cat-right

arganel ‘gros anneau en fer’

auFlorian Vernet a eu raison de suivre le TLF en classant  arganeau dans la liste des mots français empruntĂ©s Ă  l’occitan;

Arganeau, subst. masc. Arganùl {arganùu}argan”l argan”w]
Gros anneau de fer placĂ© Ă  l’extrĂ©mitĂ© de la verge d’une ancre pour y Ă©talinguer un cĂąble, ou scellĂ© dans le mur d’un quai, et qui sert Ă  amarrer les bateaux. Le mĂȘme terme existe en espagnol :
arganel.
en suivant le CNRTL qui Ă©crit :

Empr. prob. par l’intermĂ©diaire du prov. arganĂšu ourganĂšu « organeau, puis anneau de fer auquel on passe un cĂąble » (seulement ds Mistral) issu d’une forme diminutive (-ĕllu-)d’un b. lat. *arganum, lat. class. organum « instrument, outil », empr. au gr. Îż ́ ρ Îł α Îœ Îż Îœ « id. » Le changement de voyelle initiale remonte prob. au plur. gr. τ α ̀ Îż ́ ρ Îł α Îœ α prononcĂ© τ α ́ ρ Îł α Îœ α compris comme τ’α ́ ρ Îł α Îœ α. L’Ă©volution de sens « outil » > « anneau » est vraisemblable. L’explication du passage de org- à *arg- sous l’infl. d’un lat. mĂ©diĂ©v. argata (attestĂ© au sens de annulus en 1349, Du Cange) qui reprĂ©senterait le gr. Δ ̓ ρ Îł α ́ τ η ς « travailleur » (attestĂ© au sens de « levier de serrage d’une vis », Biton [3es. av. J.-C.] Math., 110eds Bailly) paraĂźt peu solide. L’hyp. de l’empr. d’arganeau au cat. arganell issu d’un croisement entre le cat. anell « anneau » et argolla « anneau de fer » (art; .), Vidos 1939, p. 209 fait difficultĂ© car le cat. arganell ne paraĂźt pas prĂ©senter le sens de « anneau » (Alc.-Moll.). L’hyp. d’aprĂšs laquelle le fr. arganeau serait une forme mĂ©tathĂ©tique pour *orengueaudiminutif de *orenc (pour orin xves. « cordage qui attache une bouĂ©e Ă  une ancre »), Barb. Misc. 2, 1925-28, p. 123, ne prĂ©sente aucune base solide.

en traduisant le FEW VII, p.411. Étymologie est le mot latin : organum  FEW 7,409  411

Explication du FEW

arganeau FEW7p41  et plus loin :

Explication du FEW

avec cette différence que le  CNRT approfondit la note du FEW sur Barb.  comme complÚtement à cÎté de la plaque.  On sait que les lexicologues sont des copieurs/colleurs, tous sans exceptions; moi le premier.  Ils restent humains.

la raison de cet article est le complément d(information que nous fournit le travail inestimable le  Glossaire nautique du

du Commandant Noël Fourquin et de Philippe Rigaud:

De la Nave au Pointu

 

La premiĂšre attestation deans le FEW et CNRT est le  moyen français de  1382. Dans le Glossaire nautique c’est bien plus tĂŽt : provençal . 1301 !   Vous savez que les Ă©tymologistes attachent beaicoup d’importance aux datations.

Glossaire nautique.
Arganel, arganellus, arganeau s.m. (lat. organum). Formes: arganel, arganot, arganeaul, organel. Sorte de bossoir basculant utilisĂ© sur les galĂšres et les chaloupes annexes de plus grands navires pour dĂ©raper l’ancre. 1301: « Item, arganellos barcharum de parescalmo veteres sex. » A.D. BdR. B 1936 f°114. 1477: « Item,… l’argil a proa cum duobus arganells.. » A.D. BdR. 351 E 451 f°42v°. 1510: « Per un arguinel per l’esquifo et lo bronse tot gr. VIII » A.C. Marseille HH 509 Bul. 106. 1512: « ung arganel… l’arganel de l’esquif… » A.D. BdR. B 1487 f°63v°. 1571: « Plus fault deux arganeaulx dedans lesquels se mettent les poulies pour mettre les fers dedans la gallaire. Lesdits arganeaulx se mettent Ă  proue et sont de chesne ou de noyer servant pour serper ou lever les ancres. » B.N.F. Ms. fr. 3174 f°24v°.

