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Brousto

Brousto ¬ę¬†pousse, ram√©e¬†¬Ľ (M). Alibert donne deux formes: brost et brot.¬† Brousto¬† est d√©riv√© du germanique *brust- ¬ę¬†pousse¬†¬Ľ. Ancien occitan brost et brosta ¬ę¬†feuillage, ram√©e¬†¬Ľ fin XIIe s. Cf. fr. brouter, broutille. Le sens ¬ę¬†jeune pousse¬†¬Ľ se trouve surtout dans le Midi et en catalan brosta.

Voil√† une famille de mots qui relie le moyen √Ęge √† internet. Pour trouver ce site sur internet vous avez utilis√© un browser , comme Mozilla ou IE, litt√©ralement un « brouteur ».

Le verbe anglais to browse: « pa√ģtre »; to browse through a book « feuilleter un livre « . Emprunt√© au moyen fran√ßais brouster dans lequel on a pris le -t final pour la forme du participe pass√© : *browsed.
Le substantif occitan brousto « pousse » se traduit en anglais par the browse « tender shoots, twigs, and leaves of trees and shrubs used by animals for food « . Suivez ce lien vers le Metaglossary

bru et picho bru

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Bru¬†¬† « erica scoparia »¬† et¬† picho bru¬†« callune vulgaris » (Pouzolz II,19-20). L’abb√© de Sauvages (S1) l’√©crit brus, bruss√ęs¬†¬† au pluriel : « dont on fait des balais ou qui servent comme rameaux pour les vers-√†-soie »¬† bruss√ęs de magnas.

Actualit√©s: « terre de bruy√®re dans le tabac »:

E.Rolland,  Flore populaire VII, 251
No comment!

 

    

De nombreuses formes dans Rolland Flore Populaire, VII, p.248-250; toponymes, onomastique, proverbes et dictons p. 250 ss.

L’√©tymologie est probablement un gaulois brŇęcus « bruy√®re », qui vient d’un ancien celtique *vroicos. (FEW suivi par TLF).¬† La racine simple n’a √©t√© conserv√©e que dans le Midi, o√Ļ¬† le d√©riv√© brugiera¬† d√©signe un « champ couvert de bruy√®res », comme¬† en ancien fran√ßais, mais tr√®s t√īt ce¬† d√©riv√© y d√©signe la plante seule.

D√©riv√©s:¬† languedocien brugui√®¬† « taillis de bruy√®re √† balai qu’on met en coupe r√©gl√©e »; brugas¬† « lande couverte de bruy√®re » , brugassi√® « habitant des bruy√®res » ou en Rouergue « pie-gri√®che ».

Une utilisation sp√©ciale a donn√© le verbe brugar dans le Var « flamber l’ext√©rieur d’un bateau avec de la bruy√®re »

Le nom vulgaire br√©male donn√© par Pouzolz ci-dessus est mentionn√© dans le TLF s.v. brumaille¬≤: √Čtymol. et Hist. 1548 brumalles (Chatelleraud, Arch. Vienne dans Gdf.); 1858, 23 mai bremaille (Article sur la terre de Chambord dans le Journal L’Union, cit√© par Jaub.); 1874 brumaille (Les Primes d’honneur, p. 365, Paris dans Littr√©); 1925 breumaille, supra. Mot dial. du Centre (Jaub. : brum√Ęle, brumaille, brem√Ęle, bremaille) et de la r√©gion de Blois (A. Thibault, Gloss. du pays blaisois : brumaille, brema√ģlle) issu du croisement de bruy√®re* avec m√Ęle*, lat. masculus (FEW t. 1, p. 558b), cette bruy√®re (bruy√®re √† balais) √©tant celle qui prend les plus fortes dimensions (Jaub.).

Stephane Gendron, Les noms de lieux de l’Indre. Acad√©mie du Centre, 2004, p.160-161 signale ce nom comme toponyme:

Une  Villa Brugariae  est attestée dans le Gard  depuis 870.

