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Vencilh, bensilh

Vencilh, bensilh « lien du fagot », attest√© dans les Htes-Pyr√©n√©es, Pyr√©n√©es-Atlantiques et les Landes, vinqu√®la*, vinzelo √† Agonac en Dordogne. (Thesoc).

Etymologie : *vinciculum « lien ». La premi√®re attestation date de 1315 (Bayonne). Le mot est surtout connu en gascon avec le sens « hart dont on lie les fagots ».

A Bayonne le bencill‘ √©tait une « houlette de berger » (une houlette est¬† un « B√Ęton de berger termin√© par une petite plaque de fer qui permettait de jeter des mottes de terre aux moutons qui s’√©cartaient ».

Dans le FEW vincilh est rang√© dans l’article *vinciculum « lien », un diminutif de vinculum « lien ». Voir ci-dessous vincla.

Zobarga

Zobarga s.f. ‘talon de timon’. Mot de la Guyenne d’apr√®s Alibert. A Camar√®s dans l’Aveyron (12360) est attest√© le mot zoubargo s.f. dont le sens est donn√© avec beaucoup de pr√©cision: « le talon de timon, partie saillante m√©nag√©e vers le bout du timon pour arr√™ter les anneaux attach√©s au joug et permettre de faire reculer le char ».

L’√©tymologie √©tait¬† inconnue, mais en feuilletant le FEW je trouve sous jugum (V,61b) deux formes qui s’en rapprochent: √† Caraman dans la Haute Garonne : subrejougcheville de fer enfonc√©e dans la partie sup√©rieure du joug pour y attacher les liens » et Saurat (Ari√®ge) s√ľberzjou. Des formes correpondantes se retrouvent en Aragon. L’√©tymologie pourrait √™tre un compos√© de super ou sub + jugum. Dans l’article jungere (V,71b) dans la Loz√®re la forme soubredzou√Īeyro s.f. ‘morceau de fer recourb√© qu’on met sur le joug pour y attacher les anneaux’.

Un sp√©cialiste m’a renseign√©:

Je pense que ce nom de zoubargo correspond à un :

¬† – crapaud de timon : douille m√©tallique embo√ģt√©e √† l’extr√©mit√© avant d’un timon et muni de 2 anneaux destin√©s √† recevoir les cha√ģnettes.
Lorsque les cha√ģnettes sont en cuir, les anneaux sont fixes, en forme de d√© ou ovo√Įdes.
Lorsque les cha√ģnettes sont m√©talliques, les anneaux sont mobiles et de forme circulaire.
Ces infos sont sur : Encyclop√©die de l’attelage, √©ditions Belin, par Bernard Lecointe.
Si je crois les d√©finitions donn√©es par les dictionnaires occitans, la zobarga¬† fait partie du timon et ce n’est pas la m√™me chose que le soubrejoug. Il y a le crampon de brancard et le crapaud de timon.
    crampon    crapaud de timon

Pour √™tre s√Ľr de l’√©tymologie, il faut que je trouve quelqu’un qui puisse me la montrer et en prendre une photo.

O√Ļ est la zobarga?

Trou(t)Ň° , trouyŇ° ; trouc

Trou(t)Ň° , trouyŇ° ; trouc (B√©arn), tro√ß « trognon de chou » (cf. Thesoc) vient d’une racine pr√©romane, peut-√™tre gauloise *truko- « souche ».

La forme b√©arnaise trouc suppose une origine truko-, trukko- , tandis que tro√ß, troutŇ° etc. exigent un d√©riv√© *trukio-.

Presque toutes les attestations viennent du sud-ouest , de l’Ari√®ge jusqu’√† la mer. C’est l√† aussi qu’on trouve les d√©riv√©s comme trouch√° l√©gne « couper du bois en tron√ßons », estrouch√° « √©tronconner, couper net, √īter le trognon ».

Estrida

Estrida « briser et √©parpiller les mottes de fumier » et l’estridaire √† Laguiole dans l’Aveyron. Voir tride

Tride, trida

Tride, trida adj. « arable, meuble (terre); court et clair en parlant du foin dans le Queyras » (Alibert); tridat « broy√© » (Queyras, Alibert).

Les repr√©sentants de tritare « broyer » avec le maintien r√©gulier du -d- intervocalique sont tr√®s rares. Il y a le verbe estrida « briser et √©parpiller les mottes de fumier » et l’estridaire √† Laguiole dans l’Aveyron.
Triar « trier ». Dans toutes les autres attestations ce -d- intervocalique a disparu : tria(r), comme dans la langue d’o√Įl : trier « disperser; s√©parer le bon du mauvais ». Les attestations en occitan de triar sont tr√®s anciens, de sorte qu’il est impossible de supposer un emprunt √† la langue d’o√Įl pour expliquer la forme sans -d-. Le FEW suppose que ce -d- a disparu par dissimilation avec le t- initial. D’autres cas de disparition du -t- intervocalique sont donn√©s par Anglade : potestate > poestat, Aquitaniam > Guiana.

Il y a peut-√™tre un lien avec le germanique treten « fouler avec le pied »?¬† Je pense qu’il doit y avoir eu √† une √©poque tr√®s ancienne une confusion entre les verbes *tridare « broyer » et tre√įja « broyer, √©craser avec les pieds », ou gotique trudan, ancien nordique tro√įa, ancien su√©dois tro√ĺa. Cf. Grimm s.v. treten 1 et 2 qu’il traduit par « conculcare« .

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