 

 

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agoutar ‘Ă©coper; tarir’

Dans l’inestimable Ɠvre du Commandant NoĂ«l Fourquin et de Philippe Rigaud

De la Nave au Pointu

Glossaire nautique de la langue d’oc

Provence-Languedoc

Des origines Ă  nos jours

se trouve un article Agotar, agoutar, agouta, agoutter « Ă©coper, pomper, asĂ©cher » avec de nombreuses attestattions de la rĂ©gion d’Arles qui s’Ă©talent du XIVe Ă  la fin du XIXe siĂšcle.

L’Ă©tymologie est le latin gutta « goutte » ce qui n’a aucun intĂ©rĂȘt; par contre le riche dĂ©veloppement sĂ©mantique est intĂ©ressant. Regardez les multiples significations trĂšs spĂ©cifiques fournies par le FEW IV,p.351 pour le domaine occitan.

 

Agotar 1 FEW IV,349

Il semble que le sens vider jusqu’Ă  la derniĂšre goutte » est Ă  la base des sens dans les parlers occitans et franco-provençaux jusqu’Ă  la fameuse ligne formĂ©e par la Loire. .Typique pour les parlers franco-provençaux est le sens « tarir une vache pleine ».

 

Agotar 2 FEWGl 1,184 revoie vers le Glossaire des patois de la Suisse romande.

Un autre travail inestimable  de GƒANTS de la linguistique ce Glossaire des Patois de la Suisse Romanden, abrĂ©gĂ© GPSR, mais dans le FEW tout simplement Gl. CommencĂ© en 1899 le dernier fascicule n°127 contient le dĂ©but de la lettre H- Allez voir un peu.

Glossaire des patois de la Suisse romande

(GPSR)

C’est du sĂ©rieux ! Surtout ne pas comparer Ă 

Le Glossaire des patois de la Suisse romande (GPSR) est, depuis 1899, un acteur essentiedans la mise en valeur du patrimoine linguistique romand. Etabli Ă  NeuchĂątel, il est l’un des quatre Vocabulaires nationaux de la ConfĂ©dĂ©ration helvĂ©tique. Tout comme ses confrĂšres alĂ©manique, grison et tessinois, il a pour mission de documenter le plus complĂštement possible les patois de son domaine linguistique, d’en faire l’analyse lexicologique et de rendre celle-ci accessible au public et au monde scientifique sous la forme d’un dictionnaire dialectal de grande ampleur.

arne, arnos ‘mites’

Arne : Mite microscopique qui a une prédilection pour les plumes. Les taxidermistes amateurs qui naturalisaient leurs leurres (Vanneaux, Pluviers, étourneaux et autres limicoles) pour la chasse au poste, mettaient du sel pour conserver la peau et y ajouter du poivre pour protéger les plumes de ces arnes. (Jean Daumas, Marsillargues).

arna

Pierrepiaf; vétérinaire vous explique tout sur les mites des plumes.

Les dictionnaires occitans en ligne ne donnent que les mots arne, arna et arnadura « vermoulure », mais Alibert nous fournit des complĂ©ments:

Arna AlibertLe Thesoc dans l’article mite montre que le mot  Ă©tait vivant  dans une grande partie du domaine occitan. La variante darna est limitĂ© aux dĂ©partements ARDECHE, CANTAL, DORDOGNE, HAUTE-GARONNE, ISERE, HAUTE-LOIRE, LOT, LOT-ET-GARONNE, LOZERE, TARN, TARN-ET-GARONNE. PUY-DE-DOME.et CORREZE,

ans FEW XIII/1, p.122  dans l’article tarmes « ver Ă  bois » nous trouvons des attestations depuis le XIIIe siĂšcle.arnaFEW13-1

L’auteur rĂ©unit les 3 types arta, arna et darna dans le mĂȘme article, mais dans son commentaire il prĂ©cise que pour le moment il n’a pas d’explications de ces formes, la disparition du t- initial, le -t- devenu -n- dans de nombreux patois et le d- initial.