D’apr√®s E.Rolland, Flore VII, p.215 et l’ALF Suppl√©ment le « rhododendron ferrugineum » s’appelle bruirasso, bruassa, brou√†sa¬† dans le d√©p. des Hautes-Alpes.

En Gascon un¬† bruc¬† est un « c√®pe, boletus edulis » , √† Toulouse le bruguet¬† « sorte de champignon », mais je ne sais lequel??, languedocien brugassou¬† « agaric marbr√© »

En Italien 1. brugo ,¬† 2 brughiera. En piemontais br√Ļv√©ra.

Aza√Įs, Bulletin 1871, p.17¬† sur bremale

 

Brus, brusc "ruche" une étymologie compl...

L’√©tymologie de brus, brusc, bruk, bru¬† « ruche » serait d’apr√®s¬† le FEW 1, 575¬† latin bruscum « noeud de l’√©rable ».

racine ou loupe d'érable

Mais, comme vous le savez,¬† le premier volume du FEW¬† paru en 1922, a √©t√© compl√®tement revu et corrig√©, SAUF un grand nombre de mots de la lettre B.¬†¬† L √©tymologie¬† bruscum > brusc est enti√®rement bas√©e sur la phon√©tique historique.¬† Le premier probl√®me d√©j√† signal√© par von Wartburg est¬† que¬† la qualit√© du -u-, long ou court¬† est inconnue.¬† En plus¬† il est difficile d’√©tablir des¬† liens s√©mantiques¬† entre un « noeud de l’√©rable » et une « ruche », du « bruy√®re; broussaille » ou la notion de « rude au toucher » (> « brusque »), tous des sens class√©s sous cet √©tymon. Le TLF brusque¬† renvoie¬†¬†¬† vers « Cor., hyp. probable », ce qui signifie probablement « Corominas »…… Dans le Diccionari etimol√≤gic de Jordi Bruguera, qui est bas√© sur le travail de Corominas, est not√© que le mot brusc « brusque » est probablement¬† pr√©roman.

Heureusement que le Lessico Etimologico Italiano est plus clair; dans l’article brusk-, brosk-, brisk- ‘radice nocchiuta’ « racine avec des noeuds »; brŇęscus ‘pungitopo’ « petit houx »; briscus ‘pianta’¬† est inclus le sens « ruche, rucher « , attest√© en Ligure :

Lig.occ. (Olivetta San Michele) br«ėsk m. ‘alveare ricavato da un tronco cavo’ AzarettiSt.8037, lig.centr. bŠĻõ«ėŇ°k ‘apiario, alveare’ Massajoli.

L’article brusk-¬† etc. du LEI est tr√®s complexe; si cela vous int√©resse visitez le site. De toute fa√ßon la conclusion est¬† qu’il s’agit d’un mot pr√©roman, et que le latin¬† bruscum¬† en est un exemple.

Le Thesoc nous fournit des attestattions de brusc¬† « ruche » pour la r√©gion voisine de la Ligurie, les Alpes-Maritimes,¬† et de brutse¬† √† Job (Puy-de-D√īme).

Le mot languedocien brus¬† « bruy√®re √† balai »¬† fait partie de la m√™me famille. L’abb√© de Sauvages donne deux articles brus.

1. Brus « la grande bruy√®re dont on fait les balais, les rameaux des vers-√†-soie »¬† Bruss√ęs d√™ magnas¬† « des rameaux ».

2. Brus¬† « une ruche de mouches ou pour les abeilles, on les fait avec quatre ais1 assembl√©s ou avec un tronc d’arbre creus√©, on les construit aussi avec de l’√©clisse, de la paille, du jonc, de l’osier, & l’on dit en cons√©quence, j’ai cent paniers dans mon rucher. Dans la deuxi√®me √©dition l’abb√© ajoute¬† brus¬† ou br√©s d’ab√©l.

Ci-dessous une image d’une ruche naturelle! (source o√Ļ vous trouverez beaucoup d’autres images).

ruche naturelle dans un tronc d'abre

Anglais brusque « brusque ».

