue r√©guli√®rement du latin negra, et que le -g- dans la forme negra¬† « noire » est d√Ľ √† l’influence du latin; mais je ne trouve cette explication pas tr√®s convaincante. Qu’est-ce que le mot noir a de sp√©cial qui le lie au latin ?

Un peu de litt√©rature occitane. J’ai rencontr√© le mot niero en parcourant les Nouv√©¬† « No√ęls » en proven√ßal de Nicolas Saboly (1614-1675).¬†¬† Saboly √©tait un grand musicien et un excellent po√®te. Je le comparerais volontiers √† Georges Brassens. Un des Nouv√©s les plus appr√©ci√©s √©tait le n¬į35 : Sant J√≥us√® m’a di.. chant√© sur l’air de Noste paure cat …. (texte et musique) qui¬† comprenait 7 couplets. L’√©diteur du texte,¬† Fr.Seguin ajoute l’explication de texte suivante :

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Vous constaterez qu’avec l’orthographe √©tymologisante¬† de « de » mais det « doigt » (Panoccitan) le jeu de mots se perd.

La Coupo Santo. Un peu plus loin dans le même livre je trouve la mélodie du Nouvé 64, que Mistral a repris pour la Coupo Santo. Melodie + texte Nouvé 64 Saboly
Mélodie + texte Coupo Santo

Voto; vot

Vota « f√™te patronale, f√™te du village »;Vot « voeu, souhait d√©sir; ex-voto; p√®lerinage; f√™te votive » et vote s.m. »vote, voix, suffrage » ( Alibert) . Vot,¬†voto « f√™te locale ». Etymologie: latin votum « promesse solennelle faite aux Dieux ».

En ancien proven√ßal existait le mot lo vot ¬ę¬†promesse faite au ciel par laquelle on s’engage √† quelque oeuvre non oblig√©e¬†¬Ľ, comme en proven√ßal moderne : vot, vo, vou ou dans l’Aveyron bouot ou bot.¬† Il existe √©galement¬† en fran√ßais : voeu « promesse » (religieux), ancien fran√ßais vut, anglo-norman vou , qui est devenu en¬† anglais vow « An earnest promise to perform a specified act or behave in a certain manner, especially a solemn promise to live and act in accordance with the rules of a religious order: take the vows of a nun ».

Dans une p√©riode plus r√©cente,¬† au XVIe si√®cle nous trouvons en fran√ßais le mot vote ¬ę¬†voeu, pri√®re¬†¬Ľ provenant du pluriel vota qui dans tout le midi de la France, de¬† la Dr√īme jusqu’√† la Gironde d√©signe ¬ę¬†la f√™te patronale¬†¬Ľ,¬† Vaucluse, Languedoc voto, Toulouse boto,¬† Aveyron et Rouergue bouoto, Gers boto.En fran√ßais ou plut√īt en¬† fran√ßais r√©gional l’expression f√™te votive est attest√©e depuis 1876, propre √† certaines r√©gions, avec toujours le sens de ¬ę¬†f√™te patronale¬†¬Ľ o√Ļ le patron n’est pas un chef d’entreprise, mais le saint √† qui est d√©di√©e l’√©glise de la paroisse!

Changement d’√©poque! J’ai demand√© √† plusieurs personnes √† Manduel (30) √† quoi leur faisait penser le mot ¬ę¬†votive¬†¬Ľ dans « f√™te votive » . La r√©ponse a √©t√© unanime ¬†: ¬ę¬†√† la mairie, aux √©lus, aux votes¬†¬Ľ. Pourtant les votants devraient savoir¬† qu’il y a une diff√©rence entre les vots¬† ¬ę¬†promesses faites au ciel¬†¬Ľ et¬† les votes « r√©sultats des¬† promesses faites aux √©lecteurs ».

   

fête votive                                              ex-voto

Toupin, topin

Toupin, topin « pot de terre » ; « sot, imb√©cile » dans le Tarn et l’H√©rault, « pot de confitures » dans l’Aude (Alibert).

Fran√ßais toupin a √©t√© emprunt√© √† l’occitan au d√©but du XXe si√®cle, mais il a exist√© en ancien fran√ßais pour dispara√ģtre de la langue au XVIe. (TLF). Pendant une promenade √† Sain-Quentin-la-Poterie, j’ai photographi√© l’enseigne que voici:

A Saint Quentin chaque toupin trouve sa cabucelle.

