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Codou, code "caillou"

CĂłdou « caillou », code en français rĂ©gional vient d’un dĂ©rivé   *cĂłtulus « petit caillou » dĂ©rivĂ© du latin cos, cotis « pierre Ă  aiguiser ». Cf. l’article cot, acout « pierre Ă  aiguiser ».  1 CĂłdou  est attestĂ© en provençal et est-languedocien  jusqu’en Lozère et dans l’Aveyron. Nous le retrouvons en catalan codol  en corse  codule  et dans le Nord de l’Italie.

Un visiteur m’Ă©crit:

Ma grand mère chauffait son lit l’hiver avec une grosse pierre lisse en forme de galet qui lui servait de bouillotte. Elle appelait ça « une code« .
Elle faisait chauffer sa code dans le four de sa cuisinière, et ça gardait longtemps la chaleur.

Quand j’Ă©tais gamin je ramassais des cailloux pour les lancer, et on appelait ça aussi  des codes...

Les habitants de Vauvert sont appelĂ©s Li roula code, car Ă  Vauvert lors des grosses pluies, les cailloux plus ou moins gros Ă©taient entraĂ®nĂ©s par le ruissellement dans les rues de l’agglomĂ©ration. Voir  le site de NĂ®mes et du Gard avec les sobriquets utilisĂ©s dans le Gard.

Dans la mĂŞme rĂ©gion on a crĂ©Ă© le diminutif coudoulĂ© , coudoulet .  Mistral cite un verbe  acoudoulha  « poursuivre Ă  coups de pierres » pour le Languedoc.

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Notes
  1. La forme  codol  donnĂ©e par Alibert est une reconstruction d’un ancien occitan codol rarement attestĂ©.

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