cat-right

Aigavers

Aigavers, aigovers « ligne de partage des eaux ; arĂŞte d’une montagne » dĂ©ja attestĂ© en ancien occitan, qui avait crĂ©e aussi le verbe aigaversar « faire le partage des eaux ». Il y a quelques attestations du XIXe siècle et 146 sites (Google) en occitan moderne!

Dans le Compoix de Valleraugue (1625) la forme a Ă©tĂ© orthographiĂ© aiguevers, ce qui me semble une francisation. Etymologie aqua + versare ‘eau’ + ‘retourner’. En ancien bĂ©arnais: « l’augabes a la part d’Ossau et deu port d’Anolhaas » Voir le Dictionnaire de l’ occitan mĂ©diĂ©val.


avec l aiguevers du Serre del col de Lunda

Aigo

Aigo s.f. »eau » du latin aqua. Voir aigardent. La forme aigue a Ă©tĂ© conservĂ©e en français aiguemarine = un bĂ©ryl qui a la couleur del’eau de mer   et dans les toponymes  gardois   Aigues-Mortes, Aigues Vives.

Agreu, grefuèlh

 Agreu,  grefuèlh « houx » vient du latin acrifolium « houx ». La première attestation agrefol  date de 1398 dans le Voyage au Purgatoire de Saint Patrice, rĂ©cit de Raimon de Perelhos (DOM). En latin mĂ©diĂ©val agrifolio comme toponyme en 957 dans le Gard.

Le mot est assez bien conservĂ© dans les patois (Thesoc.)  Il couvre une zone qui va jusqu’Ă  une  ligne  de l’embouchure de  la Loire aux Vosges. Au Nord c’est le type houx < francique *hulis (cf. allemand et nĂ©erlandais hulst) qui domine. Cette rĂ©partition gĂ©ographique est un des arguments pour la thèse que la langue d’oc dominait jusqu’Ă  cette ligne Loire/Vosges. Voir Ă  ce propos W.von Wartburg Evolution et Structure de la langue française « > Evolution-et-structure-p-64

Comme beaucoup de noms de plantes, surtout des plantes « peu utiles »,  acrifolium a subi toutes des transformations phonĂ©tiques imaginables. Voir Mistral ci-dessous et Pegorier pour les très nombreux toponymes comme Greffuelhe qui se trouve dans le Gard.

Voir aussi l’article bresegon, bresegoun, presegoun « fragon, petit houx ( ruscus aculeatus) ».

Agau

Agau. La rue de l’Agau Ă  NĂ®mes tire son nom d’un canal qui « avait pour principal but d’alimenter les lavoirs destinĂ©s Ă  la teinture et de faire mouvoir Ă  son tour des moulins Ă  blĂ© qui, renfermĂ©s dans l’enceinte de la ville, pouvaient en cas de siège lui ĂŞtre d’un très utile secours. » (Source)

Agau Como Curar La Psoriasis Naturalmente. Nuevo Nicho De Alta Conversion. vient du latin aqualis qui signifiait « cruche Ă  eau » ; le sens « canal » est attestĂ© depuis le 4e siècle. Le mot aqualis comme adjectif signifiait en latin « qui a rapport Ă  l’eau » et il s’est conservĂ© spĂ©cialement dans le Gard sous la forme agyel ou ogyel avec le sens  » vent de l’est » ou « vent du nord est » , c’est-Ă -dire le vent qui apporte la pluie.

L'observatoire météo à l'Aigoual

Clap, clapĂ s

Clap « pierre » s.m. clapa « Ă©clat de pierre » s.f., clapĂ s « tas de pierres ». Ces mots  font partie d’une famille  dont la racine prĂ©-romane klappa est rĂ©pandue dans le Sud de la France,  le Nord de l’Italie et en Catalogne.  Clapa dĂ©signe en gĂ©nĂ©ral  « une pierre plate».

Le dérivé clapás (+ -aciu) est provençal et languedocien,  clapier est plus répandu en provençal.  En ancien provençal un clapier est « l’ensemble des trous où les lapins se retirent; garenne à lapins », prêté au français au XIVe –XVe siècle. Autres dérivés : languedocien aclapá « couvrir de pierraille », Mende clapisino « terre rocailleuse », occitan aclapo-mort « fossoyeur ».

Un clapas de la Couvertoirade

LabbĂ© de Sauvages donne aussi le mot clap « pierre » et les proverbes: Las peiros van as clapas « le bien cherche le bien, la balle va au joueur » et Aco’s pourta las peiros as clapas « c’est porter de l’eau Ă  la mer » .

Un lecteur me signale que le nom traditionnel  de Montpellierl est masculin : lo Clapás (= le tas de pierres) et non las Clapas (= les pierres) ». Lo clapĂ s est un dĂ©rivĂ©, tandis que las clapas c’est le pluriel.
Clap
est un « auge des porcs » dans les Alpes Maritimes (Thesoc).

En ancien occitan a existé  aclapar v. tr. dir. « couvrir de pierres, ensevelir »Â  Et an ben conegut vivatz / Que laintz ac home cassat, / Que las peyras an aclapat. Source: Dictionnaire de l’ancien Occitan. (lien direct). Ce sens est conservĂ© dans  aclapo-mort « fossoyeur ».  En français rĂ©gional aclaper « ensevelir » est utilisĂ© dans la pĂ©tanque. Voir RenĂ© Domergue.

Il n’est pas toujours facile de distinguer la famille de mots clap « pierre » avec le famille de l’onomatopĂ©e klapp « coup »,  comme par exemple claparda « sonnaille »
Share

Page 28 sur 31« Première page…1020…2627282930…Dernière page »