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coudoulous ‘pierreux’

C√īdou « caillou, pierre »¬† (Sauvages), cou√®de √† Aix et Marseille, kou√≤dou en aveyronnais, vient d’un d√©riv√© du latin cŇćs piere √† aiguiser » :¬†¬† * cŇćtulus. Le mot est proven√ßal et languedocien. Nous le trouvons jusqu’√† Castres. Voir les attestations dans le FEW II,1259¬† et aussi sur la carte 196 « caillou » de l’Atlas linguistique de la France une occasion d’admirer ce travail du d√©but du XXe si√®cle.

Mistral conna√ģt aussi le d√©riv√© coudoulous « pierreux » comme toponyme au Vigan et √† Bellegarde. Le nom est maintenant attribu√© au ruisseau.

 

CoudoulousMistral

 

 

 

 

 

 

Le_Coudoulou_à_Avèze,_vieux_pont_et_bief-barrage Wikipedia:

Le Coudoulous est une rivi√®re fran√ßaise du d√©partement Gard de la r√©gion Occitanie et un affluent en rive gauche de l’Arre, c’est-√†-dire un sous-affluent de l’H√©rault.

Mais il y a aussi une ancienne voie romaine Coudoulous en Lozère, qui consiste en un vestige de route antique taillée dans le schiste et se caractérise par de profondes ornières en deux sillons parallèles.

-Coudoulous ornières,_Lozère Wikipedia

On y a trouvé des inscriptions en latin ? ou gaulois?

CoudoulousInscriptionPersée étude sur ce coudoulous

En googlant « images » vous en trouverez beaucoup plus.

Il y a deux coudoulous antique dans le Lot!  des grottes.

 

 

 

Coudougn√©ro ‘cognassier; borne’

 cognassier

¬†Coudoun√©ro, coudoougn√©ro « Cognassier »¬† et dans certaines r√©gions aussi « borne »¬† une √©volution s√©mantique qui demande une explication.

C’est Michel Prodel qui a attir√© mon attention sur cette √©volution quand il √©crit dans son article Arbustes et diverses autres plantes dans la toponymie de la Corr√®ze,p2 :

Si les toponymes Coignac, Cognac peuvent √™tre des anciens domaines du d√©nomm√© Connus, nom romain attest√© (probablement ¬ę celui qui hoche la t√™te ¬Ľ), mais ils peuvent √™tre √©galement compris comme √©tant des anciens ¬ę domaines aux cognassiers ¬Ľ…

L‚Äôoccitan coudoun ou goudoun ¬ę coing ¬Ľ [MIS ; I ; 595] permet d‚Äôinterpr√©ter les deux toponymes la Goudoun√®che, le
Goudounet.

et il¬† a trouv√© l’explication de ce sens dans le Dictionnaire languedocien-fran√ßais.¬† par Maximin d’Hombres et Gratien Charvet. Alais,1884, qui a √©crit :

CoudougneBorneHombres

RollandFlore vol.V p.17¬† nous donne l’extension g√©ographique de ce ph√©nom√®ne de l’utilisation du cognassier comme borne : dans l’Orl√©anais, le Lot-et-Garonne, le Tarn-et-Garonne, le Toulousain et le Lauraguais.¬† On ne sait si l’attestation d’Hombres et Charvet¬† est localis√©e¬† √† Al√®s dans le Gard1 ou simplement copi√©e sur celle de P√®ire Godolin (1580-1649), la premi√®re √† notre connaissance. .

Note 10 de Rolland avec bibliographieLe FEW II, 1605¬† fournit le sens »borne »¬† √† Agen et Toulouse et √©crit dans le commentaire qu’il y a beaucoup de toponymes¬† bas√©s sur coudoun dans les parlers saintongeais (Charente maritime, Charente et nord de la Gironde) et renvoie vers plusieurs sources que je n’ai pas pu consulter.¬† P√©gorier nous renseigne : coudounh√© nom de lieu √† Toulouse, en Dordogne et Languedoc coudounier, coudougnado, en Gascogne coudouni√®ro « bosquet de cognasiers », mais le sens « borne » n’y est pas mentionn√©.

