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Aigo

Aigo s.f. »eau » du latin aqua. Voir aigardent. La forme aigue a √©t√© conserv√©e en fran√ßais aiguemarine = un b√©ryl qui a la couleur del’eau de mer¬†¬† et dans les toponymes¬† gardois ¬† Aigues-Mortes, Aigues Vives.

Agreu, grefuèlh

¬†Agreu,¬† grefu√®lh « houx » vient du latin acrifolium « houx ». La premi√®re attestation agrefol¬† date de 1398 dans le Voyage au Purgatoire de Saint Patrice, r√©cit de Raimon de Perelhos (DOM). En latin m√©di√©val agrifolio comme toponyme en 957 dans le Gard.

Le mot est assez bien conserv√© dans les patois (Thesoc.)¬† Il couvre une zone qui va jusqu’√† une¬† ligne¬† de l’embouchure de¬† la Loire aux Vosges. Au Nord c’est le type houx < francique *hulis (cf. allemand et n√©erlandais hulst) qui domine. Cette r√©partition g√©ographique est un des arguments pour la th√®se que la langue d’oc dominait jusqu’√† cette ligne Loire/Vosges. Voir √† ce propos W.von Wartburg Evolution et Structure de la langue fran√ßaise « > Evolution-et-structure-p-64

Comme beaucoup de noms de plantes, surtout des plantes « peu utiles »,¬† acrifolium a subi toutes des transformations phon√©tiques imaginables. Voir Mistral ci-dessous et Pegorier pour les tr√®s nombreux toponymes comme Greffuelhe qui se trouve dans le Gard.

Voir aussi l’article bresegon, bresegoun, presegoun « fragon, petit houx ( ruscus aculeatus) ».

Agau

Agau. La rue de l’Agau √† N√ģmes tire son nom d’un canal qui « avait pour principal but d’alimenter les lavoirs destin√©s √† la teinture et de faire mouvoir √† son tour des moulins √† bl√© qui, renferm√©s dans l’enceinte de la ville, pouvaient en cas de si√®ge lui √™tre d’un tr√®s utile secours. » (Source)

Agau Como Curar La Psoriasis Naturalmente. Nuevo Nicho De Alta Conversion. vient du latin aqualis qui signifiait « cruche √† eau » ; le sens « canal » est attest√© depuis le 4e si√®cle. Le mot aqualis comme adjectif signifiait en latin « qui a rapport √† l’eau » et il s’est conserv√© sp√©cialement dans le Gard sous la forme agyel ou ogyel avec le sens  » vent de l’est » ou « vent du nord est » , c’est-√†-dire le vent qui apporte la pluie.

L'observatoire météo à l'Aigoual

Clap, clapàs

Clap « pierre » s.m. clapa « √©clat de pierre » s.f., clap√†s ¬ę¬†tas de pierres¬†¬Ľ. Ces mots¬† font partie d‚Äôune famille¬† dont la racine pr√©-romane klappa est r√©pandue dans le Sud de la France,¬† le Nord de l‚ÄôItalie et en Catalogne.¬† Clapa d√©signe en g√©n√©ral¬† ¬ę¬†une pierre plate¬Ľ.

Le d√©riv√© clap√°s (+ -aciu) est proven√ßal et languedocien,¬† clapier est plus r√©pandu en proven√ßal.¬† En ancien proven√ßal un clapier est ¬ę¬†l‚Äôensemble des trous o√Ļ les lapins se retirent; garenne √† lapins¬†¬Ľ, pr√™t√© au fran√ßais au XIVe ‚ÄďXVe si√®cle. Autres d√©riv√©s¬†: languedocien aclap√° ¬ę¬†couvrir de pierraille¬†¬Ľ, Mende clapisino ¬ę¬†terre rocailleuse¬†¬Ľ, occitan aclapo-mort ¬ę¬†fossoyeur¬†¬Ľ.

Un clapas de la Couvertoirade

Labb√© de Sauvages donne aussi le mot clap « pierre » et les proverbes: Las peiros van as clapas « le bien cherche le bien, la balle va au joueur » et Aco’s pourta las peiros as clapas « c’est porter de l’eau √† la mer » .

Un lecteur me signale que le nom traditionnel¬† de Montpellierl est masculin : lo Clap√°s (= le tas de pierres) et non las Clapas (= les pierres) ». Lo clap√†s est un d√©riv√©, tandis que las clapas c’est le pluriel.
Clap
est un « auge des porcs » dans les Alpes Maritimes (Thesoc).