Notes
  1. des bouts de bois, voir TLF

Buc

Buc  » chicot d’une branche d’arbre ; pointe ; √©charde ; cime de montagne ; ruche d’abeilles ; tronc d’arbre creus√© o√Ļ l’on pla√ßait les b√©b√©s ; dans l’Aude : conque ou bassin fabriqu√© avec un morceau d’√©corce ; ‚Ķ.  » (Alibert). L’abb√© de Sauvages donne en plus¬† le sens¬†  » chicot d’une dent cari√©e « .¬† Le mot a exist√© en ancien fran√ßais avec les sens  » tronc du corps  » et  » tronc d’arbre « , comme en ancien occitan. Dans les parlers modernes, buc n’est attest√© qu’en wallon, en franco-proven√ßal et en languedocien.

D’apr√®s le FEW l’origine est l’ancien franc buk  » ventre « , que l’on retrouve en allemand Bauch,, n√©erlandais buik et ancien n√©erlandais buuk avec le sens » ruche  » comme le mot buc occitan ! Le sens primaire de buk semble √™tre  » cavit√©  » et de l√†  » tronc  » ou  » ventre  » et ruche,  » chicot  » etc.. Le mot existe √©galement en catalan, espagnol et italien.

des bucs à Thines (Ardèche)

Bugar, bugat ou bugalh « rucher ». Le visiteur/apiculteur Jean Courr√®nt m’envoie la contribution suivante:

« Comme vous le savez, la ruche est appel√© buc, de Toulouse √† la mer[1.¬†Remarque : Le Thesoc donne le type buc « ruche » pour les d√©partements de l’Ari√®ge, le Gers et la Haute-Garonne. Alibert mentionne bugal, bugar « rucher, groupe de ruchers »]. Dans votre pr√©sentation, je ne trouve pas le bugar (le rucher). Buc est apparu apr√®s l’installation des Wisigoths. L’orthographe de « buga » (rucher) est bugar, bugat ou bugalh (avec des nuances de sens), en Terre d’Aude. Le mot bugar, qui d√©signait « un gros rucher » (probablement du seigneur civil ou religieux, √† l’origine, √† l’√©poque de la f√©odalit√© et des droits d’abeillage et d’√©paves) n’est plus utilis√© depuis que la production de sucre √† bon march√© a r√©duit l’importance de l’√©levage des abeilles (probablement deuxi√®me moiti√© du XIXe si√®cle). Actuellement, les vieux apiculteurs ne disent plus que « ai bucs » (« Vau ai bucs » ou « Vau a las abelhas« ) ce qui rejoint le apiaria [pluriel de apiarium], les lieux o√Ļ l‚Äôon met les ruches des abeilles, constat√© dans le langage commun, par Aulu Gelle, au IIe s. (Nuits Attiques, II, 20). Le rusca des Gaulois devait √©galement se maintenir jusqu’alors, pour la ruche familiale (ce qu’il faudrait quand m√™me prouver).
Bien cordialement. J.COURRENT.
PS : En 1704, le compoix de Montredon-des-Corbi√®res signale deux bugars (un gros et un petit). A la m√™me date, il y avait trois bugars √† Tuchan, dans les Corbi√®res. Le bugar ne d√©signait donc plus le rucher du seigneur. »

Budets, budèl

Bud√®l « boyau, tripe, intestin » est la forme de l’ancien occitan, conserv√©e dans le Lauragais, ailleurs dans l’Ouest-occitan c’est budets avec changement de suffixe.

L’√©tymologie est la m√™me que pour fran√ßais boyau √† savoir latin botellus « petit boudin, petite saucisse », mais le -√ľ- des formes occitanes comme le -u- de l’italien budello reste inexpliqu√©.

Dans beaucoup de parlers occitans budets, budel est remplac√© par le type tripes. Voir Thesoc pour la r√©partition g√©ographique. Catalan budell « intestin ».