Coudougn√©ro est d√©riv√© de coudoun « coing ». Voir coudoun pour l’√©tymologie.

En ce qui concerne la proposition de Michel Prodel d’y rattacher les toponymes corr√©ziens Goudoun√®che, le Goudounet il faut remarquer que la forme avec g- initial est limit√©e au dauphinois d’apr√®s Mistral et le FEW II, 1605 qui l’atteste √† Cordeac,¬† Die, Tr√©minis (Is√®re) et Lall√© mais pas pour la Corr√®ze. La carte 1510 « cognassier »de l‘Atlas linguistique de la France non plus.

CognassierCreuseALF

 

Notes
  1. D’apr√®s la notice de la BDP ce dictionnaire repr√©sente le patois d’Al√®s.

coudoun ‘coing’

Coudoun « coing ».. L’√©tymologie serait un¬† cydŇćnńēum¬†« coing » ou plut√īt cotŇćnńēum. L’histoire est assez compliqu√©e. La premi√®re fois que le coing est mentionn√© ¬† date de d’environ 700 avant JC¬† chez Alcman un po√®te lyrique grec qui l’appelle¬†őļőŅőīŌÖőĽőŅőĹ.¬† Un demi si√®cle plus tard il est mentionn√© par St√©sichore¬† un po√®te lyrique grec originaire d‚ÄôHim√®re en Sicile, dont la p√©riode d’activit√© s’√©tend de -570 √† -540 environ(Wikipedia) qui l’appelle¬† őļŌÖőīŌČőĹőĻőĪ őľőĪőĽőĪ.
Pendant la p√©riode de la R√©publique romaine et encore chez Pline l’Ancien on trouve la forme cotŇćnńēum. Les auteurs romains comme Columelle √©crivent¬†cydŇćnńēum mńĀlum ou¬†cydŇćnńēum tout court¬† comme Properce.

cydonia oblonga

cydonia oblonga

Les √©tymologistes ont rapproch√© le nom cydŇćnńēum du nom de la ville qui s’appelait √† l’√©poque Cydonea¬† sur l’√ģle de Cr√™te,maintenant La Can√©e (en grec¬†: ŌĄőĪ őßőĪőĹőĻő¨ (au pluriel), souvent transcrit en Chani√° ou Hani√°, de l’italien La Canea Wikipedia. Par exemple Maximin d’Hombres et Gratien Charvet √©crivent dans leur Dictionnaire Languedocien Fran√ßais (1884):

CoudougnaHombresEtym

Le probl√®me est que nous ne savons pas si c’est la ville qui a donn√© son nom au fruit et √† l’arbre, ou si c’est ce dernier qui a donn√© son nom √† la ville. Il est aussi possible que les deux formes utilis√©es en latin, cydŇćnńēum et cotŇćnńēum, sont des variantes du nom d’origine provenant de l’Asie mineure. Z65,210.

Les noms du coing dans les langues romanes viennent de la forme avec -t-,¬†cotŇćnńēum. Cliquez sur ce lien vers le FEW II, 1605 cydŇćnńēum « coing » pour voir les formes¬† et les d√©riv√©s.

La confiture ou gel√©e de coings s’appelle codonat ou codonhat en ancien proven√ßal est un √©l√©ment des 13 desserts de No√ęl.¬† Ce nom est attest√© √† Paris √† la fin du XIVe si√®cle coudoignac. Le -c final est peut-√™tre une astuce commerciale pour sugg√©rer une AOP m√©ridionale. Rabelais l’appelle le coudignac¬† mais pendant la Renaissance appara√ģt la forme cotignac avec un -t- qui est bas√©e sur la forme latine cotŇćnńēum¬† usuelle pendant la p√©riode de la R√©publique romaine.¬† L’abb√© de Sauvages (1756) distingue le sirop de coings qui est « astringeant, fortifiante » de la gel√©e de coings ou le cotignac (coudougna);¬† d’apr√®s lui celui qu’on fait √† M√Ęcon est recommand√©e pour le devoiment.

