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sarcir ‘repriser’

Sarcir « repriser » vient du latin sarcÄ«re « rĂ©parer ».  Dans la Creuse on utilise un dĂ©rivĂ© sarcilhar et dans la Haute-Loire un autre : sarcinar.  Le Thesoc donne beaucoup de verbes, comme par exemple petassar, dĂ©rivĂ© de petas,  ce qui donne l’impression que les interrogĂ©s ne connaissent plus le »vrai » mot occitan. Une aiguille Ă  repriser s’appelle sarcidèlo, ou comme Ă  St-Jean du Gard agulha sarcidoira.  Pour plus d’attestations et de significations voir FEW XI,222

Dans  les Alpes Maritimes et Ă  Nice est attestĂ© le verbe ensarci « ourler, repriser ».  Le  composĂ© resarcir est très rĂ©pandu dans les parlers du domaine d’oĂŻl mais peu connu dans le domaine occitan.

En ancien français a Ă©tĂ© crĂ©Ă© l’adjectif sarti « fait de plusieurs pièces de mĂ©tal attachĂ©es solidement l’une Ă  l’autre » et le verbe  sartir, sertir  qui au XVIIe siècle a pris le sens « enchâsser une pierre dans un châton dont on rabat le bord autour de la pierre ».  LĂ  il ne s’agit plus de raccomodage.

sertisseur

 

 

Atlas linguistique de la Lozère

Rudolf Hallig, Atlas linguistique de la Lozère et des cantons limitrophes du Gard et de l’Ardèche. Manuscrit. 2485 cartes manuscrites faites de 1932 à 1934 dans 35 villages de la Lozère le Gard et l’Ardèche.

Les enquĂŞtes dans le Gard sont faites par R.Böhne, celles de l’Ardèche par H. Brendel.

Liste des localitĂ©s de l’ ALLo  classĂ©es dans l’ordre de citation dans le FEW.

Gard : Genolhac, Saint-Jean-du-Gard, Saint-André-de-Valborgne, Lasalle, Valleraugue, Trèves, Alzon.

Lozère : Saint-Germain-du-Teil, Nasbinals, Fournels, Le Malzieu-Ville, Saint-Alban-sur-Limagnole, Aumont-Aubrac, Rieutort-de-Randon, Mende (ville et arrondissement), Le Massegros, La Canourgue, La Parade, Meyrueis, Sainte-Enimie, Prades (Ste-Enimie),

Les données, y compris celles des fiches supplémentaires,  sont  incorporées dans le FEW, qui est en possession d’une copie.

Margouline, Font Marjolaine

 

La Font Margouline est devenue la Fontaine Margouline d’après Google. ??

MargoulineMapChemin de Font Margouline à Nîmes.

Dans les vieux documents, le cartulaire de Notre Dame de Nismes (1144)  jusqu’au compoix de 1671, elle est appelĂ©e Margolina, Mangolina, d’après AimĂ© Serre, Les rues de NĂ®mes. Il rattache ce nom au mot margolh  « boue » qui  vient d’un ‘Ă©tymon gaulois marga  « calcaire ».  Il y a en effet  pas mal de mots du type margouiller  avec le sens « patauger » ou « boue »1, mais la Font s’appelle Margoulina et non pas *Margoulhina ou *Margouillina. Un problème de phonĂ©tique historique.

C’est pourquoi je propose une autre Ă©tymologie, un peu plus poĂ©tique d’ailleurs, Ă  savoir le nom d’une plante assez courante l’oreganum vulgare ou marjolaine,  marjolena    marjoulĂ©no , mardĹľoulĂ©no ou majourana dans les parlers occitans[2. FEW XXIV,384 article amaracus].

A l’origine du type marjolena se trouve  le mot du bas latin  majorana,  conservĂ© dans l’occitan majourana, majhourâno (Sauvages).   Dans la langue d’oĂŻl  majorana a Ă©tĂ© associĂ© au nom de la Vierge  Maria , ce qui a donnĂ© l’insertion d’un  -r- : mariorana.  Ensuite a eu lieu une  dissimilation des deux -r-, ce qui a donné  mariolana, marjolena.  Margoline « marjolaine » esr attestĂ© dans l’OrlĂ©anais au XVe siècle.