Par contre les Ă©volutiçns sĂ©mantiques ne posent aucun problĂšme. Jetez un coup d’Ɠil sur l’article du FEW XIII/1, p.122   pour vous en rendre compte.

emperau, imperaou

Emparau « Travail que fait un ouvrier aprĂšs sa journĂ©e rĂ©guliĂšre; temps qui reste Ă  l’ouvrier aprĂšs sa journĂ©e rĂ©guliĂšre ».(Alibert). Deux dĂ©finitions dans le style du Code du travail.
Impéraou :( Travailler plus, pour gagner plus ! )
Temps de travail supplĂ©mentaire hors horaire normal d‟un ouvrier agricole pour arrondir les fins de mois. (8 heures en Ă©tĂ©, 7 heures en hiver). Les jeunes ouvriers agricoles qui laissaient leur semaine Ă  la maison, faisaient leur argent de poche avec ce moyen (adieu les 35 heures !) DĂ©finition du blog de marsillargues.

 

L’auteur des Mots de Marsillargues donne un exemple de travail pour les impĂ©raous

RĂ©guons :
Au printemps dans les vignes on dégageait le pied des ceps avec des solides
charrues a soc recourbĂ© fabriquĂ©es en majoritĂ© Ă  PoteliĂšres prĂ©s d‟AlĂ©s que l‟on
appelaient des sareuses ou des kerpis. Ces déchausseuses laissaient entre les
ceps une liste de terre qu‟il fallait enlever à la pelle, à la sape ou au rñteau suivant la
nature du terrain pour bien dĂ©gager et aĂ©rer les souches. C‟est dans ces rĂ©guons
que l‟on mettait le fumier ou l‟engrais. Ce travail se faisant Ă  journĂ©e ou Ă  tant le pied,
était un des travaux privilégiés pour les impéraous.

Étymologie d’aprĂšs Alibert : le verbe  emperar « dominer, rĂ©gner » du latin Ä­mpĕrare » (Ă  ajouter au FEW IV, 584 ). Le verbe emperer avec le sens « diriger le cheval’ est en effet attestĂ© en ancien français, mais rarement.Gaston Fesquet atteste le mot emperadou « impĂ©rieux » dans le canton de Lasalle-St.Pierre (Gard). Revue des Langues romanes vol.26 page 55.

D’aprĂšs une note dans le FEW il s’agit d’un emprunt au latin, mais les donnĂ©es sont trop rares pour le confirmer. L’Ă©volution sĂ©mantique ne m’est pas trĂšs claire; peut-ĂȘtre s’agit-il d’une obligation pour les travailleurs de faire certains travaux qui ne permettent pas de dĂ©lais. Cela doit exister dans la viticulture.

Boutels

Boutels :
Grappillons : À la glorieuse Ă©poque de la vigne, hĂ©las rĂ©volue, aprĂšs les vendanges
câ€ŸĂ©tait le Maire du village qui fixait la date d‟autorisation du grappillage. Pouvait aussi
dĂ©signer des mollets .(La chanson en patois de Marion disait (mĂ©i boutels fasien tiba mĂ©i guĂȘtra)s Marsillargues .

Bouteiller :
Grappiller : Les familles se transformaient en “Bouteillaïres“ pour faire leur provision
de vin ou leur cartagĂšne en allant ramasser ces boutels. (Grappillons )

Bouteillier est aussi un nom de famille.

Etymologie : du latin buttÄ­cula « sorte de vase ». Les grapillons ont la forme d’une bouteille. Voir FEW I, 661 et commentaire

Bachas ‘flaque d’eau’

Une flaque d’eau s’appelle Ă  Manduel bachas (avec le -s final bien prononcĂ©):

bachas Manduel ThesocSource1
Flaques d‟eau qui se forment par temps de pluies dans les trous ou nids de poule des routes et des chemins mal entretenus et qui accĂ©lĂšrent leurs dĂ©gradations. ( Mots et expressions de Marseillargues).