Le languedocien a cr√©√© un d√©riv√© embudela « √©ventrer », comme l’ancien fran√ßais emboeler. Ce dernier, comme ancien fran√ßais boel sont pass√© en anglais : bowel « intestin » et embowel rendu plus transparent par disembowel « √©ventrer, vider des intestins ».

Bugà(r)

Bugar, bugat ou bugalh « rucher » voir¬† Buc

Bugada

Bugada « bu√©e; lessive; linge de la lessive » et les d√©riv√©s bugada(r) « lessiver », bugadari√† « blanchisserie », bugadier « cuvier √† lessive », bugadi√®ra « blanchisseuse, buanderie; liseron » bugadon « petit cuvier », bugador « cuvier », bug√†s « vent chaud et √©touffant ». Mistral donne quelques indications compl√©mentaires:

       bugadiera  

L’√©tymologie est la m√™me que celle du fran√ßais buer, bu√©e. ¬†« De l’a. b. frq. *b√Ľk√īn ¬ę tremper dans la lessive ¬Ľ » (TLF). Suivez ce lien.¬† Vous verrez que mon travail est de la vulgarisation.

Bugne, bonha

Bonha « bigne, bosse, enflure; souche d’arbuste; maladie du ma√Įs; √©crouelles » (Alibert), en fran√ßais r√©gional : baigne, bugne; bugner « toucher, heurter »(Andolfi), bougne ¬ę¬†griffe, coup¬†¬Ľ(Lhubac).

Ancien fran√ßais bigne, bugne signifie ¬ę¬†bosse √† la t√™te provenant d‚Äôun coup¬†¬Ľ¬† et de l√†, en prenant la cause pour l’effet : ¬ę¬†gifle¬†¬Ľ, repr√©sente un celtique (¬†?) *bunia ¬ę¬†souche d‚Äôarbre¬†¬Ľ. Languedocien bougno ¬†et bougnas, bonhas ¬ę¬†vieux tronc d‚Äôarbre¬†; petite souche¬†¬Ľ¬†; ¬†bougneto ¬ę¬†petite souche¬†¬Ľ. (S.).¬† L‚Äô√©volution des sens a d√Ľ √™tre ¬ę¬†nŇďud d‚Äôarbre¬†¬Ľ > ¬ę¬†bosse¬†¬Ľ > ¬ę¬†coup¬†¬Ľ.
Pour l’ informateur ard√©chois de Gravi√®res de lAtlas linguistique la bugno est carr√©ment « la t√™te ». Est-ce que la violence y r√®gne?

Probablement de la m√™me famille sont fran√ßais beigne, italien bugna ¬ę bosse ¬Ľ et le catalan bony.¬† Anglais bunion « Callosit√© qui se forme au niveau des articulations du pied, en particulier √† la naissance du gros orteil ». Peut-√™tre m√™me le n√©erlandais bonje¬† « bagarre ».
Un rustre ne conna√ģt que la force de ses poings, de l√† bougnat ¬ę¬†paysan rustre, grossier¬†¬Ľ. (And.). Bougno ¬ę¬†tache¬†¬Ľ et bougneto ¬ę¬†petite tache¬†¬Ľ sont¬† peut-√™tre¬† d√©riv√©s de l‚Äôaspect d‚Äôune¬† ¬ę¬†bosse¬†¬Ľ apr√®s un certain d√©lai‚Ķ
Par contre quand un Lyonnais vous donne une bugne, c’est un geste d’amiti√©! D’apr√®s le grand nombre de visites le 24 f√©vrier 09, une patisserie pour le Mardi Gras . Pour une recette cliquez ici !

Est-ce que l’argot lyonnais bigne « prison », et bignolle « agent de s√Ľret√© » argot fran√ßais bignole « concierge » appartiennent √† la m√™me famille?? (FEW XXIII, 129b)

bugnes lyonnaises

 

 

Buscalhar

Buscalhar « ramasser du menu bois » , buscailler en fran√ßais r√©gional. Alibert donne deux formes : boscalhar et buscalhar tous les deux avec le sens « ramasser du menu bois ».

