Etymologie-occitane » bateaux http://www.etymologie-occitane.fr Dictionnaire étymologique de l'Occitan Fri, 22 Jun 2018 08:18:47 +0000 fr-FR hourly 1 Escaume ‘dame de nage, tolet’. http://www.etymologie-occitane.fr/2015/12/escaume-dame-de-nage-tolet/ http://www.etymologie-occitane.fr/2015/12/escaume-dame-de-nage-tolet/#comments Wed, 02 Dec 2015 14:38:16 +0000 http://www.etymologie-occitane.fr/?p=15218 Share
Escaume « tolet » ou « dame de nage » vient du grec σκαλμος  emprunté par les Romains scalmus   toujours avec le même sens. Le mot se retrouve dans tous les parlers marins de la Romania, sauf en normand qui a gardé un mot ancien nordique  þollr « arbre; poutre »,  cf. le danois et le norégien toll, le suédois tull « tolet ». (CNRTL tolet). Le type nordique a gagné du terrain sur la côte atlantique au détriment du type scalmus ( FEW scalmu XI,272b)

escaumo escaumos    escaumo2

Dans le travail inestimable du Commandant Noël Fourquin et de Philippe Rigaud :

De la Nave au Pointu

Glossaire nautique de la langue d’oc

Provence-Languedoc

Des origines à nos jours

Dans l’Édition sur CD de 2010, je trouve plusieurs attestations comme celui-ci:

1510: « …pour bois employe a faire pedagnes et escalmes… » Archives Départementales BdR. B 2551 f°148v°

et des dérivés :

Escaumado s.f « bordage qui porte les tolets et les toletières d’un bateau. »; Escaumot s.m 1636: « Plus en rombauds, encentes, escaumots… » A.D. BdR. 14 E 403 (n. fol.).

Cotgrave écrit dans son dictionnaire de 1611 scalme « a thowel »=  thole  en  anglais moderne1 c’est-à-dire « tolet ».

scalme_Cotgrave

et qu’en provençal un peis escomé est un « brochet de mer ».

peis_escomeCotgr

peis escomépeis escomé

Palavas escan « tolet » (faute de lecture  u>n ?), et escaumieira « petite pièce de bois placée sur le plat-bord pour recevoir le tolet »  sont placés par erreur  dans l’article  scamnum 11,278a 

Notes
  1. Contrairement au français, l’orthographe de l’anglais a bien évoluée.
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Gandole ‘rigole’ http://www.etymologie-occitane.fr/2013/11/gandole-rigole/ http://www.etymologie-occitane.fr/2013/11/gandole-rigole/#comments Wed, 06 Nov 2013 11:05:45 +0000 http://www.etymologie-occitane.fr/?p=12410 Gandole « rigole  de la rue » (Manduel). Etymologie : gandole  vient de l’italien gondola « bateau plat  dont la proue élancée se recourbe  en  dehors, en usage à Venise » attesté en français depuis  1550. Pour l’abbé de Sauvages (S2)  une gandolo est « une tasse », sens également attesté en moyen français en 1589, mais bien plus tôt en ancien occitan à Avignon en 1412  gandole m. « pot, cruche ». Ci-dessous l’article correspondant  dans le Trésor de Mistral, qui contient tous les emplois au figuré de ce nom de bateau.

gandolo dans Tresor MistralL’étymologie du vénitien gondola est très probablement le grec κονδυ (kóndy) « vase à boire ».  La forme gandola  s’explique selon le FEW par l’influence de la famille de  mots comme languedocien sé gandi  « toucher au but, arriver » qui viennent du gotique *wandjan « tourner », mais je pense qu’il s’agit plutôt d’une simple dissimilation gondolo avec trois -o-  > gandolo.

L’évolution sémantique  « vase, pot, cruche » > « bateau » se retrouve dans bien d’autres cas.  Voir dans la définition de Mistral : « sorte  de vaisseau à boire.. »

Une autre évolution sémantique,  « vase, cruche » > « objet de peu de valeur » se trouve dans le sens « mauvais chien »  attesté à Champsaur par Claudette Germi.  Dans la même catégorie Mistral donne « personne qui néglige sa mise; paresseux ».