Michel de Nostradamus donne 3 recettes  dans son ( CTRL + clic pour suivre le lien) :

Excellent , moult utile opuscule à touts necessaire, qui desirent avoir cognoissance de plusieurs exquises receptes,

La première se trouve dans le chapitre XV, page 170 Recette CoingsNostradamus

Pour les cuisinières voici cette recette pris dans une autre  édition plus facile à lire:

CodonatNostradamu1CodonatNostradamus2

Page 174 : Autre façon de faire gellée de coings, plus belle beaucoup..

Page 177 : Autre façon de faire gellée de coings en roche, que sera de goust meilleure

Page 182 : Pour confire des coings à cartiers dens un jour

Pge 184 : Pour confire des coings à cartiers avec le vin cuit

Page 186: Pour faire du codignat qui est d’une substance grande et de saveur bonne

Si un cuisinier ou une cuisini√®re suit une de ces recettes, j’appr√©cierai beaucoup √™tre tenu au courant du r√©sultat.

 

L’arbre s’appelle coudougn√© et √† partir de l’Aveyron vers l’ouest¬† coudougneiro.¬† Cognassier Cydonia oblonga

Comme coudougneiro signifie aussi « borne  » j’en ai fait un article √† part.

Rolland Flore vol.V, p.9 et suivantes « coing, cognassier, confiture gel√©e de coings

Marigoule ‘chataigne’ vari√©t√©

Le nom des magasins bio La Marigoule (Pub gratuite:¬† Biocoop La Marigoule Uz√®s.) a une consonance bien occitane. Ce nom a en effet √©t√© invent√© en Corr√®ze, par quelqu’un des P√©pini√®res Couli√© .¬†Wikipedia nous renseigne:

Marigoule est le nom d’un hybride naturel de ch√Ętaignier (synonyme M.15 ou CA 15), croisement entre un ch√Ętaignier europ√©en (Castanea sativa) et japonais (Castanea crenata). Cette vari√©t√© obtenue dans le verger de Migoule √† Ussac en Corr√®ze en 1986 produit de gros fruit de couleur brun rouge brillant, se conservant bien. Marigoule (contraction de Marron de Migoule) est un marron tr√®s appr√©ci√© sur le march√© de bouche. .

La page des P√©pini√®res Couli√©1 est « en cache » dans archive

Pourtant j’avais l’impression de conna√ģtre ce mot. Dans mon site il y a un article barigoulo « pleurote du panicaut » :

Dans la Flore populaire d’Eug√®ne Rolland, nous trouvons ce type lexicologique comme nom de champignon, la barigoule « oreille de chardon » (pleurotus eryngii, vol.XI, 145), et la « morille » (morchella esculenta, vol.XI, 177).

Oreille de chardon:

berigouloRldXI.145

Morille:

berigouloRldXI,177Pour l’√©tymologie voir l’article barigoulo .

L’auteur de l’article Wikipedia pense que le p√©pini√©riste a a fait¬† une contraction de Marron de Migoule.¬† C’est possible.

 

 

 

 

 

Notes
  1. Maintenant domiciliées en Chisinau, Moldavie

trabac ‘sorte de filet fixe’

Trabac s.m. est d√©fini comme « engin de p√™che utilis√© dans les √©tangs de Camargue; il tient de la nasse et de la madrague » par Mich√®le Povel-Armanet dans le parler camarguais. N√ģmes, Lacour,1994. L’√©tymologie d’apr√®s le FEW XVII,640b¬† est le germanique, plus pr√©cis√©ment le lombard ou langobard *trabo

Les attestations de trabac dans le FEW sont rares. Une pour le Grau-du-Roi et une pour S√®te qui est fournie par Littr√© et reprise par les Larousse jusqu’en 1949.