Le type buscalha « ramasser du petit bois, des copeaux » se trouve en Normandie, en poitevin, en franc-comtois, en franco-proven√ßal et en occitan des vall√©es proven√ßales italiennes jusqu’en B√©arn. En languedocien buscalh a pris le sens de « tison ». Le d√©riv√© buscalhar « ramasser du petit bois » est attest√© en ancien occitan depuis 1240, dans les patois buscalhar se trouve en proven√ßal et en languedocien jusqu’en Rouergue.(FEW XV/2, 25b-26a s.v. *busk-)

Le type boscalhar se trouve dans des textes en ancien franco-proven√ßal avec le sens  » couper du bois pour son usage dans une for√™t seigneuriale ou communale » qui √©tait un droit √† l’√©poque, et de nos jours (??) je crois. Mistral donne les formes bouscaiage, bouscaiatge pour ce droit¬† et bouscai√°, bouscalha pour le verbe.(FEW XV/1, 104b s.v. *bosk-)

L’√©tymologie n’est pas √©vidente. Boscalhar viendrait du mot germanique *bosc- « bois » et la forme avec -u-, buscalhar du germanique *busk- « baguette, tige ». Mais il y a un lien √©troit entre ces deux √©tyma, d’apr√®s Braune il s’agit du m√™me mot avec un changement de la voyelle (apophonie) du radical (Voir Zeitschrift, 36 p.713 et p 584 pour les formes italiennes). Je peux ajouter qu’en n√©erlandais le mot bos signifie aussi bien « bois, for√™t », que « faisceau, botte » et nous retrouvons l’apophonie dans le diminutif bussel « botte; faisceau ». L‘EWN¬† pense qu’il s’agit d’un emprunt √† un substrat pr√©-indoeurop√©en, et dit que les rapports entre les mots germaniques et romans ne sont pas encore tr√®s clairs.

 

         

le bolsín est une petite Bourse

Il y a quelques jours j’ai re√ßu un mail:

La demi finale du bolsin aura lieu √† Manduel le jeudi 17 ao√Ľt 2017 √† 18 heures aux ar√®nes de Manduel.

Habitant¬† Manduel depuis plus de 20 ans,¬† connais un peu la course camarguaise, l’abrivado,¬† le raset et le raseteur, les spectateurs qui avertissent le raseteur avec¬† avisa lo biou et le toro piscine bien s√Ľr, mais pas le bolsin non. Google m’indique qu’il y en a plusieurs dans la r√©gion, mais pas la signification du mot, qui est aussi¬† introuvable dans les¬† dictionnaires occitans et fran√ßais.

Enfin dans l’article becerrada Wikipedia m’explique qu’il s’agit de tauromachie et¬†pas du tout¬† de course camarguaise, une manifestation pour les aficionados et une nouveaut√©:

Entre becerrada et novillada est apparu un nouveau type de corrida pour d√©butants¬†: le bolsin, qui n’est r√©pertori√© dans aucune encyclop√©die. C’est aussi une corrida d’apprentissage qui se d√©roule avec des erales (veaux de moins de deux ans) et qui r√©pond aux m√™mes r√®gles que la becerrada, que la novillada, que la corrida, et qui se d√©roule en habit de lumi√®res11.

La note 11 « d√©finition de bolsin »,,¬† m’am√®ne √† une page avec plus de d√©tails(www.imagesplus.fr) :

BolsinPhotothèque

L’auteur √©crit « le mot bolsin signifie « coulisse » en espagnol.¬† Comme d’habitude je v√©rifie. Le mot espagnol n’est pas bolsin, mais bols√≠n
(On prononce le  -i- et le -n). Ce sens ne se trouve pas dans le dictionnaire de la Real Academia, qui le définit comme une petite bourse ou marché:

bolsinRAEIl s’agit donc d’une r√©union de boursiers en dehors des heures et du site r√©glement√©.¬† L’etymologie est le mot bolsa « bourse » c’est-√†-dire au sens de « Lieu o√Ļ des personnes (n√©gociants, agents de changes, courtiers, etc.) s’assemblent p√©riodiquement » etc.¬† La Real Academia √©crit:

bolsa deuxL’√©tymologie fournie par la Real Academia est le nom de famille flamande van der Bourse √† Bruges.
Cela m’√©tonne, mais elle est aussi mentionn√©e avec r√©serve, dans le Tr√©sor de la languefran√ßaise (CNRTL):

