Etymologie-occitane » construction http://www.etymologie-occitane.fr Dictionnaire étymologique de l'Occitan Fri, 22 Jun 2018 08:18:47 +0000 fr-FR hourly 1 Chelet "terrasse" http://www.etymologie-occitane.fr/2013/05/chelet/ http://www.etymologie-occitane.fr/2013/05/chelet/#comments Tue, 14 May 2013 16:55:10 +0000 http://www.etymologie-occitane.fr/?p=11645 Un visiteur m’a demandé l’origine de   chelet  « terrasse », mot de l’Ardèche:

Bonjour!
Je suis natif de Serrières Ardèche et enfant mes grand-parents utilisaient le nom de « shellay » pour des terrasses utilisées anciennement pour la culture de vigne ou en utilisation en jardin . Avez-vous une origine à ce nom.

J’ai pu répondre:
Bonjour!
Voilà une information intéressante! Votre shellay, chelet ou chalè n’est attesté que dans le nord de l’Ardèche, avec exactement le sens que vous donnez.  Il y a quelques remarques à ce propos dans le site de Christian Lassure, mais pas l’origine et je ne l’ai pas encore trouvée. J’y travaille et je vous tiendrai au courant.
Robert Geuljans

Christian Lasure écrit:

CHELET/CHALET (m)

Ce terme est donné par Jean-François Blanc comme signifiant « terrasse de vigne » en Ardèche septentrionale, sur les coteaux de la rive droite du Rhône. S’agit-il d’une variante de cheyet (m) rencontré sur la rive opposée, dans le vignoble de Tain-l’Hermitage ? Lachiver ne connaît pas chelet mais donne au terme chalet le sens de « terrasse édifiée par l’homme sur les pentes ». Il donne par contre chey (f) (pl cheyes ou cheyx, à rattacher à l’étymon calj, « caillou »), censé désigner, dans le vignoble de Côte-Rôtie (rive droite du Rhône), une « murette destinée à soutenir les terrasses sur lesquelles on cultive la vigne ». Comme par ailleurs le même auteur donne la même localisation et la même définition pour murgeyes (f pl) (« murettes destinées à soutenir les terrasses », à rattacher à muricarium, « tas de pierres »), on est en droit de s’interroger.

Bonjour Merci de votre réponse je suis allé sur le site de Mr Lassure , Effectivement c’est bien l’image du paysage des « chelets » de Serrières . J’avais pensé à escalier mais le raccourci me paraît un peu facile.

Cordialement Laurent Cano

Une  étymologie possible est celle de l’occitan caladele latin callis « chemin » ou caljo- « pierre ». J’ai trouvé l’image de  chelets  à Saint -Désirat de Vernosc en Ardèche:


chelet nord del'Ardèche

Il y a en effet pas mal de cailloux.

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Fourniol http://www.etymologie-occitane.fr/2012/10/fourniol/ http://www.etymologie-occitane.fr/2012/10/fourniol/#comments Mon, 29 Oct 2012 18:03:29 +0000 http://www.etymologie-occitane.fr/?p=8968 Fourniol « pièce où est le four » fournil  en français.

Un fidèle visiteur m’écrit:

bonjour,
je trouve dans le compoix d’Espédaillac (1758) dans l’énumération des biens
sujets à allivrement : maison, four, fourniol. j’ai cherché dans plusieurs dico
anciens et ne trouve pas de rapport avec le four ? ms pourquoi ces 2
expressions consécutivement?? endroit où l’on rangeait le bois pr ou près du
four??

J’ai pu lui répondre:

Bonjour,
Je vous remercie de votre commentaire.
Je crois qu’elle mérite un article fourniol  plutôt qu’un commentaire  dans la page d’accueil.
Elle montre aussi que le prof. J.P. Chambon  a raison quand il écrit dans la Revue de linguistique romane 76 (2012)1

Images intégrées 1…..

