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"Fricadelle" en bahasa Indonesia

Fricadelle« Boulette de viande hachĂ©e, mĂ©langĂ©e Ă  de la mie de pain ou de la purĂ©e, des Ĺ“ufs, du lait, etc., cuite Ă  la poĂŞle ou Ă  la grande friture. » TLF qui donne l’Ă©tymologie suivante:

Étymol. et Hist. 1742 cuis. (Cuisinier mod., V, 13 ds Quem. DDL t. 2 : Soupe de Fricadelle Ă  la Royale). DĂ©r. du rad. fric- de fricasser* lui-mĂŞme interprĂ©tĂ© Ă  tort comme un dĂ©r. en -asser; suff. -ade* et -elle*. »

Voir mon article fricot qui a la mĂŞme origine.

 Fricadelle est attestĂ© bien avant en nĂ©erlandais :frickedilleke  en 1607 chez Kiliaan, le fondateur de la lexicographie nĂ©erlandaise.  J’en parle parce que frikadel  Ă©tait  considĂ©rĂ© comme ‘vieux’ en nĂ©erlandais, mais le mot Ă©tait restĂ© vivant en IndonĂ©sie et dans  la cuisine indonĂ©sienne oĂą il Ă©tait adaptĂ© Ă  la prononciation indonĂ©sienne :  perkadel , notamment le f qui devient p. 

A la fin de la colonisation en 1948, beaucoup de NĂ©erlandais sont rentrĂ©s aux Pays Bas, tout en gardant leurs habitudes culinaires et gastronomiques indonĂ©siennes,  dont le frikadel.  Sur de nombreux cartes des restaurants « chinois-indonĂ©siens »Â  on trouve des frikadels. La combinaison syntaxique typique de l’indonĂ©sien substantif principal suivi d’un substantif qualificatif  est maintenue, p.ex.    frikadel kabeljauw, frikadel kool au lieu de  kabeljauw-frikadel  « fricadelle de morue », koolfrikadel « fricadelle de choux »Â  en nĂ©erlandais normal.

CopiĂ© d’un site

Resep Perkedel Kentang en néerlandais Recept Kentang frikadel  en français  Recette fricadelle Kentang

Perkedel Kentang
Une autre recette:
Perkedel Kornet Fricadelle de boeuf haché (= anglais corned beef)

Favouille "crabe vert"

Favouille : 1) Petit crabe du genre Ă©trille, 2) par extension, surnom familier d’enfant.« La soupe de favouilles, c’est ce que je prefère. » « Viens ici, favouille ! Viens embrasser ta tante ! ».

D’après ce spĂ©cialiste  c’est un petit crabe vert foncĂ© Ă  brun mesurant une demi-douzaine de centimètres en moyenne.

Favouille  est un mot provençal, uniquement attestĂ© Ă  l’est du RhĂ´ne. Première attestation en 1439  favol.  Les dĂ©finition varient de « crabe » Ă  « crevette » et « Ă©crevisse de mer ».

L’origine du mot est inconnue.1. Il pourrait s’agir d’un dĂ©rivĂ© de faba  « fève », mais je n’ai d’autre argument que  la dĂ©finition de Mistral  « sottise, balourdise ». Les mots qui dĂ©signent les fèves et les haricots sont souvent associĂ©s Ă  la notion « imbĂ©cile, niais » etc.. En plus d’après les lexiques une favouille  est un crabe vert,  la couleur des fèves.

favouillefavouio Mistral

Voici un exemple d’une ancienne monnaie marseillaise avec une  favouille:

Pour voir d’autres très belles photos des anciennes monnaies marseillaises, suivez le lien.

 

Notes
  1. FEW XXI, 268b

Peissala, peissaladiéra

Peissala, peissaladiĂ©ra.  Voir l’extrait de Mistral. L’Ă©tymologie de peissalà  est bien sĂ»r piscis, piscem « poisson »+ salatum « salĂ© ». PrĂŞtĂ© au français  depuis 1938 dans la forme niçoise pissala TLF.

peissala Mistral                   

la tourtedu site Au Fourneau
Recette de la peissaladiera en format PDF.


Brio, brino, brigno ‘gousse d’ail&rsqu...

Brio, brino, brigno s.f. « gousse d’ail ». L’Ă©tymologie est peut-ĂŞtre une racine gauloise *brinos « rejeton, tige » avec le suffixe -ia , mais jusqu’ici on ne connaĂ®t aucun mot celtique qui y correspond. Le 15/7/2016 : Pierre Gastal m’en fournit plusieurs ! Voir ce qu’il Ă©crit en bas de page. .