Un visiteur du Québec  m’écrit

Bonjour, je suis originaire de Thetford Mines à 100 km au sud de la Ville de Québec. Dans ma famille, nous utilisons l\’expression « en gandole » au sens de négligé (propriété, appartement, maison en gandole). Mes collègues de travail originaire de Québec et Victoriaville ne connaissaient pas l\’expression. La recherche internet m\’a conduit à votre propos. Je comprend que cela origine du grec? Salutations

Je lui ai donné le lien vers le FEW qui confirme  le sens « objet usé » pour le poitevin. FEW II/2, 1028

un vaisseau à boire ?

Le sens que j’ai mis dans le titre de cet article était  encore vivant à Manduel (Gard) au XXe siècle.  Mon  informateur pour Manduel m’a écrit :

…en effet je t’avais parlé du mot « gandole« , mais il y a longtemps. Il y a encore plus longtemps que ça, ma mère me racontais qu’une grand-mère envoyant sa petite fille faire des courses à l’épicerie lui avait fait cette recommandation en français (il ne fallait pas parler patois aux enfants qui allaient à l’école): « Fais bien entention en virant le canton de pas mettre ton pied dans la gandole ».

Je lui ai demandé si  entention  était bien la forme utilisée à Manduel. Il m’a répondu:

Non on ne disait pas entencioun à Manduel mais (normalement) atencioun. C’est la grand-mère qui s’évertuait à vouloir parler français à sa petite-fille.

C’est l’histoire de la langue occitane.

Vous trouverez d’autres propositions  étymologiques dans le Dizionario etimologico

Je suis un peu étonné que personne a supposé que le mot gondole avec le sens  « tasse, pot, cruche »   a été introduit directement en  occitan par les Grecs. Cela est probablement dû au manque d’attestations antérieures à   1412.   Ce qui veut dire qu’il y a encore du travail à faire.

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Galup, galupa "chaloupe" http://www.etymologie-occitane.fr/2012/08/galup-galupa-chaloupe/ http://www.etymologie-occitane.fr/2012/08/galup-galupa-chaloupe/#comments Wed, 15 Aug 2012 15:37:03 +0000 http://www.etymologie-occitane.fr/?p=4365 Galup « petit bateau », et galupa « bateau plat servant au chargement ». sont des mots gascons. La première attestation en latin médiéval de calupus « bateau plat » date de 1242.

Le TLF donne l’information suivante à propos de l’étymologie du mot chaloupe:

Les rapports de chaloupe avec le type ancien gascon  calup, galup (depuis le xiiie s. dans  FEW, XVII., p. 83b) sont obscurs : au cas où les 2 types seraient apparentés, la 2ehypothèse , à savoir que le français chaloupe  serait un emprunt au néerlandais sloep. serait à écarter.

Mais le mot néerlandais sloep « bateau plat » reste un problème selon le TLF :

Pour des raisons phonétiques, il semble difficile d’admettre avec FEW et Bloch.-Wartburg.5 un emprunt du néerlandais  sloep au français; le néerl. serait à rattacher au verbe sluipen « se glisser, se couler » (De Vries Nederl. et De Vries 1970).

Pourtant le nouveau grand dictionnaire étymologique du néerlandais, le NEW  maintient l’origine française du mot avec de forts arguments, et ne voit pas de problème phonétique.  Je ne donne ici que les plus anciennes formes en néerlandais :  » sloepe, sloepken « petit bateau » (1588; Kiliaan.), chaloupe, saloupe (1600).  L’évolution phonétique chaloupe > *chloupe > sloep  est tout à fait normale et régulière.  D’ailleurs la  plupart des formes germaniques comme l’allemand  Chaloupe 1648, Kluge20, et l’ anglais shallop 1578, NED sont empruntées au français. Cf. aussi l’espagnol chalupa, et l’italien scialuppa.

galupa_chaloupe

D’après le FEW l’origine est le mot francique *skala « coquille, écaille » qui en gallo-roman a eu un très riche développement, pensez par exemple à calotte.   Il reste pourtant la forme gasconne calupa qui est la plus ancienne et qui ne trouve pas d’explication pour le moment.  La consonne initiale dans toutes les autres langues est  ch-: basque tšalupa, breton chalop, allemand Schaluppe.