Expression l qui veut dire « trouve chaussure √† son pied ». (Camps). Il s’agit¬† d’un expression que nous retrouvons d√©j√† chez les Romains : Invenit patella operculum et dans beaucoup d’autres langues, comme le n√©erlandais, l’allemand etc.

L’√©tymologie de toupin est d’apr√®s le FEW un ancien franc *toppin « pot ».¬† Cf. allemand Topf « pot », Pour des raisons d’ordre phon√©tique l’auteur pense que *toppin s’est r√©pandu en galloroman √† partir de l’Alsace, vers les r√©gions de l’Est et le Sud, poursuivant son chemin vers le Nord de l’Italie, la Catalogne et l’ Espagne. D’apr√®s le Diccionari etimol√≤gic catalan topi est d’origine inconnu et preroman. D’apr√®s le RAE, l’espagnol tupin est un emprunt √† l’occitan. Les savants sont donc pas d’accord.

Le TLF mentionne toupin, toupine comme fran√ßais r√©gional de la Provence et du Languedoc. C’est aussi le nom d’un « Fromage √† p√Ęte cuite, de forme cylindrique et fabriqu√© dans la vall√©e d’Abondance en Savoie » (TLF). En Savoie « La sonnaille (ou toupin) est port√©e par les vaches lors de la mont√©e √† l’alpage ou durant la d√©salpe. Regardez les donn√©es du Thesoc pour les d√©nominations des pots et leur utilisation. Vous verrez que dans beaucoup de parlers occitans le mot toupin a pris un sens sp√©cialis√©.

Il y a une √©tude¬† de Toole (R.). « Wortgeschichtliche Studien, toupin und bronze« . Jena-Leipzig, 1934. que je n’ai pas pu consulter.

Tapar, tap

Tapar v.tr. « boucher ». Alibertdonne les sens suivants  » fermer, clore, couvrir, cacher, rassasier », qui s’expliquent tous √† partir du sens « boucher ».¬† Tapar « boucher » est attest√© depuis le XIVe s. en ancien occitan et en ancien catalan. Le verbe fran√ßais taper « boucher » terme maritime (TLF),¬†a √©t√© emprunt√© √† l’occitan au XVIIIe si√®cle,¬† ainsi que le d√©rive tape ‘bouchon » terme technique (TLF tape2).

Les sens « saisir, frapper, tasser », qui n’appartiennent pas √† cette famille, mais √† celle de l’onomatop√©e tapp-. Voir pour l’√©tymologie de ce groupe le TLF taper1

Le FEW distingue deux familles de mots pour tapar « boucher ». Dans le Nord, jusqu’√† la Loire nous trouvons des repr√©sentants du substantif francique *tappo « bouchon en bois  » (allemand Zapfen  » fausset, robinet de f√Ľt ») > fran√ßais tapon, tampon et au Sud de la Loire le verbe gotique *tappon « boucher ». Voir Grimm).

Le verbe tapar « boucher » et le d√©riv√© tap « bouchon » sont¬† vivants dans tout le domaine occitan. (voir Thesoc, s.v. bouchon; fausset). Voir aussi l’espagnol tapar « boucher, cacher, fermer » et le substantif tapas « un petit bouchon en accompagnement de l’ap√©ro » qui a conquis le monde entier1

Grimm √©crit que les tonneaux anciens n’avaient qu’une bonde en haut et que plus tard on a fait un petit trou cylindrique en bas pour pouvoir tirer le vin ou la bi√®re. Ensuite on a eu l’id√©e de faire une canelle et un robinet dans le bout de bois. Les Romains ont copi√© cette technique des Germains.

       

robinet de f√Ľt.¬† ¬† ¬† ¬† ¬† ¬† ¬† ¬† ¬† ¬† espagnol tapas ¬† ¬† ¬† ¬† ¬† ¬† ¬† ¬† ¬† ¬† ¬† ¬† ¬† ¬† ¬† n√©erl. tappen ¬† ¬† ¬† ¬† ¬† n√©erl. et ¬†anglais tap
Le verbe anglais to tap signfie e.a. « tirer un liquide d’un f√Ľt ».

                     Tattoo            

Tout le monde conna√ģt le tattoo d’Edimbourg. Tattoo est un mot d’origine n√©erlandaise taptoe et compos√© de tap + toe litt√©ralement « tap ferm√© ». Un signal ou bruitage militaire qui rappelait les soldats ou les matelots au quartiers. Plus tard la police faisait la ronde des bars et tavernes pour la fermeture des taps. Il n’y a pas si longtemps c’√©tait tattoo √† 11H00 du soir en Angleterre.(Harper) . Voir aussi cobrifuoc « couvre-feu » pour les bruitages militaires.