Actuellement le mot n’est pas courant non plus. Google d√©niche trabac dans quelques sites dont le ¬†Terroirs d’en France, qui l’a trouv√© dans l’Encyclop√©die Hachette Multim√©dia de 1999., qui nous renvoie √† son tour aux¬† industries Fipec inc. fabricant de filets au Quebec (!).¬† qui fabrique des verveux :

« Les trabac (ou trabacs ou trabaque ou trabaques) sont des verveux multiples. »

filet canadienDans un  site consacré au Canigou, le trabac est décrit ainsi:

¬† Le « trabac » est un filet de p√™che fixe en entonnoir maintenu en forme par des cerceaux multiples dont les petites mailles permettent la capture des anguilles, utilis√© en poste fixe en eau peu profonde, maintenu sur le fond par des ancres lest√©es et tendu perpendiculairement aux berges entre des piquets de ch√Ętaignier, il canalise les poissons vers des nasses dispos√©es en triangle qui sont visit√©es par le p√™cheur une fois par jour.

Le FEW nous fournit encore 2 variantes de trabac, dont la premi√®re vient du livre fameux de Duhamel du Monceau, Trait√© g√©n√©ral des pesches..¬† (suivez le lien ! j’y ‘ai consacr√© toute une page), qui nous explique:

Trabac Duh1c 130

avec un renvoi vers  la Section II, p; 155:

Trabac Duh1b 155Ce texte a paru en  1769;  le changement et le nom trabacou date donc de 1750 environ.

La seconde est marqu√©e comme « rhodanien » et je me suis dit qu’il doit donc se trouver dans le Tr√©sor de Mistral:

TrabacoMistralet sa d√©finition est bien¬† « esp√®ce de tartane » et « esp√®ce de filet ».

Tout √† fait par hasard je trouve qu’il n’y a pas longtemps, en 2012 , a paru une √©tude sur l’histoire de la p√™che en M√©diterran√©e1 avec des¬† dessins magnifiques en plus. D’apr√®s ces recherches de Mme Maria Lucia De Nicol√≤,¬† l’expression √† trabac d√©signe d’abord des voiles trap√©zo√Įdales d√©j√† exp√©riment√©e au d√©but du XVIIe si√®cle.

voiles √† trabacIl s’agit donc bien d’une innovation technique pratiqu√©e √† Venise¬† et adopt√©e en Provence. L’√©tymologie est d’apr√®s le FEW XVII,640 l’italien trabacca¬† attest√© depuis le XIIIe si√®cle avec le sens « tente de soldats; baraque », dont le suffixe -acca¬† a √©t√© pris au mot¬†baracca¬† et le d√©but¬† correspond √† l’√©tymon germanique du¬† fran√ßais tref « tente; voile carr√© », ancien proven√ßal trap « tente; demeure, habitation ».

Il faut dire que l’histoire de ces derniers est tr√®s discut√©e par des grands √©tymologistes comme Corominas, Thomas, Schuchart et von Wartburg. Il n’est pas √©tonnant qu’il se trouve tout √† la fin du volume XVII dans les Corrections et compl√©ments. Le FEW donne un r√©sum√© des propositions.

 

 

 

Notes
  1. Maria Lucia De Nicol√≤, ¬ę Recherches sur l‚Äôhistoire de la p√™che en M√©diterran√©e : Tartanes de Provence,tartanes de V√©n√©tie, trabacs, mod√®les adriatiques pour la p√™che √† la tra√ģne et le petit cabotage ( XVII e -XVIII e si√®cles) ¬Ľ, Cahiers de la M√©diterran√©e 84,¬† 2012, mis en ligne le 15 d√©cembre 2012

ganivelles

Ganivelles « Une ganivelle, aussi appel√©e « barri√®re girondine », est une cl√īture form√©e par l’assemblage de lattes de bois … Wikipedia .

Google ne fournit comme on peut s’y attendre,¬† que des images de ganivelles √† vendre. J’√©cris cet article parce que un photographe artiste a fait des photos tr√®s po√©tiques des ‘ganivelles d’Aigues Mortes:

ganivelle

L’auteur de Wikipedia¬† ajoute un peu d’histoire du mot:

Au XVIIIe¬†si√®cle en √éle-de-France, une ganivelle d√©signait aussi, par analogie, une maison champ√™tre au toit recouvert d’une ganivelle, d√©tourn√©e de sa fonction initiale, au lieu du chaume habituel.Dans l’ouest de la France, le mot ganivelle est aussi utilis√© pour d√©crire les barri√®res Vauban.