Le FEW suppose que la forme marjolena est nĂ©e dans la langue d’oĂŻl et a gagnĂ© du terrain au cours des siècles dans le domaine occitan. Si mon interprĂ©tation de  Margolina dans le cartulaire de Notre Dame de Nismes qui date de 1114 !, est juste, c’est peut-ĂŞtre l’inverse qui a eu lieu.

marjolaine

Notes
  1. Voir FEW VI/1, 320

Ventabren ‘fanfaron’, NĂ®mes

Ventabren est un quartier de NĂ®mes et le nom d’un village dans les Bouches-du-RhĂ´ne. Étymologie. AimĂ© Serre pense que le sens « ventar lo bren1  » c’est-Ă -dire  « venter le son » est peu plausible parce que l’on n’a jamais ventile le son, Ă  moins qu’il s’agisse d’une dĂ©rision.  Et il cite Mistral qui traite le fanfaron de venta-bren.

Je ne peux pas savoir si les habitants de Ventabren et du quartier de Nîmes étaient-ils des fanfarons, mais ce toponyme existe comme substantif  avec ce sens à Nice et à Aix-en-Provence  . FEW XIV, 268 :

VentabrenFEW14_268

Ailleurs  c’est vento-boulofo, boulofo est une « balle de blĂ© », dĂ©rivé  de bulla FEW I, 610.

Dans Wikipedia vous trouverez d’autres hypothèses, dont une qui vaut le peine d’ĂŞtre vĂ©rifiĂ©e:

Le Larousse illustré nous précise qu’en 1145 le nom du village s’écrivait Ventabran, pour devenir Ventabren en 1154. L’étymologie en serait Vin’t (celto-ligure), vent, et Bren (gaulois), colline, rocher escarpé.

Notes
  1. bren  vient d’une racine brenno- dont nous ne connaissons pas l’origine. FEW I,516

Allée des Anglores, à Nîmes

A NĂ®mes  c’est une allĂ©e, Ă  Manduel une rue.  A Manduel c’Ă©tait un quartier : Anglores, Les. (Cadastre 9-10). A l’origine Les Anglores sont une section de Manduel. Le sens du mot anglores est « terrain Ă  l’angle de deux routes« .(PĂ©gorier.). C’est le cas Ă  Manduel. Le secteur se trouve entre le chemin de Garons et le chemin de St-Gilles.

Sur le plan de NĂ®mes  l’AllĂ©e des Anglores est pratiquement une impasse, ce qui permet de supposer que la configuration du terrain Ă©tait bien diffĂ©rente autrefois.  Peut-ĂŞtre y a-t-il un NĂ®mois que peut me renseigner? J’ai vu qu’il y a deux rues qui y forment une pointe: la rue Eloy Vincent et ke chemin du Puech du Teil.

Mais, AimĂ© Serre Ă©crit dans Les rue de NĂ®mes, qu’il s’agit de l’AllĂ©e des lĂ©zards gris  « Anglòra en occitan ».

Georges Maton, auteur du site formidable d’histoire locale nĂ®moise, m’Ă©crit : « Je crois savoir que Mistral dans un de ces rĂ©cits parle d’Anglore, comme un petit lĂ©zard gris. » et joint un extrait de Introduction Ă  Mistral de Jean Soulairol:

Anglores_SOULEn effet dans le Chant du RhĂ´ne L’Angloro est le personnage principal:

Angloro_Rhonemais un peu plus haut il la compare à un lézard qui  se réchauffe au soleil et écrit lesert:

Lesert_MistralRhoneet dans son Trésor :

AnglporoMqu’il s’agit d’un mot nĂ®mois, l‘abbĂ© de Sauvages donne rengloro  pour Alès. Ci-dessous les donnĂ©es du FEW V,163 languria du type lexical avec chute du l-  initial:

AngroloFEWLes informateurs de Manduel et du Grau du Roi  pour l’Atlas linguistique du Languedoc oriental ont  aussi donnĂ© anglòra, Ă  Genolhac et ailleurs lengloro. ! (Cf. Thesoc) L’inversion du -l- et du -r- , gloro au lieu de grolo, est donc plus frĂ©quente que je ne pensais.  On peut donc supposer que l’AllĂ©e des Anglores est l’AllĂ©e des lĂ©zards comme l’Ă©critAimĂ© Serre.