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Negochin, negafol, neguati http://www.etymologie-occitane.fr/2012/01/negachin-negafol-neguati/ http://www.etymologie-occitane.fr/2012/01/negachin-negafol-neguati/#comments Tue, 24 Jan 2012 17:36:27 +0000 http://www.etymologie-occitane.fr/?p=6591 Negochin « petit bateau de pêcheur »  est  un mot plutôt provençal,  même s’il est attesté aussi dans leGard. L’étymologie est le latin necare + cane « chien ».  Le verbe necare   signifie « tuer qn avec violence » en latin classique, mais son sens s’est restreint à « noyer » dans presque toutes les langues romanes.

Ce nom est même passé en français. Dans le Grand Larousse de 1874  est écrit: 

NÈGUE-CHIEN s. m. (nè-ghe-chiain – du provenç. négar, noyer, et de chiain, à cause du danger de se noyer que l’on court en montant un de ces bateaux. Le mot périssoire a une origine toute semblable). Très-petit bateau dont on se sert pour chasser le gibier d’eau. On dit aussi NÈGUE-FOL.  NOIE-CHIEN  synonyme de nègue-chien

Negofol qui vient de necare + follis 1 est le mot courant de la rive droite du Rhône jusqu’à  Toulouse, le Tarn et Agen, mais dans cette dernière ville nègo-fol désigne la « renoncule aquatique ».

nègofol agenois

Mistral connaît beaucoup d’autres composés avec négo-:

        

Dans le Midi Libre du 25 juillet 2011, il y avait un article sur les activités de l’association Siloe. « Le neguati a été sorti de l’eau il y a quelques jours; les travaux de restauration supervisés par Siloe commenceront à la fin du mois. »

neguati article ML

J’ai l’impression que la forme neguati « barque traditionnelle des étangs de  Camargue »  donné par le Midi Libre est une adaptation régressive au français de la prononciation locale négatchi > negati  mais je n’en suis pas sûr.

 Voir aussi l’article ganchou

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Notes
  1. en latin classique « soufflet pour le feu; outre gonflée; ballon; bourse de cuir » qui a pris à basse époque en emploi adj. le sens de « idiot, sot » TLF
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Ganchou http://www.etymologie-occitane.fr/2011/09/ganchou/ http://www.etymologie-occitane.fr/2011/09/ganchou/#comments Wed, 28 Sep 2011 14:40:47 +0000 http://www.etymologie-occitane.fr/?p=4392 Ganchou. Dans les parlers occitans on trouve un autre mot qui vient du grec gampsos, à savoir ganchou attesté à Palavas et au Grau du Roi avec le sens « gaffe »  (pas au fig.!)   et à Marseille « croc », et un composé agancha « gagner, avancer » à Puisserguier.  L’étymon est le même que du mot  ganso  « noeud »,  mais son histoire est différente. Ganchou  est un mot maritime qui a été emprunté à l’italien gancio,  qui l’a < du turc kanga < du grec gampsos

Voir aussi la’article gansa, ganso  dont l’étymon est le même, mais pas l’histoire.

Un lecteur me signale : gánchou : à Capestang c’est la longue perche composée d’un long manche terminé par un crochet qui permet de propulser les nego-fols sur l’étang.

(Un nego-fol, nègafòl  est un « batelet, nacelle » ou une « renoncule aquatique » dans le Centre ou une « grenouillette » à Toulouse.