Le mot  fourniol  se trouve dans le FEW vol. III, p.904 b;
Attesté  à Cahors,  dans l’Aveyron  fourniol, ofourniou,  à Ytrac  fourgnéw,  à  Chavanat (Creuse) fourgnôou,  dans le bas-limousin  fournial  (comme dans le Tarn  fournial)  et à  St-Pierre de Chignac  fourniau. Dans le Poitevin c’est le fourniou  comme dans les Deux-Sèvres.
Le sens de toutes ces attestations est  « pièce où est le four ».
Vu le fait que votre village se trouve dans le Quercy, il n’y a pas de doute sur le sens de  fourniol  dans le Compoix.
Si cela vous intéresse, je peux vous fournir les sources du FEW concernant ces attestations.
Amicalement,

Cette attestation dans le Compoix d’Espédaillac de 1758 est probablement la première. Il reste tujours beaucoup de travail pour les occitanistes :

TLF :

Occitaniste, adj. et subst.a) Adj. Relatif, propre à la langue occitane. La recherche occitaniste (Amiras,1983, no6, p.55).b) Adj. et subst. (Personne) spécialiste de la langue et de la littérature occitanes. Chercheur occitaniste. « On remarque la rareté des occitanistes, leur faible pouvoir d’intégration à l’appareil de recherche, jusqu’à une date récente du moins « (Amiras,1983, no6, p.55).

 

 

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Biscaire, de – "oblique" http://www.etymologie-occitane.fr/2012/10/biscaire-oblique/ http://www.etymologie-occitane.fr/2012/10/biscaire-oblique/#comments Thu, 04 Oct 2012 14:01:17 +0000 http://www.etymologie-occitane.fr/?p=8752 En biscaïre, de biscaïre « de biais, oblique, de travers »; biscayre « côté, angle, biais » est un composé de bis « deux » et  quadra « carré » dérivé du verbe latin quadrare « rendre carré ». Attesté dans les parlers occitans du Dauphiné jusqu’en Béarn  et une attestation dans le Valais suisse.

Barcelonnette besqueirú, -úa  « irrégulier, taillé à la fausse équerre ». En Béarn on a remplacé quadra  par canton bescantá « placer obliquement »

      

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Boulmière-bolmeria http://www.etymologie-occitane.fr/2012/09/boulmiere-bolmeria/ http://www.etymologie-occitane.fr/2012/09/boulmiere-bolmeria/#comments Fri, 28 Sep 2012 14:16:58 +0000 http://www.etymologie-occitane.fr/?p=8656 Boulmière « local du bain; cuves des tanneurs ».  Depuis plus d’un an mon amie   La dormeuse  me poursuit pour connaître  le sens exact et l’étymologie de boulmière.  Ci dessous un extrait de son blog:

Carte dressée en 1766, du “moulon du pont de Raillette jusqu’au ruisseau de Contirou et à la rivière de l’Hers jusqu’au grand pont sur la dite rivière”. En haut à gauche le n° 1 en bordure d’un ruisseau  (!!), 1. Jacques Rivel, marchand tanneur : maison servant d’adoubairie à tanner des cuirs7 avec un patu8 ou boulmières9, jardin et breil à Countirou

J’ai fait des recherches sans trouver la réponse.  C’est elle qui l’a trouvée en fin de compte:

La source est l’article de J.-L. Abbé, Paysage urbain et rural à Limoux, d’après une source méconnue: le terrier royal de 1316. Trouvé par la Dormeuse  dans le Bulletin de la Société Scientifique de l’Aude, CIII (2003), 91-100.

cuve de tanneur

La suite de cette trouvaille est un magnifique article sur les boulmières avec de très nombreuses images dans  la Dormeuse blogue 3.

Il y a encore beaucoup de travail à faire pour les philologues et linguistes occitanistes. Voir à ce propos  J.-P. Chambon, Développement et problèmes actuels des études occitanes.

Dans les articles du FEW  balneare, balnearia, balneator, balneolum, balneum ,  il n’y a aucun mot en rapport avec la tannerie1.

Pourtant il y a une petite phrase dans l’article balnearia  du FEW qui va dans la direction  que nous cherchons à savoir le sens « cuve ».   En occitan est attesté bagniero  « lieu où l’on se baigne; bains d’eau thermale », également dans les toponymes Bagnières. L’auteur se demande si le rétoroman2 bagnèra   « cuve pour le linge; grande cuve » viennent directement de balnearia  ou qu’il s’agit de créations à partir du verbe balneare « baigner ».