Une belle histoire dans WordlWideWords sur l’expression tapping the Admiral ce qui veut dire « prendre une petite gorg√©e d’un alcool fort ».

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Notes
  1. Le mot tapa  est presque un faux ami.  Voici le riche développement:

    tapa1.

    (Quizá del gót. *tappa).
    1. f. Pieza que cierra por la parte superior cajas o recipientes.
    2. f. Cubierta córnea que rodea el casco de las caballerías.
    3. f. Cada una de las capas de suela del calzado, especialmente la que est√° en contacto con el suelo.
    4. f. Cada una de las dos cubiertas de un libro encuadernado.
    5. f. Compuerta de una presa.
    6. f. Carne de la ternera que corresponde al medio de la pierna trasera.
    7. f. En las chaquetas, abrigos, etc., vuelta que cubre el cuello de una a otra solapa.
    8. f. Peque√Īa porci√≥n de alg√ļn alimento que se sirve como acompa√Īamiento de una bebida.
    9. f. C. Rica. Lo m√°ximo, lo mejor. El equipo de Alajuela es la tapa.
    10. f. C. Rica. En las carboneras, le√Īa gruesa que se pone sobre la le√Īa que va a ser carb√≥n para evitar que la tierra se introduzca entre ella.
    11. f. Filip. Tasajo o cecina.
    12. f. Guat. palabrota.
    13. f. pl. Conjunto de mantas y colcha de la cama.
    14. f. pl. C. Rica. trasero (‚ÄĖ nalgas).
    ~ de los sesos.
    1. f. coloq. Parte superior del cr√°neo.
    abrir, levantar, reventar, saltar, o volar a alguien la ~ de los sesos.
    1. locs. verbs. Romperle el cr√°neo.
    2. locs. verbs. Darle un tiro en el cr√°neo.
    meter en ~s.
    1. loc. verb. Impr. Colocar dentro de ellas el libro ya cosido y preparado para encuadernar.

Tafanari, Fanny

Tafanari ¬ę¬†fesse(s), cul¬† sp√©cialement de Fanny (voir les r√®gles de la p√©tanque)¬Ľ. Probablement emprunt√© √† l‚Äôitalien ou √† l‚Äôespagnol. A M√Ęcon le tafanari ¬†s‚Äôappelle tout court le fanny. A Lyon la forme prend un s-¬†: stafanari. ce qui indique un emprunt r√©cent.

     pour les collectionneurs : tafanari ou Fanny

J’ai surf√© un peu en cherchant l’origine des mots Tafanari et Fanny et j’ai √©t√© surpris que tafanari se retrouve non seulement dans le sud de l’Italie √† Cilento (note1) , mais aussi dans le Nord, √† Milan et √† Venise ainsi qu’en espagnol. L’auteur d’une liste des arabismes √† Cilento √©crit: « tafanario – s.m. deretano (= la parte posteriore del corpo; il sedere ) N460 ; sp. tafanario. » Comme √©tymologie il propose : arabe tafar + tafran  » qui n’a pas le sou » ; B.56 (note2) : tafran « homme malpropre. » Vedi S.(= voir S. =??) : tafnar ». Une autre source dit que tafanariu signifie « anus ».
Nous avons plusieurs propositions étymologiques pour tafanari :