L’abbĂ© de sauvages donne plusieurs significations dans la premiĂšre Ă©dition, article qu’il a transformĂ© en 3 articles dans la deuxiĂšme Ă©dition:

bachas 1 et 2 Sauvages   bachas3Sauvages2

En effet d’aprĂšs le Thesoc le sens « flaque d’eau est limitĂ© aux dĂ©partements du Languedoc, mais nous retrouvons ce mot avec le sens « auge » dans de nombreux patois. Voir le Thesoc s.v. auge pour les attestations les plus rĂ©centes.

Étymologie: bacca, baccus  » vase pour l’eau » probablement d’origine celtique. FEW I, 197-198

On constate un trĂšs riche dĂ©veloppement sĂ©mantique que l’abbĂ© de Sauvages essaye d’expliquer.

Notes
  1. Le Thesoc, qui reprend l’Atlas linguistique du Languedoc oriental.

blesta ‘tranche de terre retournĂ©e par le so...

Blesta « tranche de terre reournĂ©e par le soc » est attestĂ© en ArdĂšche dans 3 villages (Thesoc):

blesta 'motte' Ardeche

L’Ă©tymologie proposĂ©e par von Wartburg dans le FEW I,p.410  blÄ­sta « motte de terre », n’a pas Ă©tĂ© reprise dans la nouvelle rĂ©daction des Ă©tyma germaniques. Je ne sais oĂč en sont les recherches.

Le mot est attestĂ© en ancien  et moyen français et en ancien provençal et en occitan moderne. Voir les diffĂ©rentes significations dans le FEW. Le sens de l’Ă©tymon serait  » ballonnĂ©, gonflĂ©, bourrelet ».

Par association de forme j’ai pensĂ© au mot anglais « blister » courant en français moderne mais refusĂ© par le TLF.

L’Ă©tymologie du mot anglais blister d’aprĂšs etymonline:

blister etymonlineJe suis toujours étonné par ces liens avec des langues étrangÚres.

Le sens javelle « 1 Terme d’agriculture. Nom donnĂ© Ă  des poignĂ©es de blĂ© sciĂ©, qui demeurent couchĂ©es sur le sillon jusqu’Ă  ce qu’on en fasse des gerbes. » attestĂ© Ă  Chirons, se retrouve dans de nombreux patois. Voir l’article du FEW.

gabion, mur –

Mur gabion. Dans le journal je lis que des Ă©lĂ©ments peu recommandables utilisent les « murs gabions » pour caillasser les bus municipaux dans le quartier de Valdegour Ă  NĂźmes. Le mot français gabion m’Ă©tait inconnu et un grand article trĂšs Ă©laborĂ© et intĂ©ressant dans Wikipedia m’a bien Ă©clairĂ©.

L’Ă©tymologie de gabion est l’italien gobbione » grand panier cylindrique rempli de terre  qui sert Ă  protĂ©ger les soldats et les travailleurs dans la tranchĂ©e »Â  devenu gabion en français. Gabbione est dĂ©rivĂ© du latin cavea « cage ». 1

Cavea est devenu cage en français, gabia, dzabia en occitan; Voir les attestations dans le FEW II, 552-553. Vous trouverez plusieurs significations dans mon article gabieu.

 

Des paniers gabions

Des paniers gabions de l’artillerie au XVIe s.

Les murs gabions sont trĂšs Ă  la mode et sont au service des caillasseurs-casseurs.

gabionJardin

Un mur gabion pour jardin (plus joli que les quérons).

Voir le Thesoc ‘cage’  pour les attestations rĂ©centes de gabja « cage ».

En provençal et langedocien existe le verbe engabia « mettre en cage ».

Un ami photographe Thomas Zumbiel a publié une belle photo de autos engabiadas:

Casse de Manduel vue du ciel

Aucune description de photo disponible.

En ancien occitangabion signifie  « petite piĂšce », ce qui semble ĂȘtre un emprunt aux parlers piemontais ou ligures voisins. Voir FEW II, 554

 

Notes
  1. Je n’essaie pas de rĂ©sumer les diffĂ©rents essais d’explication de l’Ă©volution phonĂ©tique. Si cela vous tracasse consultez les le FEW II, 554

rĂ©cate ‘repas de midi’

rĂ©cate « repas que le travailleur dans les champs ou les vignes emporte pour midi (de nos jours) ou pour la journĂ©e (autrefois).

recate en 2019

Les camionnettes réapparaissent dans les vignes et vers midi les travailleurs récatent .