L’Ă©volution sĂ©mantique  « rejeton »Â  > « gousse  » s’explique peut-ĂŞtre par la forme et la fonction de la gousse.  En nĂ©erlandais il y a eu une Ă©volution analogue. Une gousse d’ail  est nommĂ©e « teen » mot qui  signifie « tige fine, rejeton ». Je n’en suis pas sĂ»r, parce que le mot teen  signifie aussi « orteil » et je ne connais pas encore l’histoire de teen « gousse d’ail ».

brigno-d'ail               

Il s’agit d’un tout petit groupe d’attestations. La première de ce groupe vient de l’Aveyron  (Vayssier) . Dans le  Gers  et et le  Tarn-et-Garonne la forme est   brio, dans la Hte-Garonne c’est brino. ( Thesoc type brinha)

L’article  brinos  du FEW comprend principalement des mots qui dĂ©signent des tiges, verges, rejetons, des brins. etc.  Mistral  fournit le mot brigno pour le Dauphinois avec le sens « plante herbacĂ©e très fine, qu’on emploie quelquefois en guise de bruyère pour ramer les vers Ă  soie ».  Avec un sens très proche brinha  « sorte de roseau (pour faire des paillasses), carex; Une herbe coupante des marĂ©cages] » il a survĂ©cu Ă  Die (Han Schook).

brinha -carex

La graphie donnĂ©e par le Thesoc, brinha vient d’Alibert, mais les gens du  Gers  et du Tarn-et-Garonne prononcent  brio, et dans la Hte-Garonne c’est brino.

Pierre Gastal, spĂ©cialiste du Celtique, m’Ă©crit  qu’il y a bien des mots celtiques qui correspondent Ă  cette origine:

Il est bien vrai que *brinos, qui serait à l’origine du français “brin” (celui-ci dit “peut-être gaulois” par le Dictionnaire étymologique Larousse) n’est cité ni par G. Dottin, ni par P.-Y. Lambert, et pas davantage dans le dictionnaire gaulois de X. Delamarre.
Cependant le mot est bien présent dans les langues celtiques :
V.bret. breun (breyen dĂ©b. XVe s. ; bryenen, au sing. 1732), breton mod. brien-enn, coll., « brins (de filasse, de lin), petites tiges vĂ©gĂ©tales, bribes », corresp. au corn. brewyon et au gall. briwion.
On le trouve même en espagnol sous la forme brizna (brin). Le sens premier de la racine indo-européenne semble être : fragment, miette, petit morceau détaché, brisé de quelque chose de plus gros.

 

 

Cacalaouse, cagarol "escargot"

Cacalaouso « escargot de Bourgogne (helix pomiata); escargot » = . Le Thesoc a rangĂ© le type cacalaouso avec le type cagarol.  L’Ă©tymologie est en effet presque la mĂŞme mais  la rĂ©partition gĂ©ographique montre une fois de plus qu’il n’y a pas une  « frontière » entre le provençal et le languedocien. Par exemple dans le Gard:  Gaujac, La Roque sur Cèze, Sernhac et Villeneuve-les-Avignon ont le type provençal  cacalaouso qui d’ailleurs est limitĂ© d’après les donnĂ©es du FEW Ă  la DrĂ´me provençale au sud de MonbtĂ©limar, la Vaucluse  et le Gard provençal.  Les autres villages du Gard et le languedocien jusqu’Ă  Carcassonne ont le type  cagarol.

Plusieurs personnes de Manduel m’ont confirmé qu’ils chantaient la comptine suivante quand ils étaient jeunes:

CacalĂ usette,
Sors les banettes

Si les sors pas
Deman pleuvra

L’abbĂ© Brunel l’a publiĂ© dans la Revue des patois galloromans, vol. 1(1887).(voir Gallica). Pour d’autres rimes sur les cacalause. suivez le lien.

Boucoiran (1898) connaĂ®t une recette d’une prĂ©paration très estimĂ©e en Languedoc d’escargots en sauce, la cacalausado :


Boucoiran cacalausado

Une recette de la cacalausado  d’Elisabeth Augier dans le site de La Roque sur Pernes (84) se trouve ici Recette cacalausado

Il y a diffĂ©rentes propositions en ce qui concerne l’origine. Le FEW en fait le rĂ©sumĂ© et vient  Ă  la conclusion qu’il s’agit d’un reprĂ©sentant du grec καχλαξ  « caillou comme on en voit au fond de l’eau » 1 croisĂ© avec latin  conchylium « coquillage, huĂ®tre ».La forme cacalaou  serait alors la plus proche de l’Ă©tymon. La forme cagarol   fait l’intermĂ©diaire avec le type caragĂłu, calagĂłu  « escargot » et  escaragĂłu qu’on trouve dispersĂ© dans le dĂ©p. des Bouches-du-RhĂ´ne jusqu’en les Landes et en bĂ©arnais.

Le type escaragĂłu  a voyagĂ© vers le domaine d’oĂŻl. Le succès du mot occitan  escargot est indubitablement liĂ© au succès de l’emploi culinaire de l‘animal.  La plus ancienne attestation en français vient du MĂ©nagier  qui Ă©crit  « limassons que l’en dit escargols ». 

Nous retrouvons le type cagarol  avec une metathèse en Catalan caragol,  comme en espagnol et portugais caracol.   Il a mĂŞme atteint les Pays Bas mĂ©ridionaux (= la Belgique) aidĂ© par l’armĂ©e espagnole (XVIe siècle), qui  a introduit les caracoles  dans la cuisine,  pour y devenir  des  karkol, karakol  ou  kerrekool. 

Dans un restaurant  de Maastricht vous pouvez toujours commander des karkolle.


Uitgaan in Maastricht doe je bij:
In de Karkol
Stokstraat 5
6211GB Maastricht

Voir aussi l’article banĂ©dja

Notes
  1. Je n’ai trouvĂ© qu’une  forme καχληξ
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