  • 1) arabe tafar « croupi√®re ». ¬†Un visiteur m’√©crit : « le mot arabe est thafar (th = th anglais dans thin) ». Leo Spitzer dans la Z 51(1931) p.296 √©met des doutes pour deux raisons. D’abord pour une raison de principe. de recherche g√©n√©ralement admis. Il faut dans la mesure du possible expliquer l’histoire d’un mot en « interne », c’est-√†-dire dans la langue de la r√©gion.¬† Secondo, dans le cas de tafario , cela suppose une dissimilation -r- / -r- > -n- / -r- et en plus une d√©rivation avec un suffixe -ariu qui est plut√īt savante.
  • 2) arabe tafar + tafran « qui n’a pas le sou ». Embrasser Fanny ou baiser Fanny n’est pas une r√©compense. Cela veut dire perdre une partie sans avoir marqu√© un seul point! un grand 0.
  • 3) D’apr√®s un dictionnaire italien, le Garzanti, tafanario est un d√©riv√© de tafano « taon » √† cause de l’habitude de ces insectes de piquer les post√©rieurs des quadrup√®des ». Alors tafano serait comme notre tavan et fran√ßais taon. du latin tabanus. Spitzer penche pour cette √©tymologie donn√©e par Giuseppe Boerio dans son‚Äú Dizionario del Dialetto Veneziano ‚ÄĚ (Venise, 1856), s.v. tafanario. Celui-ci avait trouv√© dans un vocabulaire sicilien le texte suivant : « Eo quod ibi confluant muscae tabani translate de hominis sede » . Le mot serait alors d’origine italienne pour des raisons d’ordre phon√©tique, parce que la forme tafano < latin tabanus ne s’est d√©velopp√© qu’en Italie.
  • 4)Dans le Diccionario de la Real academia espa√Īola le mot tafanario est d√©fini comme « nalgas« . Comme mon espagnol ne va pas jusque l√†, j’ai cherch√© la d√©finition : « Chacune des parties charnues et rondes qui se trouvent entre le bout de la colonne vert√©brale et le d√©but des cuisses. » D’apr√®s le m√™me v√©n√©rable dictionnaire l’√©tymologie de tafanario est antifonario (un d√©riv√© de ant√≠fona) qui signifie : 1.livre des antiphones.¬†¬†¬†¬†¬† 2. cul ou fesses, c’est-√†-dire que antifonario c’est un synonyme de tafanario.
  • 5) Dans un autre site quelqu’un affirme que le mot arabe tafar signifie « fabricante y vendedor de lozas » (fabricant et vendeur de fa√Įence) et non pas « croupi√®re ». Difficile √† v√©rifier pour moi.
  • 6) En catalan existe le verbe tafanejar ¬†« fouiner, fureter dans des affaires de quelqu’un » et l’adjectif tafaner : d’origen incert, probablement alteraci√≥ de tofoner, der. de t√≤fona, aplicat inicialment a persones o gossos cercadors de t√≤fones que furguen i ho remenen tot]. Et le tofona qui vient d’un « cat. ant. t√≤fera,1507; ll. dial. *tufara, ll.latin cl. tubera, pl. de tuber c’est notre truffe.

    

tafanario ………………………. et ………………………….. antifonarios (espagnol)

Etymologie. Je suis le plus s√©duit par la proposition du Diccionario de la Real academia espa√Īola. Je vois bien un Espagnol dire √† un copain: « si√©ntate en tu antifonario »,¬† pas seulement parce qu’un antifonario est un gros recueil des chants liturgiques ennuyeux et r√©p√©titifs mais parce que les antiphones sont chant√©s par deux choeurs, alternativement. Dans le TLF antiphone est d√©fini comme : Psaume ou chant d’√©glise ex√©cut√© en alternance par deux chŇďurs, l’un disant les versets, l’autre r√©pondant par une antienne.

Amando de Miguel dans une rubrique Frases y palabras du 26 mai 2006 soutient cette¬† explication: « √Āfrica Marteache quiere saber el significado de tafanario. Como ella misma indica, es una variante jocosa de lo que por otros nombres es el culo, las asentaderas, las nalgas, el trasero, el pompis, el culete. Tafanario es una corrupci√≥n de « antifonario« , un libro de regulares dimensiones que figura en el coro de las catedrales, donde se recogen los textos de las ant√≠fonas o cantos rituales. Quiz√° sea la magnitud del objeto y sobre todo su √≠ndole ( caract√®re solennel) solemne y sagrada lo que determina que, por ant√≠frasis, se pueda aplicar al culo. Recu√©rdese una expresi√≥n que recoge ese mismo juego de la ant√≠frasis: « confundir el culo con las t√©mporas ».(confondre le cul et les quatre-temps = chacune des quatre p√©riodes (au d√©but de chaque saison) qui dans l’ann√©e liturgique comporte trois jours de jeune et de pri√®re).

Quelle histoire est la plus probable?¬† la proposition de Giuseppe Boerio, suivi du dictionnaire Garzanti, qui le rattache √† tabanus ?. Mais il faudra mieux conna√ģtre l’histoire du mot et surtout les dates des attestations dans les parlers italiens. Une origine sicilienne n’exclut pas l’√©tymon arabe thafar « croupi√®re ». En ce qui concerne le mot espagnol antifonario il faudrait √©galement savoir depuis quand il est utilis√© pour d√©signer las nalgas.

1) NIGRO, M., Dizionario Etimologico del Dialetto Cilentano. Centro Grafico Meridionale, Agropoli, 1990.

2) BELOT, J.B., Dictionnaire Al-Fared Arabe-Francais. Librarie Orientale, Beyreuth, 1964. tafar est suivi de la réf. B. 452; tafran de B56.

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