cat-right

Stocofin, estofi

Stocofin, estofi s.m. « morue sĂ©chĂ©e Ă  l’air libre ». Les formes courantes en occitan sont estofi ou en provençal (e)stoquofi(n), stocofi  et elles  sont plus proches de l’origine, le nĂ©erlandais stokvis, mot composĂ© de stok « bĂąton » et vis « poisson » parce que anciennement le stokvis Ă©tait sĂ©chĂ© Ă©tendu sur des bĂątons dressĂ©s sur les bateaux de pĂȘche ou dans les ports. Le mot stokvis est passĂ© dans d’autres langues : italien stoccofisso, catalan estocfix, estocafis, espagnol estocfiz, allemand Stockfisch, anglais stockfish (belles photos). Voir aussi l’article brandado .

Dans  l’anthologie amusante, Les cris populaires de Marseille: locutions, apostrophes, injures, expressions proverbiales, traits satiriques et jeux du peuple–cris de marchands dans les rues–prĂ©jugĂ©s, par M. de Regis de la ColombiĂšre. Marseille 1868, p.2   il y a l’attestation que voici:

que les gamins hurlaient quand un parrain refusait de leur jeter quelques sous Ă  l’occasion d’un baptĂȘme.  Suivez le lien, vous ne reviendrez pas Ă  mon article, mais tant pis, c’est trĂšs marrant.

Escafit s.m. « morue sĂ©chĂ©e Ă  l’air libre ». Les auteurs du dictionnaire Panoccitan ont choisi cette forme atypique de la rĂ©gion de Castres pour toute l’Occitanie. Cette forme a subi l’influence d’un autre mot, peut-ĂȘtre l’adj. escafit. Escafit, escafida adj. »Ă©triquĂ© »Â  suivez le lien.

La « morue fraĂźche » appelĂ©e cabillaud en français depuis 1278, cabillĂłt dans l’Aveyron, est Ă©galement d’origine nĂ©erlandaise : kabeljauw. Dans les langues romanes c’est plutĂŽt le type bacajaw, devenu bacalao en espagnol, bacallĂĄ en catalann, baccalĂĄ en italien. Les Ă©tymologistes pensent que le mot basque bacailao est Ă  l’origine de cette unitĂ© des langues romanes mĂ©diterranĂ©ennes.

Capelan

Capelan « prĂȘtre, curĂ© d’une paroisse ». Bien sĂ»r l’Ă©tymologie est la mĂȘme que celle du fr. chapelain, mais j’en parle quand-mĂȘme parce que

  • 1) L’histoire de cappella + -anus est intĂ©ressante.
  • 2) Le sens du languedocien capelan « curĂ© » n’est pas identique Ă  celui du mot français « chapelain » prĂȘtre chargĂ© de dire la messe dans une chapelle particuliĂšre ».
  • 3) Dans ma langue maternelle, le nĂ©erlandais il y a le kapelaan « prĂȘtre qui assiste le pastoor« ; le pastoor n’est pas le « pasteur », mais le « curĂ© », le responsable de la paroisse! Une sĂ©rie TV intitulĂ© « Le chien berger » montrait la vie d’un kapelaan dont voici la photo:

    Le sens du mot français, mais avec la forme occitane ou latine se retrouve en allemand Kaplan, italien cappellano, espagnol cappelan, catalan capellĂ  (qui signifie aussi « salive » dans l’expression quan parla de pressa tira capellans (quand il parle Ă  toute allure il envoie des postillons) , etc.