En Auvergne, il d√©signe le porche d’une √©glise, comme √† Auzon ou Nonette. [r√©f.¬†n√©cessaire]

Cette derni√®re note m’a incit√© √† chercher l’√©tymologie. Elle se trouve dans un volume des mots d’origine inconnue FEW¬† XXII,2, p.268¬† que voici:

Ganivelle FEWLes ganivelles d’Aigues Mortes « permet le passage de nombreuses personnes »: je ne vois pas tr√®s bien l’√©volution s√©mantique. Si vous avez une id√©e, √©crivez-moi.

 

 

perus(ses) ‘poires’

Perusses « poires sauvages »dans un livre¬† d’Adrienne Durand-Tullou , ¬†¬† perussiers « poiriers sauvages ». Etymologie *pń≠rŇęceus d√©riv√© de pń≠rum¬†« poire » devenu p ń≠ ra √† partir du pluriel collectif.

Per√ľ, perus est attest√© dans les parlers franco-proven√ßaux, ¬† proven√ßaux et est-languedociens.¬† Voir les attestations dans le FEW VIII, pp.575a-b. D’apr√®s le Thesoc¬† le type perus « poire sauvages » est rare, ( Alpes Maritimes et Charente),
Perus est masculin dans la plupart des parlers1.
L’explication de W. von Wartburg est¬†¬† que le suffixe -uceus donnait le sens « ressemble √† une poire » au mot *pń≠rŇęceus,¬† donc un fruit de moindre valeur,¬† et de l√† « poire sauvage ».¬†¬† FEW VIII, 577 note 19 . Pourtant ce sens est plut√īt rare dans les parlers modernes.

Il y a plusieurs autres dérivés avec ce sens, peron, perot, perassa. Le nom de la poire est en général pera.

Un compl√©ment d’information m’est parvenu du Piemonte italien par Franco Bronzat:

Gent Prof. Geuljan
Ai vist v√≤stre article sus lo mot perus, que es l’unic conoissut dins las Valadas per « pera ». La paraula es tamben en usatge dins una bona parti√° dal Piemont e a tamben donat la forma perussier < *PIRUCIARIU per l’albre ab√≥ totas las variantas dals derivats de -ARIUS.
Fauc un pichita remarca sus la grafi√°; aic√®sta chausa es istaa lonjament tractaa dins de re√ľnions dal Conselh de la Lenga Occitana. Alibert, e arribo pas de comprener sa chausi√°, a desidat que √ß duvi√° pas esser empleiat dins los diminutius dal temps que la lenga anciana, e per nosautri, tot lo corpus dals doments conoissut com vald√©s escrivia regularamnt cz&gt; √ß. En de mai de l’etimologi√° en n√≤stras valadas avem gardat la prononciacion fricativa interdentala¬† sie sorda que son√≤ra. Per aiqu√≤ fazem distincion entre √ß√≤ que ven de s latin o de C+E/I¬† √ß/z ( ai pas lo meian per esciure lo signe grafic just). Se la vos enteressa¬† agachat mon trabalh publiat dins los Actes dal IV Congr√®s Internacional de l’AIEO dal 1993. Aic√≠ avem chausit de zo escriure en estend que prononciem en maniera diferenta ( maniera anciana). Confrontar las N√≤rmas¬† Ortografica…de l’Occitan Alpin Oriental. Arribarei jamai de comprener la chausi√° de Alibert, totalament incoerentas !
Bon trabalh

C’est moi qui a mis la derni√®re phrase en gras.

Notes
  1. Je pense que la graphie perusses due √† Joan Guers qui a « normalis√© » la graphie d’Adrienne Durand-Tullou, sert √† indiquer qu’il faut prononcer le -s final

le bolsín est une petite Bourse

Il y a quelques jours j’ai re√ßu un mail:

La demi finale du bolsin aura lieu √† Manduel le jeudi 17 ao√Ľt 2017 √† 18 heures aux ar√®nes de Manduel.