Mais il y a aussi une Rue Anglore Ă  Avignon  et dans la Vaucluse le lĂ©zard est nommĂ© lagremusa,(Cf. Thesoc) ce qui renforce mon hypothèse qu’il s’agit d’un dĂ©rivĂ© de angulus « terrain entre deux routes qui se croisent ».

D’autres toponymes du type angle dans le Gard :

AnglasDictTopodont  un Angulares

 Pour être sûr il faudra connaître les noms anciens de cette allée ou du quartier.

Tort, tourdre ‘grive’

Tort et le dĂ©rivĂ© tordre, tourdre  ‘ »grive » viennent du latin tĹ­rdus « grive ». Tort est attestĂ© en Rouergue depuis le dĂ©but du XIIIe siècle. Pour la rĂ©partition et les formes voir le Thesoc s.v. grive. Nous le retrouvons dans les parlers italiens AIS 494 (Ce lien vous mène Ă  la page d’accueil de l’Atlas, tapez le chiffre 494 dans la case Ă  droite de LOAD  MAP).

grive mauvisgrive mauvis

Pour Ă©couter le chant de la grive musicienne trida suivez le lien.

En provençal plusieurs verbes ont Ă©tĂ© formĂ©s Ă  partir du nom de l’oiseau,  comme tourdouliĂ , tourdoulear  « voltiger; roder; muser »; un tourdouloun est quelqu’un qui rode: un importun qui cherche l’occasion d’accrocher un repas ».  Dans le Gard et l’HĂ©rault le dĂ©rivé torier ou  toro dĂ©signe  le ‘sorbier des oiseleurs1 ‘ appelĂ© ainsi parce que les oiseleurs s’en servent pour appâter les oiseaux ( d’après l’abbĂ© de Sauvages) . Le Thesoc fournit le type tourier ( tòrièr)  pour ARDECHE, HAUTE-LOIRE, LOZERE. Je pense que tourier a Ă©tĂ© formĂ© par analogie aux autres noms d’arbres.

Sorbus_aucuparia0Le diminutif tŭrdulus  a abouti à la forme tortre  attesté au XVe siècle à Montagnac,  tordre  et plus tard  tourdre qui est même passé au Québec. Tourdre se trouve dans les parlers provençaux,  languedociens et limousins.

La grive passe pour ĂŞtre un oiseau lourdaud et maladroit.  A Barcelonnette tourdre  signifie aussi « nigaud », comme l’italien tordo.  Tourdre fait donc partie des noms d’oiseaux que l’on peut donner Ă  quelqu’un.

Cette Ă©volution sĂ©mantique explique aussi le sens du verbe  estourdir, Ă©tourdir, plus spĂ©cialement de Ă©tourdi « qui n’a plus l’usage de ses sens ». Voir le FEW XIII/2, 428-429 pour plus d’exemples.

C’est le nom de Impasse des Tourdres Ă  NĂ®mes (AimĂ© Serre) qui m’a incitĂ© Ă  cette recherche.

Tourdres Impasse

Tourd, tourde, tourdre a Ă©tĂ© introduit en français au XVIe siècle, mais il n’est vivant que dans le Midi. Voir le TLF

Notes
  1. sorbus aucuparia

trulet ‘boudin, boyau’

Trulet ‘boudin, boyau’ Ă  Montauban.  Le mot est absent du Thesoc. L’Ă©tymologie est inconnue d’après le FEW XXI, 470qui donne par contre pas mal d’attestations provençales, Ă  l’est du RhĂ´ne. L’abbĂ© de Sauvages connaĂ®t le trullĂ« au figurĂ© comme « homme ventru ».