En ancien occitan a exist√©¬† aclapar v. tr. dir. « couvrir de pierres, ensevelir »¬† Et an ben conegut vivatz / Que laintz ac home cassat, / Que las peyras an aclapat. Source: Dictionnaire de l’ancien Occitan. (lien direct). Ce sens est conserv√© dans¬† aclapo-mort « fossoyeur ».¬† En fran√ßais r√©gional aclaper « ensevelir » est utilis√© dans la p√©tanque. Voir Ren√© Domergue.

Il n’est pas toujours facile de distinguer la famille de mots clap « pierre » avec le famille de l’onomatop√©e klapp « coup »,¬† comme par exemple claparda « sonnaille »
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Bau,baou

Bau(s) « rocher escarp√© dont le sommet est plat; pr√©cipice ». Le P√©gorier donne exactement cette d√©finition avec la remarque graphie pr√©f√©rable Baou et il r√©p√®te la m√™me d√©finition sous bau, baus, bauso, balso. Etymologie: latin balteus, -i, m. qui a les sens suivants:

  • 1.¬† baudrier, ceinturon, ceinture.
  • 2. sangle (de cheval), martingale.
  • 3. bande de la sph√®re, zodiaque.
  • 4. bande d’√©corce (des osiers).
  • 5. gradin circulaire (dans un th√©√Ętre, il marquait une ligne de d√©marcation entre les diff√©rentes classes des spectateurs. Gaffiot).

C’est cette derni√®re signification, attest√©e au Ier si√®cle, qui est √† l’origine des mots occitans, principalement en proven√ßal et en est-languedocien. Ce transfert « gradin circulaire » > « bande de rochers » s’est produit en Italie, Occitanie et en Catalogne.

Un transfert analogue s’est produit pour cingula « ceinture » > cengle « enceinte d’une ville » en Normandie, Flandres ( > n√©erlandais singel, Valais suisse sangla « cha√ģne de rochers »; cingulum > Barcelonette s√©ngle s.m. « petites bandes recouvertes de gazon, entre des escarpements », Nice cengle « corniche d’une falaise » etc.

Un visiteur me fournit des exemples de bau dans la toponymie : pr√®s de Marseille, le Baou de Vespre dans Sainte Victoire ou le Baou de Bartagne √† la Sainte Baume. Il est √† noter que les g√©ographes fran√ßais ont copieusement massacr√© nos « noms g√©ographiques », mais ont conserv√© le mot baou. Ainsi pr√®s de Toulon on trouve bien un baou de l’ Heure o√Ļ ce dernier mot provient d’une confusion avec le vent du nord ( l’Aure)

Baux de Provence

A partir du sens « bande, ceinture » s’est d√©velopp√© le sens de obals « b√Ľcher de fagots entass√©s en carr√© » (Aveyron), b√°a « tas de foin sur le pr√© »(Vaucluse), « gerbier, meule, tas de foin » ailleurs. Panoccitan donne dans la m√™me cat√©gorie s√©mantique abau√ß « bucher de fagots » et abau√ßar « faire un abau√ß« .

Bausan « balzane, tachet√©, avec une bande de couleur blanche » en parlant des chevaux, baucent en ancien fran√ßais, serait d√©riv√© de balteus + anus. Dans le site le Saboteur¬† vous trouverez plusieurs types de balzanes.

   

Balteus (ar√®nes N√ģmes)¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬† ¬† ¬† ¬† ¬† ¬† ¬† ¬† ¬† ¬† ¬†¬† ¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬† obaous (Aveyron)

  bausan 

                                                      

ien un baou de l’ Heure o√Ļ ce dernier mot provient d’une confusion avec le vent du nord ( l’Aure).Evolution s√©mantique: A partir du sens « bande, ceinture » s’est d√©velopp√© le sens de obals « b√Ľcher de fagots entass√©s en carr√© » (Aveyron), b√°a « tas de foin sur le pr√© »(Vaucluse), « gerbier, meule, tas de foin » ailleurs. Panoccitan donne dans la m√™me cat√©gorie s√©mantique abau√ß « bucher de fagots » et abau√ßar « faire un abau√ß« . Baltei dans les ar√®nes N√ģmes.¬† ¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬† ¬† ¬† ¬† ¬†¬† ¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬† obaous (Aveyron) ¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†bausanBausan « balzane, tachet√©, avec une bande de couleur blanche » en parlant des chevaux, baucent en ancien fran√ßais, serait d√©riv√© de balteus + anus.

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