  • 4) Dans la rĂ©gion de Narbonne et d’Albi le capelan s’appelle rector Pourquoi? A  Montagnac (34) il y a un proverbe :Michanta afaire quand los capelans lauran. « Mauvaise affaire quand les curĂ©s labourent. »
  • 5) A la fin du 19e siĂšcle, la personne interrogĂ©e Ă  SumĂšne (Gard) par Edmont pour l’Atlas Linguistique de la France a donnĂ© la forme capelan avec le sens « coquelicot » (parce qu’il est noir quand les pĂ©tales sont tombĂ©es?). Si vous connaissez ce sens contactez-moi.
  • D’aprĂšs  le Statistique du dĂ©partement du Gard par Hector Rivoire, 1842 p. 220  c’est la  CentaurĂ©e laineuse Carthamus lanatus L., 1753,  qui s’appelle lous capelans.  Cette  liste des plantes pour le Gard a Ă©tĂ© dressĂ©e par Pouzols1.
  • La bourse-Ă -pasteur ou tabouret s’appelle d’aprĂšs la liste de Pouzols herba de l’evangile  ou bonnet dĂ© capĂ©lan  en languedocien. En surfant sur le net, je trouve en plus un toponyme Bonnet du Capelan « Au nord du circuit pĂ©destre de Valescure se dresse le bonnet du Capelan. Imposant, sur sa colline mise Ă  nue par les incendies. « 
  •       
  • Un lecteur trĂšs attentif m’Ă©crit que pour Max Rouquette c’est une autre fleur:  » Une fleur splendide poussait entre les Ă©pis de blĂ©, grasse et violette, toute chargĂ©e de clochettes. Nous l’appelions « capĂ©lan  » pour sa couleur de semaine sainte  » in « Vert Paradis » ( Éditions le Chemin Vert, 1980, page 108, avant dernier paragraphe, dans le texte : « Le secret de l’herbe »). Je n’ai pas pu l’identifier. Si vous avez une idĂ©e, contactez-moi
  • Un visiteur originaire de Montagnac (34) l’a fait; il m’Ă©crit : . lou capelan ou compagnon bleu : plante de la famille des liliacĂ©es appelĂ© « Muscari neglectum » (ou muscari nĂ©gligĂ©) de couleur violette, qui, pour nous Ă©tait le signe de l’arrivĂ©e du printemps. Il existe un autre Muscari, plus grand que le prĂ©cĂ©dent, qui pousse plus tard, appelĂ© « Muscari comosum ». Max Rouquette Ă©tait originaire d’ Argilliers, un village Ă  40 km de Montagnac. Voir Wikipedia pour plus de renseignements sur le muscari neglectum.
    DiffĂ©rents insectes: « bruche, ver blanc Ă  tĂȘte noires, grande sauterelle verte, grande araignĂ©e, libellule et traquet s’appellent capelan en occitan. Et puis Ă  TrĂ©minis dans l’IsĂšre est attestĂ© chapelan « tussilage ». Mais le tussilage est une fleur jaune.
.
        
D’aprĂšs l’abbĂ© de Sauvages capelan est aussi un « ver Ă  soie mort d’une espĂšce de maladie qui le fait devenir noir.
  • 6) Le mot capelan a Ă©tĂ© prĂȘtĂ© au français avec le sens : « EspĂšce de petite morue qui vit dans nos mers et dont la chair est estimĂ©e : Les pĂȘcheurs de morue se servent de CAPELANS pour appĂąt. (Acad.). Les pĂȘcheurs donnent aussi ce nom Ă  plusieurs poissons qui ressemblent plus ou moins au vĂ©ritable capelan Le capelan a l’intĂ©rieur de l’abdomen noir. On appelle Ă©galement capelan un petit gade de la MĂ©diterranĂ©e, mais on n’est pas certain qu’il soit de la mĂȘme espĂšce que celui de l’OcĂ©an. »(Pierre Larousse). La premiĂšre attestation en ancien occitan dont le sens donnĂ© par le FEW est « gadus minutus » date de 1433. Il existe toujours en français rĂ©gional (Lhubac). La raison de cette Ă©volution sĂ©mantique n’est pas claire. Il faudrait voir le « gadus minutus » et demander Ă  un pĂȘcheur. Le mĂȘme poisson s »appelle aussi praire « prĂȘtre »!

         
capelan
Et maintenant il y a le « Mas des capelans » Ă  NĂźmes, transformĂ© en salle de fĂȘte. Un visiteur m’informe que son vieux mas Ă  Montfaucon a le mĂȘme nom.