Il est Ă  noter que j’ai trouvĂ© ce mot dans le site de La vieille chouette de Montauban, tout Ă  fait de l’autre cĂ´tĂ© du domaine occitan.  Il serait intĂ©ressant de savoir si mes lecteurs le connaissent ??

trulet

Dans le site de La vieille chouette plein de bonnes recettes de cuisine Ă  l’ancienne vous trouverez un petit lexique de mots rĂ©gionaux. qui sentent bien le terroir.

 

Il y a longtemps elle m’ Ă©crit:

Pour le mot « trulet » je vous confirme qu’ici le mot est utilisĂ© dans les deux sens -boyau et boudin – je pense que le mot devait dĂ©signer au dĂ©part le boyau puis par la suite ce que l’on met dedans ??? comme ils disent ici  » lou farson« .

La plus locale : le boudin « galabare » les morceaux de tĂŞte coupĂ©s petits, sont mĂ©langĂ©es avec du sang, et les « garnitures » (des oignons , de l’ail fondus et des Ă©pices * ).
On les « entonne » dans le gros intestin d’oĂą un Ă©norme « boudin » rondouillard et contorsionnĂ© comme un gros nuage d’orage d’Ă©tĂ© (et les orages sont gros chez nous l’Ă©tĂ©!).
– encore local, le « trulet als cebas » (boudin aux oignons) Avec le sang , un peu de petits lardons et beaucoup d’oignons bien « sĂ©chĂ©s » et dorĂ©s Ă  la poĂŞle avec les autres « garnitures » et les Ă©pices * .
– moins local le « trulet als pomas » (boudin aux pommes) , avec de bonnes pommes anciennes (de la Ste Germaine ou de la reinette calvine,) des oignons , pas d’ail … et des Ă©pices douces
– encore moins d’ici mais bien « corse » et « corsĂ© » « trulet als castanhas » (le boudin aux châtaignes) avec des châtaignes prĂ©-cuites, les « garnitures », pas de « Rabelais » mais plutĂ´t des Ă©pices douces … un dĂ©lice tout doux
– testez aussi le « trulet als rodabèls » (boudin aux lardons ) avec des lardons bien grillĂ©s, et les » garnitures »et Ă©pices * habituels
– et le « boutifar » ??? vous connaissez??? un boudin avec un peu de viande, des « garnitures et beaucoup de poivrons sĂ©chĂ©s et du piment, (un peu comme le mĂ©lange pour merguez) ImportĂ© par nos voisins espagnols il est Ă©galement assaisonnĂ© de 4 Ă©pices et cannelle en plus
– le pas du tout « del paĂŻs » le boudin « fĂ©roce »antillais au riz et piments avec lardons, lĂ©gumes + riz mi-cuit, Ă©pices (massalĂ©, hot curry, gingembre …) + piment « lantern » et autres petites bonnes choses qui vous laissent la langue d’un dragon crachant le feu
– la liste n’est pas exhaustive ! on m’a parlĂ© d’un boudin aux herbes, aux noix et d’un farci avec la langue prĂ©-cuite . Je n’en ai jamais fait donc je ne saurais vous Ă©clairer … cette « eau de boudin » mais « res se pèrder res dins lou tessou ».
et puis il y a les boudins blancs , pas vraiment des trulets » puisqu ‘il y a de la viande de veau (ou de volaille dans certaines familles) avec la panne de porc . Et le sang est remplacĂ© par lait, mie de pain et blanc d’oeufs mais on l' »entonne » dans les mĂŞmes boyaux et on le cuit pareil . Vous avez compris que je ne vous parle pas des « bâtons de craie » des grandes surfaces mais de ravissantes choses roses nacrĂ©es que vous pourrez dĂ©guster aussi bien froides dans une salade que chaudes dans les recettes de dessous !

NB Les boudins vont cuire dans un bouillon corsĂ© mais Ă  petite tempĂ©rature pour ne pas « esclapar » . On met le galabare en premier ( plus gros donc il mettra plus longtemps Ă  cuire) dans le bouillon frĂ©missant dans lequel ils vont prĂ©-cuire et gonfler tout doucement . D’oĂą l’interĂŞt de ne pas trop « entonner les budèls » car sinon ils Ă©clateraient dans l’eau .
Surtout ne jettez pas « l’aigo de boudine », le bouillon de cuisson , les convives (au moins les « sudistes » ) vont adorer avec des « trempes de pan goussĂ© » comme chez Victorine ou avec des gros vermicelles comme chez Maria . Une autre cousine y mettait du tapiocca et ce potage « en famille » Ă©tait « l’entrĂ©e » du festin du cochon parce que …  » res se pèrder res dins lou tessou ».