L’Ă©tymologie est d’aprĂšs le FEW un verbe non-attestĂ© *coacticare « cacher », qui a connu un riche dĂ©veloppement notamment dans le domaine occitan. Voir les nombreuses significations locales dans le FEW vol. 2 p.814 colonne de gauche.

Le sens « pique-nique »Â  s’explique par le fait que les aliments sont bien empaquetĂ©s pour les emporter aux champs.

Voir aussi l’article acatar

cadis ’tissu, grossier’

Cadis « tissu de laine du genre de la bure ou de la flanelle ».

Un visiteur qui fait de la gĂ©nĂ©alogie, me signale ce mot cadis, qui est aussi un nom de lieu, Cadix en Espagne et dans le Tarn et un nom de famille dans l’ouest du domaine occitan. Dans  le TrĂ©sor de Mistral nous trouvons  en effet 3 articles « cadis »:

!

cadis1 Mistral

Cadis2 Mistral Il y a donc Cadix  en Espagne; ensuite  Cadix  une commune française situĂ©e dans le dĂ©partement du Tarn, en rĂ©gion Occitanie. Ses habitants sont appelĂ©s les Cadixois. (230 habitants). Cadis « textile », cadis « fĂšves en cosse »Â  que Mistral a mis avec  cadis « Ă©toffe », mais ce n’est pas le mĂȘme mot.

Le mot cadis « toile  » appartient Ă  l’histoire. Comme tant d’autres produits, le cadis n’est plus utilisĂ©. Wikipedia a trouvĂ© quelques images:

cadis Wikipedia_Pùtres_du_village_de_Grip_(i.e._Gripp),_Vallée_de_Campan_-_Fonds_Ancely_-_B315556101_A_PINGRET_016

Étymologie. Pour une raison mystĂ©rieuse cadis ne se trouve pas dans le FEW, en tout cas je ne l’ai pas trouvĂ©. Par contre K. Georges a fait des recherches qui sont reprises par le TLF:

Tissu de laine du genre de la bure ou de la flanelle. Deux grands coquins de bergers drapés dans des manteaux de cadis roux (A. Daudet, Lettres de mon moulin,1869, p. 10).

Prononc. : [kadi]. Étymol. et Hist. 1352 (Comptes roy., fo79 dans Gay). Empr. Ă  l’a. prov. cadis « Ă©toffe de laine grossiĂšre » 1330-32 [Basses-Alpes] (ds Quem. Fichier); lui-mĂȘme empr. au catalan cadirs (var. cadissos ou cadins) « id. » 1308 [Perpignan] (ds R. Lang. rom., t. 7, p. 55) d’orig. inc.; Ă  l’appui de l’orig. catalane de l’a. prov. v. attest. dans Höfler, p. 85, note 9 et Gay. L’hyp. d’une dĂ©rivation du nom de la ville de Cadix en Espagne (DEI; Dauzat 1968) n’est confirmĂ©e par aucune source hist. (Höfler, loc. cit.); d’autre part, l’esp. cadiz « serge grossiĂšre » n’est attestĂ© qu’en 1726 dans Al. Mot du prov mod. chez A. Daudet, supra; v. aussi Mistral.
BBG. − George (K.E.M.). L’Emploi anal. de qq. n. d’Ă©toffes dans le domaine gallo-rom. In : [MĂ©l. BoutiĂšre (J.)]. LiĂšge, 1971, t. 1, p. 267. − Quem. 2es. t. 3 1972, p. 28.
L’origine du mot français est l’ancien provençal, qui l’a probablement empruntĂ© au catalan, et la trace s’arrĂȘte lĂ . Aucune preuve de Cadix, ville espagnole, comme ville originaire de ce tissu.
Alphonse Daudet a contribuĂ© Ă  l’introduction de beaucoup de mots occitans dans la langue française.

 

 

 

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