Guichardin dans sa Description des Pays-Bas [1567] chapitre Il Ritratto della Borsa d’Anversa, le mot borsa, d’abord appliqu√© √† la bourse de Bruges, devrait son nom √† une place o√Ļ se trouvait la maison, orn√©e de trois bourses d’une noble famille appel√©e della Borsa [van Der Burse], lieu de r√©union des commer√ßants de la ville

et  par le dictionnaire étymologique du néerlandais, qui y ajoute  :

Le mot flamand/n√©erlandais Beurs a √©t√© emprunt√© par diff√©rentes langues: allemand B√∂rse [1531]; Anglais bourse; danois B√łrs; su√©dois B√∂rs; norv√©gien B√łrs; fran√ßais Bourse (encore avec majuscule) [1549]; Italien (via fran√ßais) Borsa [18√®me si√®cle]; espagnol bolsa.

L’hstoire de bolsin est r√©cente. Une discussion dans le forum de¬† Wordreference ¬† nous explique¬† que

Hoy en d√≠a el t√©rmino[bolsin taurino] se refiere a un concurso para maletillas o aspirantes j√≥venes (menores de 21 a√Īos) a toreros. Hay muchos al a√Īo y en distintas localidades de Espa√Īa. Pero hay referencias period√≠sticas de hace bastantes a√Īos en donde el t√©rmino se empleaba con el sentido actual de « escalaf√≥n » [fr; hi√©rarchie; √©chelle]. Veamos unos ejemplos:

El origen del t√©rmino « bols√≠n taurino » es el de « bolsa taurina« . Bolsa taurina era en el toreo, parece ser, lo que la bolsa de comercio en el mundo empresarial (comercial e industrial). Como ya dije anteriormente, lo que actualmente se denomina « escalaf√≥n ». He encontrado un art√≠culo titulado « Alza y Baja » en el peri√≥dico madrile√Īo « El Enano » del 23 de agosto de 1908, donde se puede leer:

« No hay cosa m√°s variable y que est√© sujeto √° fluctuaciones que el papel taurino… En fin, lectores apreciables, que si todas las bolsas son inseguras, oscilantes y enga√Īosas, la bolsa taurina es sobre cualquier otra de las que oscila m√°s y alucina m√°s. Y no hablemos del alza y baja de los matadores ya conocidos y juzgados de antes. Las corridas de provincias influyen en el mercado taurino con una eficacia aterradora… »

« Sigue subiendo el papel Quinito, que es el que m√°s alto se cotiza este a√Īo en la Bolsa taurina. »
El País, Madrid, 9-5-1902.

Los M√°rquez, que tan lisonjera subida experimentaron en la bolsa taurina el lunes de Pascua, tuvieron el domingo √ļltimo una lamentable depreciaci√≥n. Es l√°stima. Estos valores, en alza durante el a√Īo anterior en casi todos los mercados de provincias, se cotizaron muy altos tambi√©n en Madrid. ¬ŅPor qu√© esta baja tan sensible? El p√°nico en las operaciones √ļltimas pudieran explicar el fen√≥meno. Un poco de buena voluntad, m√°s √°nimo y menos mandanga es lo que falta a los M√°rguez para volver a recuperar el valor moment√°neamente perdido.
Muchas Gracias, Madrid, 25-4-1925.

En fran√ßais la m√™me √©volution s’est produite.(Voir bourse2¬†CNRTL). On parle de la Bourse du Travail, d’une bourse de timbres, et quand j’√©tais artisan lapidaire j’allais √† des Bourses aux min√©raux et fossiles.

 

 

 

 

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