L’origine de capelan est latin cappella « petit manteau » un dĂ©rivĂ© tardif du VIIe siĂšcle de cappa « sorte de couvre-chef », mot Ă©galement attestĂ© tardivement. Capella dĂ©signe « le manteau de St Martin » qui, en 338, en avait donnĂ© la moitiĂ© Ă  un pauvre.

et un vitrail moderne avec le mĂȘme sujet :

Au VIIe siĂšcle ce manteau ou ce qui en restait, est rentrĂ© dans les reliques du roi des Francs. La cappella Ă©tait conservĂ©e dans un petit bĂątiment Ă  Tours prĂšs de l’Ă©glise qui Ă  l’Ă©poque s’appelait oratorium. Pendant un siĂšcle capella signifie aussi bien ce manteau que ce bĂątiment. Dans un texte on trouve in oratorio nostro, super capella domni Martine. (oĂč capella signifie « manteau »).A partir du VIIIe siĂšcle le mot cappella dĂ©signe « l’oratorium du roi ». D’autres cappellae sont construites entre autres Ă  Dijon et Ă  Aix-la-Chapelle par Charlemagne.

Entrée de la chapelle à Aix-la-Chapelle (Maintenant une cathédrale)

A partir de la Gaule le mot capella « lieu de priĂšre du roi » remplace oratorium dans les autres pays: italien cappella, allemand Kapelle, nĂ©erlandais kapel, anglais chapel etc.
Un prĂȘtre Ă©tait chargĂ© de la conservation de ces reliques qui appartenaient au roi. A partir du VIIIe siĂšcle le capellanus est « celui qui doit garder et entretenir les reliques » et comme il avait probablement du temps libre, le capellanus devait Ă  partir du Xe siĂšcle s’occuper aussi de la correspondance du roi » et enfin au XIIe siĂšcle nous trouvons le sens actuel : « le prĂȘtre chargĂ© de dire la messe dans un chapelle », et dans le Languedoc « prĂȘtre » > « curĂ© ».
Il faudra la collaboration d’un historien de l’Ă©glise catholique pour savoir pourquoi le capelan est devenu le « curĂ© » dans le Midi de la France. En principe un capellan est un subalterne et le curĂ© est « responsable de la paroisse ».

J’aurai besoin du mĂȘme spĂ©cialiste pour expliquer pourquoi dans le Midi, et plus spĂ©cialement dans le ouest-Languedoc et en Gascogne, mais aussi dans le nord-ouest de la France, le curĂ© est appelĂ© recteur », en languedocien ritou du latin rector « celui qui gouverne, maĂźtre, chef, guide ». Dans l’Ă©glise ce mot dĂ©signait un « supĂ©rieur ecclĂ©siastique, un prelat; un directeur de certaines maisons religieuses ». Je crois savoir que dans le droit canonique, une recteur n’est pas Ă  la tĂȘte d’un paroisse, mais qu’il gĂšre une Ă©glise qui fait partie d’une paroisse. D’aprĂšs des Coutumes, le mĂȘme sens se retrouve en Bretagne , TLF: 1575 en Bretagne « curĂ© d’une paroisse »


Un prelat

En ancien occitan dĂ©jĂ  retor signifie « curĂ© », mais les attestations des parlers modernes proviennent surtout du Languedoc et de la Gascogne d’oĂč viennent Ă©galement les dĂ©rivĂ©s reitouret « petit recteur », retouras « gros ou vilain curĂ© » et ritouraille « prĂȘtraille ». (Mistral).Y a-t-il un lien avec les Alibigeois ou le protestantisme dans la rĂ©gion??

Notes
  1. Pouzols est aussi une des sources d’E.Rolland:  POUZOLZ P.M.C. de, 1856-1862 – Flore du dĂ©partement du Gard ou description des plantes qui croissent naturellement dans ce dĂ©partement. Tessier, De Poulolz, Garve, Waton, NĂźmes, 2 vol.: 660 p.