A ma demande, M.Philippe Ibars me fournit les précisions suivantes :

« La partègueque je connais est une perche de bois simple qui sert à pousser les négachins du côté de Gallician, dans les étangs du Charnier ou du Scamandre. Mon beau-père, grand chasseur devant l’éternel, en commandait de temps en temps à un de ses amis forestier dans les Cévennes, elles étaient faites en bois de châtaignier.
J’ai souvent utilisé la partègue pour pousser les négachins dans les marais, pour le plaisir, simplement. On glisse sur l’eau sans bruit, il faut simplement faire attention à ne pas trop la planter dans la vase car elle risque de s’y coller et de nous faire perdre l’équilibre.
Les pêcheurs ou les chasseurs l’appelaient indifféremment partègue (du latin pertica ‘perche’) ou barre. Ils disaient aussi bien partéguer que pousser car il est vrai qu’on « pousse » sur la partègue pour faire avancer le bateau.
Par contre je n’ai jamais vu de partègues terminées par un crochet. Certaines étaient terminées par une petite fourche bifide métallique. Elles étaient utiles dans les marais très herbeux, la partègue se plantait dans les herbes et s’envasait moins, l’appui était ainsi plus assuré et l’on allait un peu plus vite. Mais elles étaient un peu plus lourdes, à cause de ce manchon de fer, c’est peut-être pour cela qu’elles étaient moins utilisée »

Cliquez sur l’image pour l’agrandir.

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Gafa, gafar http://www.etymologie-occitane.fr/2011/09/gafa-gafar/ http://www.etymologie-occitane.fr/2011/09/gafa-gafar/#comments Sun, 25 Sep 2011 17:36:53 +0000 http://www.etymologie-occitane.fr/?p=4319 Gafa « davier de tonnelier »c’est-à- dire une sorte de tenaille pour faire entrer les cerceaux du tonneau, appelée aussi « tirtoir »ou « chien ».

Gaf- « crochet », gafar signifie « gaffer ; mordre, harper; accrocher, suspendre; attraper; coller ». Alibert donne plusieurs dérivés avec des sens qui s’y rattachent, comme par exemple gafarot  « grateron, glouteron ;  les graferots   « fruits de la bardane » sont  nommés ainsi parce qu’ils s’accrochent aux vêtements ou aux poils des bêtes. D’autres formes: galafot (Puisserguier), galafoch (S). Gafarot  signifie d’après Alibert aussi « passeur de rivière » , mais ce gafarot  fait partie d’une autre famille de mots; cf. gafa « gué »

  gafa « crochet » gafarot   crochets

La famille de mots gaf- avec le sens « saisir » et ses dérivés est indigène dans le sud de la France jusqu’à la Loire.  Nous retrouvons cette famille de mots en catalan et espagnol gafa « crochet », esp. et portugais gafar « saisir ». La zone de répartition correspond à celle où la langue des Goths a influencé la langue romane indigène. Nous pouvons donc supposer un lien avec les mots germaniques Gaffel « fourche », anglais gaffle,  néerlandais gaffel .  Il faudra supposer un verbe   germanique *gaffon « saisir avec un crochet » créé à partir d’une racine *gaff-.

En allemand moderne le mot pour « fourchette » ou « fourche » est Gabel, mais aussi Gaffel dans certaines régions, qui a la même origine, comme Gaffelseil un type de voile de bateau et un Gaffelschoner un type de voilier. Cf. aussi anglais gable roof  « toit à pignon ». Dans le grand dictionnaire de l’allemand fait par les frères Grimm au XIXe siècle  est écrit que dans l’histoire du mot gab-, gaf-  nous trouvons un élément important de la préhistoire européenne! En effet on retrouve cette famille dans le celtique et dans le finlandais et les objets à base du crochet qu’ils désignent  sont essentiels dans beaucoup de métiers. .

gaffelaar       gaffel
Un gaffelaar du Brabant ou de Zeeland (NL).             Le gaffelzeil « voile gaffel » tient au mât par une fourche.

