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acucha ‘charger’

Acucha « charger (le foin) » vient probablement du gaulois *kĹ«kka que nous retrouvons dans les parlers du sud-est, en franco-provençal avec le sens « cime » et en provençal avec le sens « tas ». Certains parlers du Nord de l’Italie le connaissent Ă©galement. Voir FEW II, 1491

En ancien provençal est attestĂ© cucho « tas de paille », en provençal moderne au Queyras cucho « tas, tas de bois qu’on met dans le four ». Le verbe acuchar « entasser, amonceler » se trouve dans les parlers de l’Est du franc-comtois jusque dans le Var. A Die on dit acucha lo ben! en offrant du vin (Han Schook). Claudette Germi, Les mots de Gap Ă©crit « entasser; charger au maximum (un vĂ©hicule) ». Le verbe acucher est encore très vivant Ă  la campagne:

AcucherGap

Ventabren ‘fanfaron’, NĂ®mes

Ventabren est un quartier de NĂ®mes et le nom d’un village dans les Bouches-du-RhĂ´ne. Étymologie. AimĂ© Serre pense que le sens « ventar lo bren1  » c’est-Ă -dire  « venter le son » est peu plausible parce que l’on n’a jamais ventile le son, Ă  moins qu’il s’agisse d’une dĂ©rision.  Et il cite Mistral qui traite le fanfaron de venta-bren.

Je ne peux pas savoir si les habitants de Ventabren et du quartier de Nîmes étaient-ils des fanfarons, mais ce toponyme existe comme substantif  avec ce sens à Nice et à Aix-en-Provence  . FEW XIV, 268 :

VentabrenFEW14_268

Ailleurs  c’est vento-boulofo, boulofo est une « balle de blĂ© », dĂ©rivé  de bulla FEW I, 610.

Dans Wikipedia vous trouverez d’autres hypothèses, dont une qui vaut le peine d’ĂŞtre vĂ©rifiĂ©e:

Le Larousse illustré nous précise qu’en 1145 le nom du village s’écrivait Ventabran, pour devenir Ventabren en 1154. L’étymologie en serait Vin’t (celto-ligure), vent, et Bren (gaulois), colline, rocher escarpé.

Notes
  1. bren  vient d’une racine brenno- dont nous ne connaissons pas l’origine. FEW I,516

Acuchar « mettre en tas, charger &...

Acuchar « charger (le foin) » vient probablement du gaulois *kĹ«kka que nous retrouvons dans les parlers du sud-est, en franco-provençal avec le sens « cime » et en provençal avec le sens « tas ». Voir FEW II, 1491. Il n’est pas clair si les deux significations existaient dĂ©jĂ  en gaulois?

En ancien provençal est attestĂ© cucho « tas de paille », en provençal moderne au Queyras cucho « tas, tas de bois qu’on met dans le four ».

Le verbe acuchar « entasser, amonceler » se trouve dans les parlers de l’Est, du francontois jusque dans le Var.

A Die on dit acucha lo ben! en offrant du vin (Han Schook). Claudette Germi, Les mots de Gap Ă©crit « entasser; charger au maximum (un vĂ©hicule) ». Le verbe acucher est encore très vivant Ă  la campagne.

acuchar

dalio, daliĂ  ‘faux, faucher’

Dalio, dalia (S), dalh, dalha (Alibert) « faux; faucher ». Étymologie : vient d’un bas latin *daculu, dacula « faux », mais cette origine reste discutĂ©e. Peut-ĂŞtre ligure parce qye  le mot existe en piĂ©montais daj « faux », ou gaulois *daglis « faux », qui n’est pas non plus attestĂ©.  Le première attestation en occitan date du XIIIe siècle, ce qui ne facilitĂ© pas la recherche.  Il existe  aussi en catalan dalla « faux »Â  et en basque tailhu.

En gallo-roman  on le trouve dans le domaine occitan (cf. le Thesoc, faucher),  en franco-provençal et dans le sud-ouest du domaine d’oĂŻl (Atlas linguistique de la France carte 546) .