Capeirou

CapĂȘirou (chaperon),«  filet de pĂȘcheur fait en cĂŽne » voir rasal.

Rasal "Ă©pervier pour la pĂȘche"

Rasal s.m.« Epervier pour la pĂȘche » (Alibert). Rasel  « rĂ©seau, tissu de fil en rĂ©seau » (Aude).  Etymologie: retiaculum « Ă©pervier pour la pĂȘche » est attestĂ© depuis le IVe siĂšcle. On le retrouve en Sicile rizzagghiu, Ă  GĂȘnes  resaggiu, Ă  Venise et dans le Piemont. En Occitan il est limitĂ© Ă  la cĂŽte languedocienne. L’abbĂ© de Sauvages (1756) ajoute: razal ou capĂȘirou (chaperon), filet de pĂȘcheur fait en cĂŽne. Lorsque le pĂȘcheur est prĂȘt Ă  jeter ce filet, il en met une partie sur l’Ă©paule en guise de chaperon.   A Agde est attestĂ© la forme  risseau   par Duhamel de Monceau, en 1769, qui ressemble plus à  celle de GĂȘnes.  Pour les amateurs de la pĂȘche, j’ai joint Ă  cet article sa description exhaustive de cette forme de pĂȘche . Duhamel_du_Monceau_Traite_general_des_pesches_vol_1.pp. 26-30 Voir aussi la gravure ci-dessous.

     capeirou .

  Dans le  TraitĂ© gĂ©nĂ©ral des pesches et histoire des poissons qu’elles fournissent, tant pour la substance des hommes que pour plusieurs autres usages qui ont apport aux arts et au commerce. Paris 1769-1782. 4 volumes[1.Vous pouvez le consulter et tĂ©lĂ©charger sur internet-archiv]  de Henri Louis Duhamel du Monceau, de 1770 environ,  j’ai trouvĂ© la gravure trĂšs dĂ©taillĂ©e que voici:

 

Boulechou

Boulechou « filet de pĂȘche utilisĂ© sur l’Ă©tang (sc. de Thau), tirĂ© par deux nacelles » (CovĂšs). Alibert boleg, bolieg « boulier (filet de pĂȘche); pĂȘche Ă  la traĂźne. DĂ©rivĂ© bolejon « filet de pĂȘche Ă  mailles Ă©troites ». Catalan bolitx.  Bouletchou  vient du grec  ÎČÎżÎ»ÎżÏ‚ (bolos) empruntĂ© par les Romains  > latin bolus « coup de filet ». Une vidĂ©o sur la pĂȘche au bouletchou. Ă  MĂšze.

Le boulechou [boulĂ©tchou] qui s’appelle ailleurs bouliĂ©, bouliech (Mistral) et en ancien occitan bolech (Levy) a subi une mĂ©tamorphose en passant au français pour devenir un »boulier« .

  

Pourtant le boulechou « boulier »Â  n’a rien Ă  voir avec la pĂ©tanque.

L’histoire de ce mot est assez amusante et montre l’ignorance des Français de la langue occitane. En occitan existe le mot bĂČu « coup de filet; produit d’une pĂȘche par bateau; poste que doit occuper un pĂȘcheur pour ne point endommager les filets des autres ». Mistral donne les formes bĂČu, vol et bol pour le languedocien. Tira lou bĂČu « lever le filet ». L’Ă©tymologie de ce mot est le latin bolus « coup de filet » ou directement le grec ÎČÎżÎ»ÎżÏ‚ .