Le sens « maladresse » dans l’expression faire une gaffe , attestée depuis Larousse 1872, a été emprunté au langage des matelots pour qui la gaffe est « une perche garnie d’un crochet latéral pour pousser une barque, tirer quelque chose à bord etc. » et fait donc partie du même groupe. Peut-être qu’un matelot peut nous renseigner sur cette évolution sémantique?? Une gaffe utilisée maladroitement , c’est comme un croche-pied! Et si une gaffe peut servir à « pousser » comme à « tirer à bord », faire une gaffe peut bien devenir le contraire de ce qu’on veut faire  « une maladresse ». Dans le site du ‘TLF je trouve la suggestion suivante: « peut-être par allusion aux brimades auxquelles sont soumis les débutants ou les mousses. »

Le sens du mot anglais gaffe  « a silly mistake » (XIXe s., comme l’expression française ) correspond exactement au sens du mot français faire une gaffe « maladresse ». Il est difficile à admettre que l’étymologie proposée par les dictionnaires anglais gab « bavarder » soit juste, d’autant plus qu’il s’agit d’une expression marine!   Douglas Harper   écrit : « gaffe – « blunder, » 1909, from Fr. gaffe « clumsy remark, » originally « boat hook, » from O.Fr. gaffe, from O.Prov. gaf, probably from W.Goth. *gafa « hook, » from P.Gmc. *gafa. Sense connection is obscure. The gaff was also used to land big fish.  »

En restant dans le domaine maritime, le PDG de BP, Tony Hayward, est un gaffe-proner d’après le NewYork Times du 4 juin 2010 . Proner est probablement un emprunt au moyen français prone « porté vers, enclin » attesté depuis l’ancien français vers1173, du latin pronus  » penché en avant; enclin à ».

gaffe_proner
gaffe-proner

Faire gaffe  Le mot français gaffe dans l’expression faire gaffe par contre est d’origine argotique. La première attestation date de 1455, gaffre « gardien, sergent » , mais il ne réapparaît dans les textes et les dictionnaires qu’au XIXe siècle : le gaffe  » le guet », être en gaffe « aux aguets » et  le verbe argotique gaffer « guetter »,  en français moderne faire gaffe.

L’origine est probablement le mot allemand Gaffer « quelqu’un qui regarde la bouche et les yeux grand ouverts », du verbe gaffen « regarder fixement la bouche ouverte ». L’expression faire gaffe veut bien dire « bien regarder, les yeux grand ouverts ».  Il n’est pas improbable que le mot a été emprunté une deuxième fois au XIXe siècle au lieu de continuer l’ancien gaffre.

Le mot anglais gaffer « supervisor » gaffer – 1589, « elderly rustic, » apparently a contraction of godfather; originally « old man, » it was applied from 1841 to foremen and supervisors, which sense carried over 20c. to « electrician in charge of lighting on a film set. »  pourrait bien avoir la même origine.  Je ne vois pas très bien comment godfather  peut être prononcé  gaffer  en anglais comme le propose  Douglas Harper et autres.

Le sens moderne s’est spécifié dans le monde du cinéma : « le chef de l’éclairage dans un film ou studio TV ».  Vous le verrez dans les génériques. Un faux ami pour les Français.

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Madièr http://www.etymologie-occitane.fr/2011/09/madier/ http://www.etymologie-occitane.fr/2011/09/madier/#comments Sat, 17 Sep 2011 11:54:21 +0000 http://www.etymologie-occitane.fr/?p=4064 Madièr « couvercle de pétrin ». Etymologie : du latin materium, sg. de materia « ‘matière » en général et « bois; bois de construction »  en particulier.  Le sens  « couvercle de pétrin » est déjà attesté en ancien occitan au XIVe s.

Le verbe materiare signifie « construire en bois ».

Le dérivé madrier a été prêté au français : « table grossière de boulanger » (Larousse 1873). Le sens maritime « varangue » de madier ou amadiè (Palavas, Le Grau du Roi) a été emprunté au XVIe siècle aux  dialectes du Nord de l’Italie où le mot avait pris ce sens. Espagnol madero « poutre, varangue » et italien madiere.

 

3 = madiè

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