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Guindre

Guindre « dĂ©vidoir pour les cocons » (CĂ©vennes, Alibert), guinde « dĂ©vidoir très lĂ©ger sur lequel on opère le dĂ©vidage des cocons » (Mistral, qui donne en plus les formes vindo, vindoul (Nice), vindour). Les formes avec un v- initial, qui se trouvent dans les parlers provençaux en Italie, mais aussi dans le Queyras et Ă  Barcelonnette vindou(r), continuent la zone gĂ©olinguistique du Nord de l’Italie, par exemple piĂ©montais vindou.

Le TLF fait la remarque suivante: « Mot du Sud de la France prob. empr. Ă  l’ital. guindola « dĂ©vidoir », attestĂ© dep. le XIVe s. (doc. lucquois ds BATT.), prob. dĂ©r., Ă  l’aide du suff. -ola, du m. h. all. winde « id. » (cf. piĂ©montais vĂ­ndu, vĂ©ndu, vindo; v. FEW t. 17, p. 588b); la finale du mot fr. fait cependant difficultĂ©. »

Pourtant je ne vois pas de problème  accentuĂ© comme gondola [gĂłn-do-la] : gĂąindola >*guindla > guindre. Cette dernière forme est bien attestĂ©e Ă  Alès, La Salle et Marseille et renforce l’hypothèse d’un emprunt Ă  l’Italien. L’italien l’a empruntĂ© Ă  l’allemand winde « trueil » du verbe winden « se tortiller, serpenter ».

Voir mon article sarga sur le développement de la sériciculture, et les dessins ci-dessous tiré du site de Georges Mathonpour savoir de quoi nous parlons.

            

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