Le plus intéressant est le fait que d’après les données de l’ALF, presque partout dans le Sud-Est  « mouiller, tremper » est traduit par  le verbe banhar   du latin   balneare . Ci-dessous la carte tirée du livre  Lectures de l’ALF par Guylaine Brun-Trigaud3

L’emploi de balneare  > banhar pour  « mettre les peaux dans des cuves » par les tanneurs  a logiquement entraîné le sens de balnearia > boulmière > « cuve pour les peaux ».

Les attestations de  Limoux (Aude) de 1316 ne sont certainement pas les plus anciennes, mais nous n’avons pas mieux pour le moment.

Le nom de lieu  Bagnières  est attesté pour la première fois en 1258 :  Decimarium Beate Marie de Banheriis. (par l’abbé Sabarthès).

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Notes
  1. Il faut dire que le premier vol. du FEW date de 1922-1928 et la lettre A a été entièrement refaite à partir des années ’70 (3 volumes maintenant), mais la lettre B est restée la parent pauvre.   A part les mots d’origine germanique ou autre  13 nouvelles rédactions ont vu le jour et il y a encore une quarantaine en préparation, dont balneare. Je pense que le dérivé balnearia « bains, salle de bains » y sera inclus
  2. parlé en Suisse
  3. cf. Sources et liens s.v. ALF
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Èstra "balcon" http://www.etymologie-occitane.fr/2012/01/estra-balcon/ http://www.etymologie-occitane.fr/2012/01/estra-balcon/#comments Wed, 11 Jan 2012 17:30:18 +0000 http://www.etymologie-occitane.fr/?p=6710 Èstra « balcon, fenêtre » vient de  extera  la forme pluriel neutre de exterus   « ce qui se trouve dehors ».

Estre  a aussi existé en français et  se retrouve dans les parlers du nord et de l’est du galloroman. En occitan il est plutôt limité au provençal et l’auvergnat.

Suivant les localités  èstra  prend des sens plus ou moins spécifiques,  comme dans la haute vallée de l’Ubaye « balcon où l’on met sécher le bois à brûler », en Auvergne éstra, étra est la « petite terrasse en saillie, en haut de l’escalier extérieur en pierre et qui est couverte par un toit ».  En francoprovençal étre a pris le sens spécial de « aire pour battre le blé ».

cliquez 

estro en Auvergne

Un  estroun  est un « petit balcon » à Barcelonnette,  et une « lucarne » en limousin.

A Die existe le mot esseis  « les êtres de la maison » , d’après le FEW un emprunt au français qui subi l’influence du verbe être   du latin essereUn peu étonné par cette étymologie , j’ai demandé à Han Schook, excellent connaisseur du parler de Die, ce qu’il en pensait. Il m’a répondu

« los èsses » (pron: louzèssei, avec vocalisation du s du pluriel)  son en effet  « êtres de la maison ».  A mon avis il n’y a pas de confusion entre  estro   et  èsses. En Diois le verbe « être » est  èsser (pron: èssé), ou le moins courant  « estre« . Comme en français  être,  diois  « èsse » peut servir comme substantif pour désigner des personnes.  Exemple:
Nosautres, sièm quatre èsses, e vosautres, siètz nòu a la meison.

Je suis sûr qu’il a raison. « los èsses » diois n’a rien à voir avec les balcons.

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Foganha http://www.etymologie-occitane.fr/2011/11/foganha/ http://www.etymologie-occitane.fr/2011/11/foganha/#comments Tue, 22 Nov 2011 09:38:51 +0000 http://www.etymologie-occitane.fr/?p=6267 Foganha « foyer, pierre de l’âtre; cuisine » (Alibert). Dans le Compoix de Valleraugue ( t. 2 p.123) : FOGAIGNE : Habitation. « La maison fogaigne du dit thomas Teulon ». Il est encore vivant en français régional : faire fougagne « faire une grand feu » (Lhubac).

Etymologie : le mot foganha, qui est limité au provençal et au languedocien,est un dérivé de focus « foyer, feu », + aneus attesté depuis le moyen âge, de Briançon jusqu’au département du Tarn, presque toujours avec le sens « cuisine », avec quelques exception comme  dans l’Aveyron où c’est la « plaque de cheminée ».