Habitant¬† Manduel depuis plus de 20 ans,¬† connais un peu la course camarguaise, l’abrivado,¬† le raset et le raseteur, les spectateurs qui avertissent le raseteur avec¬† avisa lo biou et le toro piscine bien s√Ľr, mais pas le bolsin non. Google m’indique qu’il y en a plusieurs dans la r√©gion, mais pas la signification du mot, qui est aussi¬† introuvable dans les¬† dictionnaires occitans et fran√ßais.

Enfin dans l’article becerrada Wikipedia m’explique qu’il s’agit de tauromachie et¬†pas du tout¬† de course camarguaise, une manifestation pour les aficionados et une nouveaut√©:

Entre becerrada et novillada est apparu un nouveau type de corrida pour d√©butants¬†: le bolsin, qui n’est r√©pertori√© dans aucune encyclop√©die. C’est aussi une corrida d’apprentissage qui se d√©roule avec des erales (veaux de moins de deux ans) et qui r√©pond aux m√™mes r√®gles que la becerrada, que la novillada, que la corrida, et qui se d√©roule en habit de lumi√®res11.

La note 11 « d√©finition de bolsin »,,¬† m’am√®ne √† une page avec plus de d√©tails(www.imagesplus.fr) :

BolsinPhotothèque

L’auteur √©crit « le mot bolsin signifie « coulisse » en espagnol.¬† Comme d’habitude je v√©rifie. Le mot espagnol n’est pas bolsin, mais bols√≠n
(On prononce le  -i- et le -n). Ce sens ne se trouve pas dans le dictionnaire de la Real Academia, qui le définit comme une petite bourse ou marché:

bolsinRAEIl s’agit donc d’une r√©union de boursiers en dehors des heures et du site r√©glement√©.¬† L’etymologie est le mot bolsa « bourse » c’est-√†-dire au sens de « Lieu o√Ļ des personnes (n√©gociants, agents de changes, courtiers, etc.) s’assemblent p√©riodiquement » etc.¬† La Real Academia √©crit:

bolsa deuxL’√©tymologie fournie par la Real Academia est le nom de famille flamande van der Bourse √† Bruges.
Cela m’√©tonne, mais elle est aussi mentionn√©e avec r√©serve, dans le Tr√©sor de la languefran√ßaise (CNRTL):

Guichardin dans sa Description des Pays-Bas [1567] chapitre Il Ritratto della Borsa d’Anversa, le mot borsa, d’abord appliqu√© √† la bourse de Bruges, devrait son nom √† une place o√Ļ se trouvait la maison, orn√©e de trois bourses d’une noble famille appel√©e della Borsa [van Der Burse], lieu de r√©union des commer√ßants de la ville

et  par le dictionnaire étymologique du néerlandais, qui y ajoute  :

Le mot flamand/n√©erlandais Beurs a √©t√© emprunt√© par diff√©rentes langues: allemand B√∂rse [1531]; Anglais bourse; danois B√łrs; su√©dois B√∂rs; norv√©gien B√łrs; fran√ßais Bourse (encore avec majuscule) [1549]; Italien (via fran√ßais) Borsa [18√®me si√®cle]; espagnol bolsa.

L’hstoire de bolsin est r√©cente. Une discussion dans le forum de¬† Wordreference ¬† nous explique¬† que

Hoy en d√≠a el t√©rmino[bolsin taurino] se refiere a un concurso para maletillas o aspirantes j√≥venes (menores de 21 a√Īos) a toreros. Hay muchos al a√Īo y en distintas localidades de Espa√Īa. Pero hay referencias period√≠sticas de hace bastantes a√Īos en donde el t√©rmino se empleaba con el sentido actual de « escalaf√≥n » [fr; hi√©rarchie; √©chelle]. Veamos unos ejemplos:

El origen del t√©rmino « bols√≠n taurino » es el de « bolsa taurina« . Bolsa taurina era en el toreo, parece ser, lo que la bolsa de comercio en el mundo empresarial (comercial e industrial). Como ya dije anteriormente, lo que actualmente se denomina « escalaf√≥n ». He encontrado un art√≠culo titulado « Alza y Baja » en el peri√≥dico madrile√Īo « El Enano » del 23 de agosto de 1908, donde se puede leer:

« No hay cosa m√°s variable y que est√© sujeto √° fluctuaciones que el papel taurino… En fin, lectores apreciables, que si todas las bolsas son inseguras, oscilantes y enga√Īosas, la bolsa taurina es sobre cualquier otra de las que oscila m√°s y alucina m√°s. Y no hablemos del alza y baja de los matadores ya conocidos y juzgados de antes. Las corridas de provincias influyen en el mercado taurino con una eficacia aterradora… »

« Sigue subiendo el papel Quinito, que es el que m√°s alto se cotiza este a√Īo en la Bolsa taurina. »
El País, Madrid, 9-5-1902.

Los M√°rquez, que tan lisonjera subida experimentaron en la bolsa taurina el lunes de Pascua, tuvieron el domingo √ļltimo una lamentable depreciaci√≥n. Es l√°stima. Estos valores, en alza durante el a√Īo anterior en casi todos los mercados de provincias, se cotizaron muy altos tambi√©n en Madrid. ¬ŅPor qu√© esta baja tan sensible? El p√°nico en las operaciones √ļltimas pudieran explicar el fen√≥meno. Un poco de buena voluntad, m√°s √°nimo y menos mandanga es lo que falta a los M√°rguez para volver a recuperar el valor moment√°neamente perdido.
Muchas Gracias, Madrid, 25-4-1925.

En fran√ßais la m√™me √©volution s’est produite.(Voir bourse2¬†CNRTL). On parle de la Bourse du Travail, d’une bourse de timbres, et quand j’√©tais artisan lapidaire j’allais √† des Bourses aux min√©raux et fossiles.

 

 

 

 

Val de Susa francoprovenzale

Val_di_Susa_mappaCarte Wikipedia

Ci-dessous¬† le d√©but d’un enregistrement de la parabole du fils prodigue en patois¬†de la vall√©e de Suse fait dans les ann√©es ’60¬†¬† par le prof. Hans-Erich Keller, que j’ai retrouv√© dans mes documentations. Ce document audio est pr√©cieux¬† par sa qualit√© d’enregistrement¬† et comme t√©moignage de la vitalit√© des patois √† cette √©poque.

Ci-dessous 1 c√īt√©¬† de la cassette. A un certain moment, mon lecteur a cess√© de fonctionner et je n’ai pas pu enregistrer le c√īt√© 2 de la cassette. Les noms des villages visit√©s sont √©crits au crayon sur la cassette et partiellement effac√©s: Giaglione, Meana, Gravere , Madtie (??),….panter.. ?, S. GiorioVilla techiardi (?), Ferrera.

Le d√©but grince un peu… Dur√©e total 29 minutes.

Je veux bien envoyer la cassette

à une association ou une personne qui peut publier et veut sauvegarder cet élément du patrimoine de la Vallée de Suse.

 

Bazarut√† ‘jacasser’

Dans le blog Marseille  je trouve la définition  suivante du français régional

bazarette Du proven√ßal basaruta « jacasser ». Par rapport √† barjaquer, c’est le concept de prolixit√© qui est ici pr√©pond√©rant. Indiquer qu’une bazarette est atteinte de logorrh√©e profuse constitue en soi une redondance facile.¬†

L’√©tymologiede¬†basaruta est le persan bńĀzńĀr « march√© ». Il y a des attestations anciennes du mot bazar, mais le riche d√©veloppement s√©mantique et lexical ne date que du XIXe si√®cle.¬† Le d√©riv√© baruta est limit√© √† la r√©gion marseillaise.

FEW XIX,33 :

Bazarut FEW

Mais qu’est-ce que font les habitants de l’√ģle¬† Bazaruto ?

 

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