Théorie des signatures

A plusieurs occasions, notamment Ă  propos de tigno « teigne; engelure; nid de mante religieuse « ,  agassin « cor au pied »,  priapolithes « bijoux de Castres »et de faouterna ,« aristoloche » j’ai parlĂ© de la thĂ©orie des signatures.

Guy Ducourthial , Docteur ès Sciences du Muséum National d’Histoire Naturelle, vient de publier  la Flore médicale des signatures
XVIe – XVIIe siècles.
Editions L’Harmattan, 06/2016. 672 p. ISBN : 978-2-343-09472-4.

Le compte-rendu par Michel Chauvet, ethnobotaniste, dans les Actualités de Telebotanica  commence ainsi:

La pivoine signale par la couleur rouge de ses fleurs qu’elle a des propriétés hémostatiques et les noix dont les cerneaux peuvent aisément évoquer le cerveau indiquent par cette particularité qu’elles ont la vertu de calmer les maux de tête. C’est du moins ce qu’affirment les auteurs qui ont rédigé des traités sur la Théorie des signatures appliquée aux végétaux.

Si ce sujet vous intéresse suivez  ce lien

Flore medicale

Alapeda ‘asphodèle’

Alapeda « asphodèle », attestĂ© Ă  Nice, Lezan (Thesoc) et Ă  Alès. L’Ă©tymologie  est inconnue, (FEW XXI, 188-18/9),  L’abbĂ© de Sauvages l’appelle alĂŞdo, attestĂ© aussi  dans l’Aveyron, le Gard et surtout dans l’HĂ©rault (Thesoc); dans l’Aveyron on dit ausst l’ orouĂłdo, tous avec un changement de suffixe, Ă  Tarascon c’est alègue d’après Mistral.  Ces noms   ,  seraient d’origine prĂ©-indoeuropĂ©en.  A ne pas confondre  avec arapède  « mollusque ».    .

asphodèleWikipedia Asphodelus albus Mill., 1768

L’abbĂ© de Sauvages donne dans la 2z Ă©dition de son dictionnaire les noms que voici:

aledo S    et Coutelo_ aledo S

 Il y a donc encore des recherches à faire.

Un occitaniste a cru devoir  enrichir sa langue avec en empruntant asfodèl au français dans Wikipedia occitan:

Los asfodèls tanben nomenat correntament porraca o alapeda son de plantas vivaças monocotiledonas, apartenent a la familha de las Liliacèas dins las clissificacion classica e dins la classificacion filogenetica son dins la familha dels Asphodelaceae e del genre Asphodelus.

Pour l’Ă©tymologie du  nom asphodèle voir l’article asphodelus du FEW, XXV, 491  en français !

dourna ‘cruche’

Un visiteur me demande:
« Bonjour, le mot « dourne » est bien occitan ? On m\’a racontĂ© qu\’il veut dire « pot » (et « tĂŞte »). »/

J’ai pu lui rĂ©pondre :

« En effet dourna « cruche » du latin urna idem. est occitan.  . Le sens « tĂŞte » n’est attestĂ© qu’en français urne,  chez Huysmans (1879). Voir FEW XIV, 63 et l’explication du d- p. 64. ».

Le mot est inconnu en provençal.

Dérivés avec la même étymologie:
dournado « contenu d’une cruche », dournedo, dournet « petite cruche »,  dournhè« Ă©vier »Â  (Toulouse).

Le PĂ©gorier donne les toponymes suivants: DourniĂ© : Ă©vier – Gers. Dourneto : petite cruche – Toulouse anc. Dourno nf. : cruche – Toulouse, Gers. Il y a aussi âs mal de familles Dournes.

Un peu de pub : Château de Dournès, F-81700 Blan, www.chateau-de-dournes.fr

Dournes Chateau de
,

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