En dauphinois existe le verbe fouganhar « faire la cuisine ». Voir aussi le site La maison au moyen âge. Le mot se retrouve en catalan: fogayna « foyer ».

Dans l’Inventaire du chateau d’Hyeres de 1431 nous trouvons le texte suivant  qui montre que la foganha est bien la cuisine:

Dans la note l’éditeur du texte ecrit qu’il n’a aucune idée du sens du mot mal-net.  Si vous avez une idée faites me le savoir.  Vous pouvez consulter cet inventaire, grâce à Gallica. C’est dans le Tome 37, page 311 de la Revue des Langues Romanes. (lien direct vers la page!)

Un inventaire curieux:  il y aussi une liste des objets qui manquent !

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Fenestroun http://www.etymologie-occitane.fr/2011/11/fenestroun/ http://www.etymologie-occitane.fr/2011/11/fenestroun/#comments Sun, 20 Nov 2011 15:34:04 +0000 http://www.etymologie-occitane.fr/?p=6216 Fenestroun,  « petite fenêtre » 1750 Séguier1,feuillet 43v: « espinçave per lou fenestron  » (Job., Mathon), un dérivé du latin  fenestra« fenêtre ». Il n’y a pas beaucoup d’attestations mais il doit exister partout, comme, par exemple, dans le Nord Velay avec le sens « lucarne ». Mistral s’adresse à Magali: :

« O Magali, ma tant amado,
Mete la tèsto au fenestroun !
Escouto un pau aquesto aubado
De tambourin e de viouloun. »

……………………………………..……
Le fenestron
des Archives de Mirepoix (Photo C.Belcikowski) ….….….….

On peut se poser la question pourquoi le mot latin fenestra est commun à toutes les langues romanes et germaniques : italien, catalan finestra, allemand Fenster, néerlandais venster, etc..La réponse se trouve dans l’histoire de la construction. Les constructions des Gaulois et des Germains étaient en bois et ils n’avaient pas de fenêtres. C’est aussi simple que cela.

Je ne peux pas m’empêcher de vous renvoyer vers un blog qui décrit le chemin des Fenestrelles : « Aux alentours de Saint Guilhem il y une balade à ne pas manquer qui grimpe sur le flanc du Cirque du Bout du Monde … » avec de très belles photos et un poème. Eldorad’Oc

L’occitan a créé l’adjectif fenestrièro dont témoigne le dicton suivant:

(RLR6,306)

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rascàs http://www.etymologie-occitane.fr/2011/11/rascar-2/ http://www.etymologie-occitane.fr/2011/11/rascar-2/#comments Sat, 12 Nov 2011 16:03:40 +0000 http://www.etymologie-occitane.fr/?p=6024 cf. rascar

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Vallat, valat http://www.etymologie-occitane.fr/2011/10/vallat-valat/ http://www.etymologie-occitane.fr/2011/10/vallat-valat/#comments Sun, 30 Oct 2011 17:48:05 +0000 http://www.etymologie-occitane.fr/?p=5711 Vallat, valat s.m.  « ravin, fossé; tranchée pour défricher un champ (S); vallée ».  Ce dernier sens est dû à l’influence du français. Grâce au moteur de recherches interne je peux savoir ce que les visiteurs ont cherché dans mon site : 9 fois le mot vallat cette semaine. Alors je m’y mets.

La latin avait deux mots  vallis  s.f. « vallée » et vallum s.n. « palissade, parapet, rempart ». Ce dernier existe toujours en italien et espagnol vallo ‘rempart’.  En Gaule ces deux mots sont assez tôt devenus identiques dans la langue parlée. Vallis et vallum ont  abouti à val en galloroman, et cette forme s’est maintenue surtout dans les noms de lieu.  Il faudra pour chaque toponyme vérifier s’il s’agit d’un rempart ou d’une vallée.