L’abbĂ© de Sauvages (S1) mentionne que les faux de fabrication allemande sont de la meilleure qualitĂ©. Cette rĂ©putation ne date donc pas d’hier. Henri Bel , Le patois de Valleraugue, prĂ©cise que doja « faucher avec la faux » et sega « faucher l’herbe avec la faucille »(du latin secare)

Il nous fournit aussi un dicton : Aco’s lou pica dĂ« la dâlio  » c’est lĂ  oĂą gĂ®t le lièvre; c’est lĂ  le nĹ“ud de la difficultĂ© ».

FEW III, 2-3

faucille   faux-ancienne

 Dans La Gazette n° 894 du 21/7/2016,  Joanda Ă©crit qu’en français rĂ©gional le verbe dailler  est  utilisĂ© avec le sens « tacler »     » Il s’est fait dailler  » pour signifier qu’un joueur s’est fait tacler de façon pas très rĂ©glementaire.

 

goudjo ‘courge’2

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Goudjo « courge Ă  sel »Ă  Valleraugue (Auge). Pour l’Ă©tymologie voir mon article coujo, coja « courge ». Je veux revenir sur le mot grec κωδια (kodia), qui Ă©tait aussi le nom de la clepsydre«  l’horloge Ă  eau, un transfert est motivĂ© par la forme arrondie des vases qui servaient pour ces horloges et faire un peu de publicitĂ© pour Noria  la Maison  de l’eau à  St-Jean de Bruel (Aveyron) oĂąvous pouvez voir des clepsydres anciennes et modernes.].clepsydre     WasseuhrHerophilusClock

En plus j’ai retrouvĂ© le livre de Charles Atger qui nous donne un dicton de Valleraugue:

Sa pa dĂ© quĂ©s quĂ© tenĂ© sal en goudjo  » Il ne sait pas ce que c’est que de tenir du sel dans la courge (soucis mĂ©nagers).

Ils Ă©taient Ă©conomes les CĂ©venols!

goudjo

Cette forme goudjo   est assez rare, seulement attestĂ©e dans dans le haut canton du Gard, (Cf. Thesoc),  auquel il faut ajouter trois points dans l’HĂ©rault[2. Je suis très content que Charles Auger n’a pas regardĂ© le Dictionnaire d’Alibert et qu’il a Ă©crit comme il prononçait: goudjo. Ortografia est d’ailleurs absent du Dictionnaire d’Alibert.] (ALF d’après FEW II, 833 ).

Cogorda, cogorla sont des formes de l’ancien occitan, coucourdo, cougourlo en occitan moderne.cĹ­cĹ­rbÄ­ta « citrouille ». FEX II, 1458

Courge poire Ă  poudre.   La courge poire Ă  poudre est une variĂ©tĂ© non comestible (Lagenaria sicerana) du genre Gourde. D’après Rolland Flore,  le CĂ©venol coujo n’est pas la plante mais l’objet  poire Ă  poudre.

gourde-poire-a-poudre-ab.netA Campan (Hautes-Pyr.) couyo est le nom d’un panier rond et profond, en Lozère goujo « un entonnoir pour tonneaux ».

Cojada « claterium; bryone » (Alibert).   Claterium est un nom  du  concombre sauvage ou concombre d’âne. (Ecballium elaterium Wikipedia) – claterium. AppelĂ© aussi cojarassa ,

claterium

concombre d’âne Ils mesurent quelques centimètres.

La bryone est une plante grimpante Bryone dioĂŻque (Bryonia dioica) (Wikipedia).

bryoneblancheavec une racine spĂ©ciale. Elle s’appelle aussi « navet du diable, herbe de feu, rave de serpent, coja de serp, etc.La bryone est toxique.

Cojassa, « aristoloche »,  Cojanela dans le parler de Guyenne (Alibert). Image dans mon article faouterno. .

Et bien d’autres plantes, coja d’aiga  » le nĂ©nuphar jaune  appartient Ă  un autre famille (voir Wikipedia) ; coja melona « citrouille iroquoise » (cucurbita pepo); cojarassa de bosc  « tamier » (tamus communis).

 

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