Mais il y a un autre bĂČu ou buou en occitan. Il faut dire que ce bĂČu venant du latin bovem « boeuf », est plus  connu  et les francophones ont confondu bolus > bĂČu « coup de filet » et bovem > bĂČu « boeuf » de sorte que nous trouvons dans le TLF s.v. boeuf :  « Bateau-bƓuf, chalut-bƓuf.  Le chalut-bƓuf est un filet tirĂ© par deux bateaux opĂ©rant comme une paire de bƓufs traĂźnant une charrue«  (A. BOYER, Les PĂȘches mar., 1967, p. 54). »Â  Cette explication de A.Boyer est erronnĂ©e bien sĂ»r. Il s’agit d’une forme d’explication qu’on appelle Ă©tymologie populaire, mais l’image est tellement forte qu’on a appelĂ© le mĂȘme type de filet tirĂ© par un seul bateau une vache.(Je n’ai pas encore retrouvĂ© l’attestation). Voir pour une histoire analogue l’article ser volant.

une vache

D’aprĂšs le TLF le boulechou s’appelle en français la « dreige », le « gangui », la « drague » ou « chalut » (…) et est constituĂ© par une poche conique ou quadrangulaire fabriquĂ©e en filet, qui est traĂźnĂ©e sur le fond, l’ouverture bĂ©ante (BOYER, PĂȘches mar., 1967, p. 53).


Mon texte et l’image ci-dessus viennent de Henri de la BlanchĂšre, La pĂȘche et les poissons. Paris 1868. Vous voyez qu’en 1830, bien avant les dĂ©crets de Bruxelles, il y avait dĂ©jĂ  une rĂ©glementation trĂšs stricte concernant la pĂȘche avec lou boulechou.

Le contrĂŽle n’a pas Ă©tĂ© assez sĂ©vĂšre, puisque de nos jours le Chalut pĂ©lagique ou le boulouchou ou boulier ou gangui est un piĂšge Ă  cĂ©tacĂ©s. Prises accessoires de cĂ©tacĂ©s, une menace pour la biodiversitĂ©.La flotte française de chalutiers pĂ©lagiques est, de loin, la plus importante d’Europe. Voir le site de  Greenpeace pour plus d’information.

Le mot français boulier « long filet Ă  poche traĂźnĂ© par bateau le long des cĂŽtes ou tendu aux embouchures des Ă©tangs salĂ©s » est un emprunt Ă  l’occitan. Le dictionnaire de Bescherelle de 1845 hĂ©site entre diffĂ©rentes graphies : boulier, bouliĂšche, boulliĂšre, bouillette, bouliche, boulĂšch. Voir Ă  ce propos le TLFboulier.

Le fils de Raymond Jourdan de Montagnac  m’a envoyĂ© en commentaire :

Bonjour,
dans ses souvenirs, mon pĂšre Ă©voque un bateau, au Grau d’Agde, qu’il appelle « mourrĂ© dĂ© porc »(bateau Ă  l’étrave camarde) qui servait pour la pĂȘche avec un filet tirĂ© par deux bateaux appelĂ©s en français bateaux-boeufs.
Dans Mistral (page 1078), je trouve Ă  l’article VACO, BACO, BAQUE, VACHO la dĂ©finition suivante :
« faire la vaco » : se dit d’une tartane qui traĂźne un filet de pĂȘche, par opposition Ă  « faire lou buou », qui se dit de deux tartanes qui traĂźnent un filet de conserve.
On retrouve donc la vache et le boeuf comme vocabulaire de la pĂȘche en MĂ©diterranĂ©e.

J’aimerais connaĂźtre la source de Mistral.  Dans son article boulier, boulietch  il Ă©crit que le bouliech est une mĂ©thode de pĂȘche sĂ©toise.

     

La forme  bĂČu du latin bovis  « boeuf » est trĂšs, trĂšs rare en occitan, et mĂȘme  inconnue en languedocien oĂč on dit biou  (Voir le Thesoc).   BĂČu, bol signifie « coup de filet » et vient en effet du grec ÎČÎżÎ»ÎżÏ‚ comme il Ă©crit.  A un moment quelqu’un, un estranger ?, a confondu  le bĂČu  et le biou,  pour rigoler,   ce qui a abouti au chalut-boeuf, et la vache.   Faire un bĂČu blanc « ne rien prendre »Â  (Mistral).  

 

 

 

Page 8 sur 9« PremiĂšre page
56789