Dans le sens « vallée » il est remplacé par vall- + ata > vallée en français , valada en occitan. Cf. anglais wall « rempart », cf. Wall street,  (< vallum),  et  vale  « vallée »  de l’ancien français val  « vallée » et valley, néerlandais wal « rempart », et  vallei « vallée »; le quartier rouge d’Amsterdam s’appelle « de Walletjes » littéralement « les petits remparts », allemand der Wall « rempart ».

   Walletjes Amsterdam

Des remparts  à New York et à Amsterdam

Vallat est un autre dérivé, avec le suffixe -attu  de vallum qui signifie « fossé » depuis les plus anciens textes en occitan  comme dans les parlers modernes : ‘fossé, ruisseau, rigole, ravine’ . La forme gasconne barat ‘fossé’ a même servi de modèle au français baradine « fossé établi sur une colline pour donner de l’écoulement aux eaux », mais ce mot a disparu du français actuel d’après le TLF.

Pour l’abbé de Sauvages un valat est un ‘ruisseau’ ou un ‘ravin’ lorsque c’est une ravine qui l’a creusé. Un valà-ratié est « une pierrée , une longue tranchée qu’on remplit de blocaille de cailloutage & qu’on recouvre de terre … pour les conduire à une fontaine: dans ce dernier cas les pierrées doivent être sur un lit de glaise ou de tuf ou de rocher ». Vous voyez que l’abbé essaie d’instruire ses lecteurs, comme j’ai expliqué dans le paragraphe que je lui ai consacré!

Raymond Jourdan, le père d’un fidèle visiteur, a fait une description détaillée la culture de la vigne en Languedoc dans la période entre les deux guerres.  Il utilise le vocabulaire occitan, tel qu’on le parlait à l’époque à Montagnac (Hérault).  Son fils a eu la gentillesse de me faire parvenir ce texte illustré de dessins à main levée.  J’en ai appris énormément de choses sur la viticulture.  La description commence avec le défoncement lo rompre  et se termine  avec l’entonnaire qui s’occupait de la retiraison  pour le négociant. Son lexique  avec une orthographe « normalisé » est consultable ici MontagnacViitiiculture. Ci-dessous je copie la graphie de l’auteur Raymond Jourdan de Montagnac.

Dans le deuxième chapitre  « La préparation à la plantation » il écrit:

Lors du défoncement les hommes suivent la charrue et retirent racines et cailloux qu’ils entassent. Après les racines sont brûlées et les cailloux utilisés pour faire des drainages : ballat ratier (fossé à rats) dont l’ouverture donne sur un fossé ou un ruisseau et qui comporte parfois plusieurs branches pour mieux drainer la parcelle.

En bout de branche est installé un biradou,  endroit où le ballat-ratier débute et où l’animal qui s’y refuge, lapin, counil, rat, serpent (ser), martre, putois (peudis), belette, (moustellepeut se retourner pour ressortir et dans le cas du lapin échapper au furet (foude )  et venir en sortant s’emmêler dans la bourse (panténo) que le chasseur a placée.

En plus il y a un dessin:

Valat est aussi devenu nom propre. Un visiteur m’écrit : « ma grand mère maternelle de mon père était née Valat, mariée à un M. Nicolas, on l’appelait Marie de Valado (féminin de Valat).

Il y a aussi le nom propre Val.

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Trast http://www.etymologie-occitane.fr/2011/10/trast/ http://www.etymologie-occitane.fr/2011/10/trast/#comments Fri, 28 Oct 2011 15:31:31 +0000 http://www.etymologie-occitane.fr/?p=5595 Trast « soupente, galetas » du latin transtrum « poutre transversale », sens conservé en wallon.

En Occitanie c’est ce qui se trouve au dessus des poutres : le grenier, et ce qui  intéresse  les chineurs « les vieux objets, les vieux meubles, les guenilles,etc. » qu’on descend vers les  vide-greniers. Une relation de contenant > contenu.

Trastes est le plus souvent au pluriel!  Dans le Tarn on traite des « personne chétives » aussi de trastes.

       

Le mot a existé en ancien français, mais a dû céder la place à tréteau. Le catalan l’a également conservé: traste « meuble, ustensile de cuisine » et espagnol trasto « chose inutile ». Anglais transom « linteau », ancien anglais « poutre », breton treûts, trest.

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